Une situation préoccupante

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Par Frank Rodi
Une situation préoccupante
Des bénévoles préparent le comptoir alimentaire avant l'arrivée des bénéficiaires. (Photo : (Photo : Frank Jr Rodi))

Les demandes d’entraide auprès du Centre d’action bénévole Les p’tits bonheurs, à Saint-Bruno-de-Montarville, ont explosé.

« On peut dire que c’est une situation alarmante », confirme le directeur général du CAB Les p’tits bonheurs, Sylvain Morin. 

Car en effet, les demandes sont à la hausse. Par exemple, davantage de familles se ruent au comptoir alimentaire chaque semaine. La routine des fréquences n’est aussi plus la même. Ainsi, au lieu de visiter le comptoir alimentaire une fois par mois, une famille privilégiera ce service d’aide peut-être toutes les deux semaines, maintenant, voire chaque semaine. Selon la coordonnatrice, services aux familles et solidarité alimentaire du CAB, Marie-Ève Lépine, les citoyens qui fréquentent ce service peuvent économiser au-delà de 100 $. « Aujourd’hui, j’attends une quarantaine de personnes », indique-t-elle.

Puis les requêtes pour des paniers de Noël, qui tournent autour de 65 ou 70 normalement, « devraient grimper à 80 », selon la coordonnatrice des activités paroissiales de l’unité pastorale Saint-Bruno/Saint-Basile, Caroline Rodrigue.

En chiffres

La réalité est plus frappante en chiffres. Le nombre de familles qui demandent assistance a fait un bond de 51 % par rapport à celles qui étaient accueillies avant la pandémie. Aussi, les dépenses que le CAB Les p’tits bonheurs consacre à l’achat de nourriture ont grimpé de 54 % par rapport à la même période l’année dernière. « Cela malgré les efforts soutenus de Moisson Rive-Sud pour nous appuyer dans l’approvisionnement du comptoir alimentaire », explique Sylvain Morin, qui rappelle que le CAB distribue des denrées aux familles qui en ont besoin 50 semaines par année.

En entrevue, il évoque une inquiétude au sein d’un ensemble d’organismes avec lequel le CAB collabore. « La question que l’on se pose concerne le coût du panier d’épicerie, qui est en hausse. Est-ce une tendance qui va se maintenir? Ça nous inquiète. »

Le directeur général reprend : « En ce qui concerne les paniers de Noël, la période d’inscription n’étant pas terminée, il est difficile d’en tirer des conclusions. Il y a souvent des inscriptions de dernière minute. Mais si l’on se fie aux autres indicateurs, il est plus que probable que la demande sera à la hausse aussi. »  

La situation économique de plusieurs familles de Saint-Bruno, comme ailleurs dans la province, est précaire. Plusieurs ménages doivent demander l’aide alimentaire ou font appel à d’autres services parce qu’ils n’arrivent pas à joindre les deux bouts. « Souvent, cela s’accompagne de honte ou de culpabilité », souligne M. Morin.

Les Montarvillois souhaitant recevoir un panier et un cadeau de Noël peuvent communiquer, d’ici le 25 novembre, avec l’Entraide du CAB Les p’tits bonheurs, au 450 441-0807. Les critères d’admissibilité de ce programme ont été mis en place de concert avec la paroisse de Saint-Bruno. Toutes les demandes sont analysées de manière confidentielle. 

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