Une simulation qui frappe les jeunes

Par Marianne Julien
Une simulation qui frappe les jeunes
Les élèves assistent à une représentation réaliste d’accident causé par les facultés affaiblies. (Photo : Marianne Julien)

À l’approche des bals de finissants des élèves de 5e secondaire, ceux-ci ont assisté à une simulation d’accident du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) afin de les sensibiliser aux risques de la conduite aux facultés affaiblies.

Cette année, pour la cinquième édition de l’événement Simulation frappante, ce sont 4000 élèves de 24 écoles secondaires des trois commissions scolaire et des collèges privés de l’agglomération de Longueuil qui y ont assisté.

Depuis cinq ans, ce sont 15 000 élèves qui ont été sensibilisés et touchés par le réalisme de la reconstitution, selon le capitaine Daniel Côté du SPAL.

Une scène saisissante

La simulation, conjointement réalisée par le SPAL, la Coopérative Des Techniciens Ambulanciers De La Montérégie (CÉTAM) et du Service de sécurité incendie de l’agglomération de Longueuil, démontrait un accident majeur à large déploiement.

Devant les yeux des élèves se déroulait une scène d’accident impliquant deux voitures et cinq jeunes, causé par un conducteur aux facultés affaiblies par la drogue et l’alcool. Il en résulte d’un mort et plusieurs blessés.

La simulation se voulait choquante, afin de dissuader les jeunes de prendre le volant après avoir consommé. « Le but n’est pas de faire la morale, mais de donner un aperçu des conséquences que peuvent avoir vos choix », a souligné l’agent Alexandre Coulombe.

« L’impact qu’a eut cet événement là dans ma vie a été mille fois plus violent que l’impact qui a démolit mon auto. »

– Julien Racicot

L’histoire de Julien Racicot

Le Montarvillois Julien Racicot a raconté aux élèves la manière dont il s’est retrouvé en chaise roulante à l’âge de 18 ans. « La dernière chose que j’ai faite avant d’être paralysé des épaules aux orteils pour le reste de ma vie, ça a été fumer un joint. C’est deux semaines plus tard qu’un médecin m’annonce que j’ai été dans un grave accident d’auto et que j’étais dans le coma depuis deux semaines. »

Avec ce témoignage, Julien Racicot espérait conscientiser les jeunes sur leur responsabilité au volant. « L’impact qu’a eut cet événement là dans ma vie a été mille fois plus violent que l’impact qui a démolit mon auto. Il rappelle donc la responsabilité des jeunes d’intervenir afin d’éviter ce genre d’accident et de faire appel à un service de raccompagnement ou des proches lorsque nécessaire.

Une mesure qui fonctionne

Selon Daniel Côté, cette simulation a un effet positif sur le bilan routier de l’agglomération de Longueuil depuis son implantation: « Depuis 5 ans, depuis le programme jeune ambassadeur et simulation frappante, on n’a eu aucun accident mortel sur notre territoire impliquant des jeunes. »

L’objectif est donc atteint et le SPAL continuera de pousser ce message. « Si on continue à éduquer et à sensibiliser les jeunes, à communiquer les bons et les mauvais comportements on va continuer à atteindre notre objectif. »

Selon lui, il y a toutefois encore un souci quant au port de la ceinture de sécurité et il faut continuer de sensibiliser les citoyens de tous les âges. D’après lui, 30 % des gens qui décèdent dans un accident de voiture ne la portaient pas.

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