Une somme de 30 000 $ en moins

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Par Frank Rodi
Une somme de 30 000 $ en moins
La directrice générale de la Maison des jeunes de Saint-Bruno, Caroline Gauthier. (Photo : Frank Jr Rodi)

Maison des jeunes de Saint-Bruno

La Maison des jeunes de Saint-Bruno doit se débrouiller actuellement avec une somme de 30 000 $ en moins. C’est le montant approximatif que l’organisme aurait accumulé en activités d’autofinancement au cours de la dernière année… si ce n’était la pandémie.

Depuis un an maintenant, la pandémie à laquelle le Québec doit faire face, de même que le reste du monde, a affecté tout le monde. De l’organisme communautaire chapeauté par des bénévoles aux grandes entreprises telles le Cirque du soleil ou le Club de hockey du Canadien de Montréal en passant par les CHSLD.

« La priorité demeure les jeunes. C’est d’être là pour eux. Pour l’argent, nous allons nous arranger pour en trouver. » -Caroline Gauthier

Au moment d’écrire ces lignes, la direction de la Maison des jeunes (MDJ) de Saint-Bruno se gratte la tête pour essayer de trouver des solutions à ces 30 000 $ qui ne sont pas disponibles cette année. « Je n’ai plus d’activités d’autofinancement. Pratiquement plus. C’est notre autofinancement qui manque », confirme la directrice générale de la MDJ de Saint-Bruno, Caroline Gauthier.

Par activités d’autofinancement, on entend d’abord le souper spaghetti. À lui seul, l’événement pouvait générer un retour de près de 15 000 $ pour l’organisme jeunesse.

À ce souper bénéfice s’ajoutent aussi les Soirées 8-12 ans, le service de cantine des Soirées 8-12 ans, les cours de gardiens avertis, la collecte de canettes, la vente de hotdogs, les locations de salle pour des fêtes d’adolescents, des réunions, divers organismes… Ces activités, on s’en doute, ont été annulées en raison de la situation sanitaire. « Ce sont des revenus qui n’existent plus », insiste Caroline Gauthier.

Adaptation

Le cours de gardiens avertis, qui se poursuit, est maintenant proposé virtuellement à moins de jeunes à la fois. À peine une dizaine plutôt qu’entre 20 et 25 participants comme autrefois. Le cours a été adapté à la situation. C’est le cas aussi de la collecte de canettes, qui a été transformée.
Se tourner vers d’autres ressources

Pour pallier cette insuffisance financière, Caroline Gauthier s’est tournée vers la Fondation Centraide du Grand Montréal de même que le Fonds d’urgence pour l’appui communautaire. Pour 2021, la directrice générale compte bien rester à l’affût de nouvelles mesures d’aide. « La priorité demeure les jeunes. C’est d’être là pour eux. Pour l’argent, nous allons nous arranger pour en trouver », dit-elle, confiante.

Néanmoins, la MDJ de Saint-Bruno continue quand même à offrir des services. C’est le cas avec l’aide aux devoirs pour les jeunes élèves du primaire et les étudiants du secondaire. « Nous avons relancé l’aide aux devoirs parce qu’il y avait une détresse sur le plan de la réussite scolaire. Avec ce service d’aide, on voit les résultats, affirme Caroline Gauthier. C’est l’fun pour nos jeunes! »

Elle reprend : « La pandémie affecte tout le monde dans la société. Ce n’est pas juste nous. Mais nos jeunes souffrent beaucoup en ce moment. Cette détresse, ils la vivent de l’intérieur. Heureusement, les citoyens et la communauté de Saint-Bruno nous viennent en aide dans nos besoins. »

Appel à la communauté

Récemment, une citoyenne lançait un appel à tous sur les réseaux sociaux afin de venir en aide à la Maison des jeunes de Saint-Bruno. C’est après avoir inscrit son fils à l’une des activités encore en service que la maman a eu vent qu’il manquait quelque 30 000 $ pour garantir le fonctionnement de l’organisme communautaire. Dans son message, Christine Simard invite la population montarvilloise à faire une différence en offrant un don à partir du site Internet de la MDJ de Saint-Bruno. Elle rappelle que l’organisme accepte aussi les dons de bouteilles consignées, déposées à la porte du 1425, rue Goyer. « Avec la population de Saint-Bruno-de-Montarville, il n’y a pas de raison qu’un organisme ne soit pas capable de s’autofinancer. Il y a des gens aisés à Saint-Bruno. Si chaque famille contribuait avec une somme mineure, ça pourrait effacer le manque à gagner de la Maison des jeunes », souligne Christine Simard.

Son premier appel à la population a permis à l’organisme de récolter près de 200 $. « Nous avons vu une différence après la publication de son message sur les réseaux sociaux », confie Caroline Gauthier.

Maintenant, Christine Simard songe à relancer les citoyens de sa municipalité, peut-être un peu plus tard ce printemps. « C’est un organisme qui apporte beaucoup à la population », rappelle-t-elle.

QUESTION AUX LECTEURS :

De quelle façon pourriez-vous venir en aide aux organismes communautaires?

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Caroline
1 mois

Merci Frank Rodi du journal les Versants pour ce bel article et Madame Christine Simard pour cette initiative comment image Ensemble nous sommes plus forts pour notre jeunesse comment image