Vidéo d’un projet stratosphérique d’un résidant de Sainte-Julie

Photo de Frédéric Khalkhal
Par Frédéric Khalkhal
Vidéo d’un projet stratosphérique d’un résidant de Sainte-Julie
(Photo : courtoisie)

Samuel Ladouceur, résidant de Sainte-Julie, sans formation scientifique, a franchi toutes les étapes pour filmer avec succès la vue panoramique que l’on a de la Terre depuis la stratosphère.

Faire un souhait, l’envoyer dans l’univers et attendre qu’il se réalise… Contrairement à la superstition, Samuel Ladouceur n’a atteint que la stratosphère et a mis tous les efforts pour réaliser son projet intitulé Stratospi.

À 23 ans, l’étudiant en communication sans formation scientifique s’est lancé dans le vide pour recueillir des images et des données météorologiques depuis la stratosphère. « L’objectif est d’envoyer un message d’espoir aux jeunes et montrer que beaucoup de choses sont possibles avec de la motivation. Beaucoup de personnes m’ont dit que cela ne serait pas possible et j’ai failli me décourager, mais après cette réalisation, je me dis que tout est possible. »

À l’aide d’un ballon gonflé à l’hélium portant trois caméras et du matériel de mesure, les images captées à 16,5 kilomètres du plancher des vaches sont spectaculaires. « Les images sont magnifiques! On peut voir le soleil, le noir de l’espace et entendre le silence, bien loin de tout bruit terrestre. Bien au-dessus des nuages, nous commençons à distinguer la planète. Nous avons voulu prouver qu’avec un budget réduit, nous pouvons rivaliser contre la NASA et SpaceX. »

L’opération a été un succès sur toute la ligne depuis le lancement avec ses proches le 15 septembre, de Varennes, jusqu’à la récupération de l’objet volant identifié dans un boisé des Cantons-de-l’Est, entre Marbleton et Sainte-Camille. « L’objectif était cependant d’aller un peu plus haut, mais le ballon a éclaté avant. »

Le dispositif

Les préparatifs ont duré plusieurs mois : trouver de l’hélium, avoir toutes les autorisations au décollage, prévoir la zone d’atterrissage en fonction de la force des vents ou encore trouver des moyens pour préserver les caméras du froid stratosphérique des grandes hauteurs. « Pour les autorisations gouvernementales, cela a été assez complexe, mais j’ai réussi à avoir les autorisations de Transport Canada, NAV Canada et FIQ Québec. L’étudiant a dû présenter un plan de vol. Je devais leur indiquer la trajectoire de mon ballon-sonde, son poids, sa couleur, la vitesse de montée et de descente dans le ciel afin d’être certain de ne causer aucun accident. »

Une fois toutes les autorisations obtenues, le lancement a pu se faire.

Accroché à son ballon, Samuel a dû se résoudre à le lâcher pour qu’il prenne son envol. À une vitesse de 3,2 mètres par seconde, le ballon, prenant de l’expansion au fur et à mesure de son ascension, a éclaté près d’une heure et demie plus tard, à 16,5 km du sol, déployant un parachute lui permettant de redescendre en douceur.

« L’objectif est d’envoyer un message d’espoir aux jeunes et montrer que beaucoup de choses sont possibles avec de la motivation. » – Samuel Ladouceur

Muni de deux GPS, il devenait plus facile pour nous de localiser le ballon une fois de retour sur terre dans les Cantons-de-l’Est. « Nous avions estimé qu’il tomberait dans cette zone. Nous avons eu un peu de difficulté à le retrouver, car il était dans la forêt. Nous nous sommes donc arrêtés proches d’une maison de campagne en expliquant aux habitants ce que nous faisions là, puis nous avons dû traverser des champs de fèves et ensuite de la forêt assez dense. Nous avons retrouvé les caméras dans les cimes des arbres. »

Les images ont été envoyées à Météomédia et les données météorologiques de la stratosphère ont été données au Département des Sciences de la Terre et de l’Atmosphère de l’UQAM. « Cela va servir pour de futures recherches scientifiques. »

Le ciel n’est même plus une limite pour Samuel qui, par cette expérience, s’est libéré l’esprit de nombreuses barrières. « Beaucoup de gens m’ont dit que cela serait impossible et pendant un moment, j’ai vraiment douté. Aujourd’hui, je ne me fixe plus aucune limite et il n’est pas impossible que j’aille encore plus loin dans d’autres projets. »

Ce finissant en communication est à la recherche aujourd’hui de travail. Les employeurs risquent d’être curieux de rencontrer ce personnage aux talents multiples.

Pour visionner la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=hD-bUYV4fLM

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