Une vie et un orphelinat pour les enfants du Bénin

Association de la Montarvilloise Lyne Meilleur

L’Association Meilleurs Cœurs Solidaires, c’est l’histoire d’amour de Lyne Meilleur avec les orphelins du Bénin, où elle vit désormais.
Lyne Meilleur, massothérapeute depuis 25 ans, est une Montarvilloise qui a tout abandonné pour prendre soin des orphelins à Grand-Popo au Bénin. Partie en voyage humanitaire en 2013 au Burkina Faso et au Bénin, elle donne du temps aux orphelinats de ces deux pays. Elle y rencontre des gens dévoués et des enfants démunis, qui non seulement souffrent de malnutrition, mais qui ont perdu leurs parents aux mains du paludisme ou du sida et qui sont laissés sans personne pour prendre soin d’eux.  « Pendant mon séjour, un des bébés de l’orphelinat est mort dans mes bras. Je voyais trop d’enfants qui avaient besoin d’aide pour ne rien faire. Chaque fois que je revenais au Canada, l’appel de l’Afrique résonnait en moi. Je devais y retourner. Mes propres enfants sont autonomes et n’ont pas été surpris de me voir partir pour l’Afrique. » Aujourd’hui, elle pense y vivre. C’est la quatrième année qu’elle fait l’aller-retour entre Grand-Popo et Saint-Bruno-de-Montarville. « C’est la première année que j’y reste autant. Je compte m’y établir pour 10, 15, 20 ans, jusqu’à ce que ma santé me le permettra. »

« Pendant mon séjour, un des bébés de l’orphelinat est mort dans mes bras. Je voyais trop d’enfants qui avaient besoin d’aide pour ne rien faire. » – Lyne Meilleur

Un orphelinat
Au fil du temps, elle a réussir à bâtir une association de 10 membres, basée à Saint-Bruno, pour établir les fondations de son projet : « récolter de l’argent pour bâtir un orphelinat à Grand-Popo ». Avec force et ténacité, l’Association arrive péniblement à récolter 15 000 $ « seulement. Cet argent nous permet de louer une grande propriété au bord de la mer pour éviter la forêt et les moustiques, le principal vecteur du paludisme. Nous y abritons 14 petits orphelins depuis le 4 janvier, date de l’ouverture du bâtiment, âgés de 4 à 13 ans. On a acheté un terrain afin de construire notre orphelinat et ainsi accueillir une cinquantaine d’enfants, mais pour notre projet, il nous faudrait 300 000 $. Juste pour la prochaine année, ce sont au moins 100 000 $ qu’il nous faudrait pour pouvoir poursuivre. » En donnant ces montants, Mme Meilleur s’émeut d’imaginer qu’elle ne pourrait pas rassembler ces sommes pour venir en aide à ces enfants qui ont besoin de tout. « La population ici m’a accueillie avec beaucoup d’enthousiasme. Une grande majorité de la population est orpheline et les gens me disent tous qu’ils auraient aimé avoir une structure. »
Appel aux dons
Aujourd’hui, l’orphelinat lance un appel à tous en demandant aux personnes de parrainer un enfant.  « Il n’en coûte que 1,15 $ par jour pour offrir toit, nourriture, soins et éducation à un enfant. Pour 35 $ par mois, vous pouvez changer la vie de ce dernier et lui donner la chance de se sortir de la pauvreté. Des reçus d’impôt sont remis, ce qui vous permet de bénéficier des crédits d’impôt applicables et de diminuer ainsi le coût réel de votre don », explique l’Association sur son site www.meilleurscoeurssolidaires.org.
L’orphelinat devrait accueillir huit nouveaux enfants qui pourront bénéficier d’un toit, de nourriture, de soins, d’éducation et d’amour. La capacité de l’endroit est de 25 enfants. Il est aussi possible d’entreprendre des voyages humanitaires pour aider sur place Mme Meilleur. L’Association organise aussi des voyages touristiques au Bénin, toujours dans le but de financer le futur orphelinat. « Le pays est très sécuritaire. Les Béninois sont des gens très pacifiques. Il n’y a aucun risque ici et le Canada le confirme. De toute manière, même s’il y avait une alerte, je ne pourrais pas quitter ma gang», de conclure Mme Meilleur, un nom que l’on ne pouvait pas inventer
 
Question aux lecteurs : De quelles manières vous engagez-vous dans la société?