TDAH : diagnostic en milieu scolaire

Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un diagnostic qui est posé régulièrement en milieu scolaire.  

Selon Statistique Canada, le Québec est la province qui fait le plus de diagnostic de ce trouble.

Diagnostic en milieu scolaire

Il semblerait qu’en milieu scolaire, ce serait la ou le professeur qui manifesterait au psychologue de l’école quels enfants montrent des symptômes du trouble. Par la suite, les parents sont mis au courant et s’il s’acceptent, après plusieurs mois d’attente, la ou le psychologue procède à l’évaluation par le biais de séances avec l’enfant, d’observation en classe, etc. Par la suite, un diagnostic est posé. Il y a une rencontre avec les parents et le professionnel afin d’expliquer les résultats de l’évaluation. Dans certains cas, la médication est mise de l’avant. En classe, plusieurs moyens sont utilisés pour aider à la concentration tel que des animaux en peluche lourds, des élastiques sur les pattes des chaises, l’utilisation de bancs ou de ballons pour s’assoir. Pour ce qui est l’hyperactivité, il n’y a pas beaucoup d’options pour les professeurs mise à part les périodes de pause « calme » ainsi que l’aide des éducatrices spécialisées (s’il y en a).

Au moment de la rédaction de cet article, le Centre de services scolaires des Patriotes (CSSP) n’avait pas encore répondu à nos questions concernant les moyens mis à la disposition de ces enfants dans les écoles sous leur responsabilité.

Médication

Avec la médecine actuelle, il semblerait qu’il est impossible de guérir d’un trouble déficitaire de l’attention. Toutefois, des médicaments existent pour atténuer les effets négatifs que celui-ci occasionne. Le méthylphénidate, autrement connu sous le nom de Ritalin, est un psychostimulant qui peut être administré aux enfants dès l’âge de 6 ans.

Alternatives

Selon plusieurs parents, l’exercice physique, un bon sommeil ainsi qu’une bonne alimentation sont aidants pour les enfants atteints du TDAH. Plusieurs mentionnent également l’usage de coquilles anti-bruit, de peluches lourdes à mettre sur les jambes, d’élastiques sur les pattes de chaises et l’usage de fidgets [jouets éducatifs pour aider à la concentration].

Le neurofeedback a également été mentionné. Le neurofeedback est une technique d’entrainement du cerveau. Cette technique serait utilisée pour réduire l’anxiété, la dépression, les troubles du sommeil, les difficultés de concentration. Il existe peu d’études scientifiques sur le sujet. « Les données de recherche montrent que le neurofeedback n’aurait pas d’effet sur les comportements observables d’hyperactivité et impulsivité, mais qu’il entraînerait des changements positifs sur les symptômes comportementaux observables d’inattention », peut-on lire dans le document « Avis de l’Ordre des Psychologues du Québec sur le biofeedback et le neurofeedback », écrit en avril 2016.

Études

Une étude de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) qui s’est intéressée à près de 800 000 enfants du Québec nés en juillet, août ou septembre (« des bébés de classe »). Près de 21 % de ceux-ci ont reçu un diagnostic de TDAH, contre 15 % pour les élèves plus âgés, ont démontré les auteurs de l’étude. Ils en arrivent à la conclusion qu’il existe une forte probabilité de surdiagnostic de troubles de l’attention chez ces élèves plus jeunes. L’immaturité du cerveau aurait mené à un surdiagnostic au primaire. Il y a 5 % plus de diagnostics de trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez les enfants nés en juillet, août et septembre, révèlent les chercheurs de l’UQAM.