Opération paniers de Noël à Saint-Bruno

Il s’est distribué, peu de temps avant les Fêtes, 87 paniers de Noël à des familles de Saint-Bruno-de-Montarville dans le besoin. C’est une dizaine de plus que l’année dernière. 

« On constate parmi les demandes qu’il y a plus de noms d’immigrants. Ils arrivent, s’installent, n’ont peut-être pas encore un emploi. C’est difficile. Ils ne parlent pas français », témoigne le responsable du projet paniers de Noël, Léo Gravelle.

Ces paniers de Noël sont remplis de denrées périssables et non-périssables. Chaque panier est bonifié de cadeaux attribués aux membres de la famille.   

Parmi les 87 demandes, il y a 44 personnes seules, dont la moitié sont des aînés. On compte aussi 17 couples parmi les bénéficiaires. Les autres paniers de Noël sont livrés à des familles de trois à sept ou huit personnes. « Il y a parmi les demandes de nouveaux visages », mentionne Léo Gravelle.

En plus des 87 paniers de Noël, il y a cinq paniers d’urgence, préparés au cas où une famille se retrouve dans le pépin entre Noël et le Jour de l’An.   

Le projet est chapeauté par la paroisse de Saint-Bruno-de-Montarville.

« C’est de l’entraide. » – Jean Houde

Bénévoles

Sur place, ce jeudi soir, ils sont une vingtaine de bénévoles, des habitués et de nouveaux venus, qui travaillent depuis le 1er novembre à préparer cette distribution. Notamment en triant les denrées obtenues. « Aujourd’hui, c’est le point culminant », nous dit, à l’entrée, l’un d’eux. 

Puis un autre, Pierre Plante, un habitué depuis une dizaine d’années, qui est en train de replacer des sacs cadeaux et de ramasser des boîtes vides. « Je suis ici parce qu’on ne m’a pas donné le choix, dit-il en riant. Non, parce que j’adore ça. C’est une œuvre main dans la main. Je fais ma part; ça coûte pas grand-chose, juste du temps. Ça créé des sourire, et personnellement, c’est une fierté quand je vois des gens qui sont contents. »

Chacun est à son poste; chacun connaît son rôle, comme des petites abeilles à l’ouvrage. Celui qui est à l’accueil, celui qui s’assure que les cadeaux sont ajoutés aux paniers, ou encore celui qui déplace les boîtes vers les voitures des automobilistes qui iront livrer les paniers aux adresses des familles en difficulté.  

Parce qu’il y a ces bénévoles, réunis dans un local de Saint-Bruno-de-Montarville. Mais il y a aussi ces volontaires, au volant de leur véhicule, qui se présentent sur place et qui acceptent d’aller distribuer les paniers aux familles. Parmi eux, quelques visages connus. « C’est une œuvre de la paroisse! C’est naturel de s’impliquer. C’est de l’entraide », répond le président de la Fabrique, Jean Houde. Ou encore, Roger Lacoste, pour qui c’était une première expérience à Saint-Bruno. « Je participais autrefois chez mon ancien employeur à Montréal pour les familles du quartier Hochelaga-Maisonneuve. »

Nathalie Roy

La députée de Montarville, Nathalie Roy, était sur place lors du passage du journal Les Versants. Selon elle, c’est un « travail de moine » qui se fait chaque année avec ce projet. « C’est gratuit et c’est bénévole. Pour une certaine période, ça agrémente la qualité de vie de gens qui font face à des revers de fortune et qui ont besoin d’aide », explique Nathalie Roy. 

Celle qui est aussi présidente de l’Assemblée nationale tenait donc à venir rencontrer ces bénévoles et les remercier pour la besogne accomplie. « C’est du monde qui aide du monde », conclut-elle.