Vivre à 100 à l’heure sa passion au volant de son kart

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Par Frédéric Khalkhal
Vivre à 100 à l’heure sa passion au volant de son kart
Mathis à bord de son kart a fini deuxième au championnat dans sa catégorie cadet en karting lors de la Coupe de Montréal. (Photo : courtoisie)

Les pistes de karting sont souvent fréquentées par des amateurs de pilotage le temps de quelques heures dans une vie. À 10 ans, Mathis, résidant de Saint-Julie, a choisi d’en faire son sport.

Mathis, 10 ans, a terminé 2e au championnat dans sa catégorie cadet en karting lors de la Coupe de Montréal. « C’est le plus grand championnat au Québec, qui compte six courses et où il a fait quatre podiums. Il est allé chercher son trophée de championnat le 2 octobre à Saint-Célestin », indique au journal Roxanne Lepage, la maman.

La famille réside à Sainte-Julie et encourage Mathis à s’adonner à sa passion des sports automobiles. Membre de l’équipe SH Karting/Sodikart de Mont-Saint-Hilaire, il a attrapé la piqûre très jeune, vers 6, 7 ans, alors qu’il découvrait ce sport pour le plaisir avec son père.

« Il a tout de suite aimé ça et à 8 ans, il commençait à faire des courses », se rappelle sa mère, qui n’est pas toujours sereine de le voir faire des tours de circuit à près de 100 km/h. « Il a de très bons réflexes », se rassure-t-elle, mais au-delà des peurs qu’elle peut avoir, elle voit avant tout l’avantage pour son fils de nourrir cette passion. « Jamais je ne vais le freiner dans ce sport. Les bénéfices surpassent les risques. Il y a des accidents souvent spectaculaires, mais ils sont bien protégés et ils s’en sortent toujours bien. À côté de ça, il apprend la défaite, la victoire et à être ouvert aux autres, même si, pour un sport individuel, il doit travailler en équipe. »

Pilote et mécanicien
Le karting est souvent la porte d’entrée à la Formule 1, une discipline très sélective, aussi bien en ce qui a trait au talent que sur le plan financier. Les parents de Mathis en sont conscients, mais ils gardent les deux pieds sur terre. « Il est passionné. Forcément, il rêverait de pouvoir piloter une F1, mais il faut être réaliste. C’est un monde très sélect qui nécessite beaucoup d’argent. En attendant, il est très à son affaire. »

Les mains sont autant sur le volant que dans le moteur de son engin en sport mécanique; c’est déjà le cas de Mathis, qui a l’aide de son père. Dans un petit camion, c’est un véritable garage que transporte la famille à chaque déplacement afin d’effectuer les derniers réglages juste avant le jour de la course.
« Généralement, on se présente à la course le jeudi pour faire des tours de circuit et la course a lieu le dimanche. Même s’il reçoit l’aide de son père, Mathis sait ce qu’il y a à faire sur son karting pour effectuer les réglages et il y prend le temps qu’il faut. Avec ses amis, s’ils ont des problèmes mécaniques avec leurs vélos, c’est lui qui les répare. Il est vraiment passionné. »

Beaucoup de compromis
Pour assouvir la passion de Mathis, ses parents doivent cependant faire beaucoup de compromis. Même l’employeur du père de Mathis a été mis à contribution pour accorder une commandite au pilote. « Cela représente plusieurs milliers de dollars d’investissement par année. Dès qu’il fait beau, il va pratiquer là où il y a un circuit de disponible, un peu partout. »
Même pour le sport automobile, la COVID-19 est venue jouer au trouble-fête. Cette saison, alors que les bons résultats s’enchaînaient, Mathis n’a pu partager sa joie autour des circuits qu’avec ses parents, car les spectateurs n’y étaient pas autorisés pour des raisons sanitaires. «C’est ce qui nous a fait le plus de peine, qu’il n’y ait pas de spectateurs, ni d’encouragement de la famille ou des amis pour célébrer les victoires », se désole la maman, qui compte cependant voir les choses changer au printemps prochain.

En 2022, Mathis débutera dans une nouvelle catégorie où le pilote fera partie des plus jeunes. Il ne lui restera plus qu’à confirmer les bons résultats de cette saison.
« Nous sommes très fiers de lui », de conclure Mme Lepage, la première fan des exploits de son fils.

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