Vente de livres lucrative et populaire

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Par Frank Rodi
Vente de livres lucrative et populaire
La grande vente de livres de la Société d’histoire est de retour à Saint-Basile. (Photo : courtoisie)

Société d’histoire de Saint-Basile-le-Grand

Une neuvième grande vente de livres d’occasion, orchestrée par la Société d’histoire de Saint-Basile-le-Grand, se déroulera en fin de semaine à l’aréna Jean-Rougeau, les 1er et 2 juin, de 10 à 16 h. Plus de 10 000 d’entre eux, triés et classés, seront alors disponibles.

La grande vente de livres d’occasion de la Société d’histoire de Saint-Basile-le-Grand est une tradition. Une tradition de financement, notamment. Depuis les trois dernières années, la Société d’histoire récolte des revenus bruts oscillant entre 7 000 et 8 000 $. C’est énorme quand on sait que les livres se vendent tous à très bas prix, le plus souvent entre 0,75 $ et 2 $. À cette somme globale, il faut retenir de 200 à 300 $, pour des dépenses récurrentes.

Des profits

Les profits générés à la vente servent à la mise sur pied de projets de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine. Ces projets sont réalisés entièrement par du travail bénévole. Il s’agit, la plupart du temps, de projets de la Société d’histoire. Par exemple, des expositions de photos, dont celle, permanente, à l’église (l’organisme en prépare une autre, temporaire), des frais de recherches et d’acquisition d’archives, et aussi la conception du Village de Noël. « Mais une bonne partie des montants sont dédiés aux publications, répond le président de la Société d’histoire de Saint-Basile, Richard Pelletier. Ce sont ces ventes de livres qui ont financé une partie de Saint-Basile-le-Grand, son cœur de village. Nos prochaines publications seront entièrement soutenues par la Société d’histoire. » Une somme de 40 000 $ a été mise de côté afin de publier 2 suites au Cœur de village. « Les autres sources de revenus de la Société sont très modestes », ajoute Richard Pelletier.

« Les acheteurs sont nombreux. » – Richard Pelletier

Un travail bénévole

Pour préparer cette mégavente, sept bénévoles travaillent tout au long de l’année au classement des livres. Toutes les semaines, des citoyens déposent des caisses de romans, de bandes dessinées, de livres de poche, d’albums pour enfants, de manuels de recettes et de jardinage… Une vingtaine de bénévoles s’impliquent lors de la fin de semaine de l’événement, en plus d’une équipe du Service des loisirs, qui vient prêter main-forte pour le transfert des livres, le montage et le démontage de la salle. « Nous conservons environ 400 caisses de livres, que nous apportons à la vente. Mais, en cours d’année, nous élaguons approximativement 200 caisses, qui ne sont pas retenues pour la vente », d’expliquer M. Pelletier. Celles-ci sont surtout composées d’encyclopédies, de livres scolaires, de titres en copies multiples, de sujets jugés de moindre intérêt ou périmés… « Ces livres sont soit remis à des organismes spécialisés, soit, pour certains, mis au recyclage. Les 400 caisses [prévues à la vente] sont à peu près réparties moitié-moitié, entre les livres de références et d’enfants, et les romans. »

La moitié de cet inventaire trouve preneur au cours des deux jours de l’activité. Le reste, qui comprend encore d’excellents choix, est ensuite remis à la paroisse, qui tient une vente en septembre, dans le cadre des Journées de la culture. « Après la vente de la paroisse, les livres restants sont remis à un organisme spécialisé. Ils ne sont pas conservés pour la vente de l’année suivante », observe celui qui est aussi conseiller municipal à Saint-Basile-le-Grand.

Une clientèle de toutes sortes

La Société d’histoire ne compile pas de statistiques sur la clientèle de sa vente annuelle. « Mais les acheteurs sont nombreux… les plus jeunes sont en poussette, nos aînés sont octogénaires et il y en a de tous les âges entre ces deux clientèles : enfants, ados, jeunes adultes, âge mûr. On vient en famille. Près de 200 personnes se sont inscrites sur notre liste d’envoi par courriel annonçant l’événement », constate-t-il fièrement.

QUESTION AUX LECTEURS :

Avez-vous déjà fréquenté la grande vente de livres de la Société d’histoire?

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