Une Sara Labrie en or

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Par Frank Rodi
Une Sara Labrie en or
Sara Labrie a récolté deux médailles d’or pendant les Jeux du Québec. (Photo : Jacinthe Langelier)

La triathlète Sara Labrie s’est illustrée à la 55e finale des Jeux du Québec, disputée en juillet à Laval, avec une récolte de deux médailles d’or aux épreuves 14-15 ans féminin contre-la-montre individuel et 14-15 ans féminin individuel avec sillonnage (375m – 10 km – 2,5 km), et une médaille de bronze au relais 14-17 ans équipe mixte. La Montarvilloise de 15 ans a répondu à nos questions.

Propos recueillis par Frank Jr Rodi
frodi@versants.com

Les Versants : Comment résumeriez-vous vos Jeux du Québec?

Sara Labrie : Les Jeux du Québec, c’est une expérience à vivre! Parce que tu rencontres plein d’amis venant de différentes régions et que tu peux aller voir beaucoup de sports.

La vibe des Jeux du Québec est vraiment l’fun. Tous les athlètes sont assis à la cafétéria et, tout à coup, les gens commencent à chanter la chanson thème de leur région et tout le monde embarque!

Parmi les trois médailles que vous avez ramenées à la maison, laquelle est la plus importante à vos yeux?

La médaille qui m’a rendue le plus fière est la médaille contre la montre parce que c’est toi-même contre toi-même, sans savoir tu es rendue où dans la course. Tu dois toujours donner ton maximum parce que la personne en arrière peut être une demie seconde plus rapide que toi, mais tu ne le sais pas. C’est stressant et tu ne peux pas t’aider en roulant en peloton parce que le vélo se fait toute seule.

« Les Jeux du Québec, c’est une expérience à vivre! » – Sara Labrie

Que visez-vous à la Coupe du Québec de triathlon?

Je vise la première place pour la Coupe du Québec, mais ce ne sera pas facile. Je dois gagner les deux derniers triathlons (Verdun en août et Esprit à Montréal les 10-11 septembre). Le problème, c’est que je sors toujours de la natation 20 à 30 secondes avant les autres, alors je dois faire mon vélo toute seule pendant que les autres filles roulent en peloton. Quand j’arrive à la dernière étape, soit la course, je n’ai plus de jus! C’est ce qui est arrivé à Magog; je me suis fait rattraper et j’ai fini deuxième.

Vous amorcerez quelle année en septembre prochain à l’école secondaire De Mortagne?

En septembre prochain, je commencerai mon secondaire 4, en sport-études triathlon à Boucherville. Je termine l’école à midi pour pouvoir m’entraîner l’après-midi. C’est vraiment une bonne école pour le sport-études.

Enfin, comment arrivez-vous à concilier le travail (au marché IGA), les études, l’entraînement, les compétitions…?

Je m’entraîne toute l’année, six jours par semaine, et j’ai congé trois semaines en septembre. Évidemment, je prends quand même des vacances en famille l’été et à Noël! J’ai aussi un ou deux camps d’entraînement par année. L’année dernière, je devais partir en camp d’entraînement de triathlon à Cuba le 1er janvier, mais ç’a été annulé à cause de la COVID-19. Je suis allée en Floride à la semaine de relâche, à la place. Aussi, je suis chanceuse de travailler à la poissonnerie chez IGA à Saint-Bruno, parce que mon gérant, Jean-Steven, est super gentil pour faire mon horaire. Il me laisse le temps pour m’entraîner.

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