Jardins communautaires pour ville nourricière

Saint-Bruno-de-Montarville

Dès l’année prochaine, les membres des jardins communautaires auront un mandat bien particulier. Les jardiniers participeront activement au plan de Saint-Bruno-de-Montarville en tant que ville nourricière.
« C’est l’orientation que nous allons prendre pour la saison 2019, confirme au journal Les Versants l’un des membres du comité de jardiniers bénévoles des jardins communautaires de Saint-Bruno-de-Montarville, Marc Thibeault. Nos futurs jardiniers seront impliqués de façon active dans la mission de ville nourricière de Saint-Bruno. » En ce sens, les surplus de légumes des jardiniers pourront être distribués sous forme de dons vers des organismes communautaires ciblés.
Le comité des jardins communautaires devra d’ici là instaurer une nouvelle réglementation, dont cette politique : « Pour les jardiniers qui ne viennent pas souvent aux potagers, à la suite d’un avis, nous pourrons aller cueillir leurs récoltes pour les offrir aux organismes », explique Marc Thibeault.

« C’est l’orientation que nous allons prendre pour la saison 2019. Nos futurs jardiniers seront impliqués de façon active dans la mission de ville nourricière de Saint-Bruno. » – Marc Thibeault

Autre nouveauté qui sera créée à compter de l’année prochaine. Les membres effectueront leur propre compost. « Sur place, nous avons déjà un bac à compost, et ce, depuis plusieurs années. Cependant, il fonctionne peu auprès de nos jardiniers. Nous allons y mettre l’accent », de poursuivre M. Thibeault.
Celui-ci précise que toutes ces initiatives viennent des membres du comité, « très impliqués » dans le projet des jardins communautaires. « On ne répond pas à une demande de la Ville. »
Rappelons qu’à Saint-Bruno-de-Montarville, les bacs bruns seront distribués aux résidences des citoyens dès le mois d’octobre. D’ici quelques semaines, chaque immeuble résidentiel de trois logements et moins recevra un bac brun de 240 litres pour la collecte de matières organiques. La Ville a fait l’achat d’environ 8000 de ces contenants au coût de 486 384 $ au printemps dernier. Or, la collecte de matières résiduelles organiques ne commencera qu’en janvier 2019, ce qui permettra aux citoyens de se familiariser avec le processus.

Une saison 2018 d’exception

À la suite de la saison estivale que le Québec a connue, le Montarvillois affirme que c’est à un été exceptionnel qu’ont eu droit les jardiniers amateurs. « Ça a été notre plus belle édition!, lance-t-il. Nous n’avions jamais eu un jardin aussi fleurissant et garni d’autant de légumes. » Une abondance qui a poussé les participants à se présenter plus fréquemment à leur potager pour en récolter leurs dus et arroser les plants.
Dans ces potagers, la populaire tomate et ses nombreuses variétés, la laitue, le concombre, le piment. Viennent ensuite les courgettes, les haricots, les radis et quelques fleurs comestibles.
Au total, ce sont 45 lots qui composent les jardins communautaires, dont trois réservés au Centre d’action bénévole Les p’tits bonheurs. Un lot commun est aussi consacré aux fines herbes, accessible à tous. « Ce qui permet de garder 41 lots pour les gens qui s’inscrivent. »

Des places à combler

Parlant d’inscriptions, M. Thibeault constate que depuis quelques années, il n’y a plus de liste d’attente, comme c’était le cas auparavant : « Depuis environ trois ans, il reste toujours des lots à combler en début de saison. Il y a trois ou quatre lots à tirer parmi les intéressés et selon les coûts à défrayer. » Le coût d’adhésion aux jardins communautaires est de 20 $ par saison, qui s’étire de la fête des Mères à l’Action de grâces.
Selon lui, 15 à 20 % des gens inscrits ne reviennent pas l’année suivante : « Certains ont adoré l’expérience et souhaitent tenter la chose à la maison. D’autres réalisent qu’ils ne sont pas faits pour ça. »
M. Thibeault observe aussi qu’il y a un bel éventail parmi les jardiniers, provenant de tous les milieux. « Un peu plus de femmes que d’hommes, mais aussi beaucoup de couples, de jeunes familles avec les enfants qui jouent dans le sable pendant que papa et maman s’occupent du potager, des retraités… Tout ça donne de beaux moments zen. »

Souligner la fin des récoltes

Le 15 septembre dernier, sous un soleil de plomb, une trentaine de personnes étaient rassemblées autour des jardins communautaires afin de souligner la fin de la saison qui approche. Un méchoui était au menu et tous apportaient un plat concocté grâce aux légumes récoltés au cours de l’été. Une activité qui se tenait pour une deuxième année. Une initiative qui permet de mobiliser tous les jardiniers une dernière fois.

QUESTION AUX LECTEURS :

Avez-vous déjà été inscrits aux jardins communautaires de Saint-Bruno-de-Montarville?