De nouvelles mesures pour les élèves du 2e cycle

Le gouvernement Legault a annoncé de nouvelles mesures concernant les élèves du deuxième cycle de niveau secondaire afin de contribuer à casser la seconde vague. L’école applique ces mesures depuis hier. 

un texte de Jean-Christophe Noël

rédaction@versants.com

Le port du masque est devenu obligatoire en tout temps, autant à l’intérieur de l’école que sur le terrain de celle-ci, pour lés élèves de quatrième et cinquième secondaire.

« Nous avions pris une longueur d’avance. Dès le début de l’année, nous avions demandé aux élèves de porter le masque à l’extérieur. Franchement, il n’y a eu aucun combat pour le faire porter. Nous sommes fiers de nos élèves. Il y a eu beaucoup de sensibilisation de la part de notre personnel à l’extérieur. La première journée où ce fut obligatoire à l’intérieur en tout temps, j’ai fait le tour des salles des enseignants et le son de cloche était le même pour tous : ça se passe bien et les élèves comprennent. Je pense que beaucoup de sensibilisation a été faite dans les familles également », étale d’entrée de jeu Caroline Brunelle, directrice générale de l’école secondaire du Mont-Bruno.

École à distance

Parmi les nouvelles mesures annoncées, celle de l’école hybride fait surface. Les élèves de quatrième et cinquième secondaire vivront en boucle une journée scolaire en présentiel suivie d’une journée scolaire virtuelle. Il n’est pas difficile d’installer certains adolescents pendant 75 minutes devant un écran pour qu’ils jouent à leur jeu vidéo préféré, mais il est permis de se questionner si ce sera aussi simple quand viendra le temps de leur transmettre de la matière. Matière provenant d’enseignants pour qui le verbe ‘’s’adapter’’ a dû être conjugué à tous les temps au fil des derniers mois.

« Pour avoir consulté notre personnel, je constate que les enseignants font preuve d’une grande résilience. Ils ont à cœur la réussite de leurs élèves et souhaitent les accompagner dans leurs apprentissages. Même si ça représente pour eux une charge de travail plus grande, on sait que c’est une période déterminée dans le temps. Notre personnel est ouvert et prêt. Ils ont été entraînés, se sont familiarisés avec les outils et les commentaires étaient, une fois de plus, positifs considérant aussi le soutien entre collègues dans l’appropriation des outils technologiques », énonce avec optimisme Mme Brunelle.

Les policiers sont arrivés à titre d’aidants sensibilisateurs et non pas dans un mode de répression. – Caroline Brunelle

Pause des activités parascolaires

L’école secondaire n’est pas une douce marche dans le parc pour une catégorie d’élèves qui essuie, malgré elle, des échecs. Pour une portion de celle-ci, sa réussite, sa valorisation et sa motivation, elle les trouve dans les activités parascolaires. Or, ces activités, qui sont parfois la raison pour que ces dits élèves persévèrent dans leur cheminement scolaire épineux, sont mises sur la tablette temporairement.

« C’est sûr que, présentement, nous sommes dans des mesures visant à sécuriser les élèves et à leur assurer une bonne santé pour un temps convenu. C’est ce que la santé publique nous demande de prioriser. L’équipe école est créative. Nous essayons collectivement de mettre de l’avant des façons de faire bouger nos élèves et de les stimuler. Pour l’instant, ça se passe bien, il fait encore beau à l’extérieur. Les professeurs d’éducation physique sont proactifs et ont commencé à travailler avec des séquences d’entraînement. Ça fait partie de nos préoccupations, soit de poursuivre une stimulation à l’extérieur des heures de cours. Toutefois, nous n’avions pas instauré d’activités parascolaires, car, justement, nous attendions les consignes. Nous ne défaisons donc rien; nous n’avons pas à revenir sur nos pas », fait valoir la femme qui agit à titre de directrice générale de l’établissement scolaire depuis l’année dernière.

Présence policière accrue

L’adolescence et l’autorité policière ne forment pas nécessairement un mariage qui se dessine naturellement. Quelle peut être la réaction des jeunes devant la présence des forces de l’ordre sur ‘’son territoire’’?

« Jusqu’à maintenant, le travail que l’école a fait avec les policiers est très positif. Nous avons d’emblée une policière communautaire attitrée à l’école. Donc, c’est un visage connu. Les policiers sont arrivés à titre d’aidants sensibilisateurs et non pas dans un mode de répression. Par contre, comme je l’ai mentionné, ce n’était pas un gros enjeu sur le terrain de l’école en soi. Le plus grand enjeu est quand les élèves marcheurs quittent l’école au dîner et se déplacent en ville. Mais pour l’instant, ça se passe paisiblement et dans le respect », boucle d’un ton serein et confiant Caroline Brunelle.