Venir en aide aux femmes entrepreneures

Venir en aide aux femmes entrepreneures

Plusieurs enrepreneures ont pris part à la rencontre avec la ministre Bardish Chagger.

Crédit photo : Marianne Julien

Saint-Basile-le-Grand

La ministre de la Petite Entreprise et du tourisme du Canada, Bardish Chagger, est venue rencontrer les femmes entrepreneures des environs afin de leur venir en aide.

Autour de la table du Ô Bokal, figuraient des entrepreneures d’ici, telles que Johanne Houle de Cafellini, Valérie Sirois d’Ô Bokal, Mélanie Grenier de Just Bite, et plus encore.

Celles-ci ont pu partager avec la ministre et le député Michel Picard quels défis se posaient à elle et quelles idées pourraient favoriser la croissance de leur entreprise.

Une chose est certaine selon ces dames : être une femme en entrepreneuriat n’est pas une mince affaire. L’âge serait une limitation couramment rencontrée par celles-ci. « Pour être une femme de plus de 35 ans qui veut se lancer en entreprise, il faut déjà avoir de gros fonds, parce que les subventions ne sont pas là pour nous et les investisseurs ne veulent pas se risquer avec nous, on se fait fermer beaucoup de portes », affirme Valérie Sirois.

Maxine Dallaire, qui travaille avec Valérie Sirois, explique : « La majorité des subventions ou des concours s’adressent aux jeunes femmes entrepreneures, c’est jusqu’à 35 ans. Mais souvent dans ce temps-là on a de jeunes enfants et ce n’est pas le temps de partir en affaires, c’est plus réaliste de le faire après, mais à ce moment là on n’a plus accès aux subventions. »

Un autre frein au démarrage ou à l’expansion des entreprises est le manque d’information par rapport aux programmes gouvernementaux disponibles. « C’est très difficile de trouver les programmes et une fois qu’on les a ils sont durs à comprendre, fait remarquer Johanne Houle de Cafellini. Et en tant qu’entrepreneurs on n’a pas des heures à consacrer à la recherche de programmes ou de personnes ressources. »

La ministre Bardish Chagger reconnaît ce point. « Il y a effectivement trop de programmes qui ne sont pas connus, donc on essaie de changer le système pour le rendre plus accessible et réduire la lourdeur administrative », explique-t-elle.

Une stratégie pour aider les femmes

La ministre a dévoilé la Stratégie pour les femmes en entreprenariat qui mettra à leur disposition des ressources et des investissements dédiés au développement de leur entreprise, car selon celle-ci, au Canada, moins d’une entreprise sur six est détenue majoritairement par des femmes et les entreprises appartenant à des femmes sont souvent plus petites que celles appartenant à des hommes et elles font face, comme l’ont mentionné les entrepreneures d’ici, à des défis autres.

« Nous savons que l’accès au capital n’est pas disponible pour les femmes comme c’est souvent le cas pour les hommes, et que les femmes ne sont pas toujours à la table des décisions, donc nous devons être plus inclusifs », a-t-elle déclaré devant les entrepreneures.

Le budget du gouvernement fédéral de 2018 a notamment annoncé des mesures pour transformer les programmes d’innovation, les rendant plus faciles d’accès et d’utilisation.

Les entrepreneures sont sorties de cette rencontre avec une certaine satisfaction. « On voit bien qu’il y a des essais pour changer le système pour améliorer l’accès et l’information aux programmes, ce n’est pas encore parfait, mais ça montre qu’il y a une volonté de nous aider en nous faisant économiser du temps et en nous laissant se concentrer sur notre entreprise », a exprimé Nancy Lussier de Terracam.