Pour monsieur Alain Legault

(en réponse à la lettre signée par M. A. Legault, publiée le 2 mai dans Les Versants)

Nous faisons partie des presque 8 000 pétitionnaires opposés à la destruction de la forêt des Hirondelles. Nous ne sommes membres d’aucun parti politique, et voulons informer M. Legault que nous sommes en mesure de juger une situation et d’agir par nous-mêmes.

Nous aimerions aviser M. Legault que nous ne sommes pas contre tout développement : nous sommes contre celui de la forêt des Hirondelles et ceux pour lesquels il faudrait détruire inutilement des milieux naturels de grande qualité. M. Legault semble n’avoir aucune notion actualisée de l’enjeu écologique international. Chacun est responsable de son coin de planète : nous tentons ici de prendre nos responsabilités, car ça ne semble pas être M. Legault qui le fera. Pour combattre l’effet de serre, il ne faut pas abattre les arbres d’une forêt saine et mature, mais plutôt en planter! Planter des maisons et des allées de stationnement ne fait pas partie de l’organisation naturelle innée des écosystèmes d’une magnifique forêt : ça les met plutôt en péril! Il faut être bien naïf pour croire que le projet immobilier du sénateur Massicotte conserverait 60 % de cette forêt : à la lecture des plans, tout devient si évident…

M. Legault dérape en avançant que ce projet a l’aval du ministère de l’Environnement : aucune autorisation n’a été délivrée au promoteur par le ministère à ce jour! De plus, un propriétaire n’a pas tous les droits devant le patrimoine naturel, et la solution pour épargner la forêt n’est pas une expropriation à coup de millions. La ville de Saint-Bruno a tous les pouvoirs pour freiner autrement le promoteur, mais a choisi au contraire de se plier à toutes ses demandes… Si le conseil municipal et M. Legault avaient assisté à la conférence sur le droit municipal et l’environnement donnée en février par Me Girard, ils connaîtraient l’étendue des pouvoirs municipaux en matière de conservation du territoire. Malheureusement les élus du parti au pouvoir ont préféré le confort de leur indifférence en ignorant cette conférence, au grand bonheur des promoteurs immobiliers, mais au détriment de la qualité de vie des Montarvillois.

Marilou Alarie et Isabelle Bernier,

Saint-Bruno-de-Montarville