Une rétrospective de Georgette Pineault-Plante

Une rétrospective de Georgette Pineault-Plante

Entourée de ses œuvres, Georgette Pineault-Plante prépare une rétrospective de sa carrière artistique.

Crédit photo : Frank Jr Rodi

Parcours ludique

La Montarvilloise Georgette Pineault-Plante présentera Parcours ludique, une rétrospective de 1981 à aujourd’hui, à la Maison de la culture Eulalie-Durocher, à Saint-Antoine-sur-Richelieu. L’exposition se déroulera du 12 novembre au 8 janvier 2017; un vernissage aura lieu le 13 novembre à 14 h.

De 1981 à aujourd’hui, Georgette Pineault-Plante a laissé surgir un visuel, des images qui, pour elle, interrogent sans cesse les limites, l’inconnu, l’intemporel. « Ce corpus artistique illustre des allers-retours par de multiples sentiers à travers les saisons du temps qui passe. Je ne savais pas ce que le voyage me réservait… j’ai peint pour le découvrir », décrit Mme Pineault-Plante.

« Cette rétrospective m’apporte du bonheur. » – Georgette Pineault-Plante

Une visite chez elle, dans la maison et dans l’atelier, permet d’avoir un aperçu de ce qu’elle peint depuis plus de 35 ans. L’observateur peut voir, accrochés aux murs ou entreposés dans l’atelier, tantôt des miniatures, tantôt des tableaux à la gestuelle circulaire, tantôt des panneaux de bois gravé, tantôt des œuvres où les gris prennent toute la place, tantôt des personnages, tantôt des paysages imaginaires et tantôt une toile, Tours jumelles, créée en 2001, et qui évoque les attentats du 11 septembre. « J’ai été imprégnée de cet événement, qui m’a choquée. Je crois que plusieurs artistes ont travaillé autour du sujet », explique la Montarvilloise, pour qui cette œuvre s’est imposée dans son parcours  de 37 ans. « C’est un tableau qui, vu de l’intérieur, offre des ouvertures d’accueil, et vu de l’extérieur, des ouvertures sur le monde. »

Cette œuvre, Tours jumelles, est unique par rapport au reste de la collection de Mme Pineault-Plante. Elle détonne. Elle est comme un point-virgule au milieu d’une longue phrase; phrase qui s’est amorcée avec une production de 1979, J’ai fait un bouquet du monde (une référence au poème du même nom de Gilles Vigneault), et dont l’une des dernières, J’ai planté un chêne, créée en 2016, représente les points de suspension à la fin de la sentence.

À la Maison de la culture Eulalie-Durocher, Mme Pineault-Plante, qui signe ses peintures Pinaud, présentera 52 œuvres à travers la maison historique. Elles ont été sélectionnées par Marie-Andrée Leclerc, historienne d’art, et Isabelle Grondin, directrice de la Maison de la culture. « Cette rétrospective m’apporte du bonheur. Je suis une personne heureuse. La créativité développée dans le travail se transpose dans toutes les sphères. Si une porte se ferme, il y a un réflexe qui porte à ouvrir une fenêtre ou autrement dit, à trouver une sortie de secours. Nous sommes chanceuses d’être artistes, me disent parfois des amies », poursuit la bachelière en arts plastiques.

De tous les artistes, peintres, musiciens, comédiens, sculpteurs, elle se sent proche des écrivains, parce qu’eux aussi, ils ont comme démarche de « laisser surgir le monde qui s’organise ».

Lorsqu’elle peint, Georgette Pineault-Plante vit intensément. Elle n’est pas disponible et elle oublie tout, bascule dans un état second et perd la notion du temps. Elle plonge là-dedans, dans un état de « très grande sensibilité », dans une bulle.

« La préparation de cette rétrospective me fait vivre du recul par rapport à tout ce visuel. C’est paradoxal : plusieurs œuvres me donnent encore des coups de cœur et en même temps, j’ai comme l’impression que ce n’est pas moi qui les ai réalisées et que je ne pourrais les refaire », de conclure l’artiste peintre.

La Maison de la culture Eulalie-Durocher est située au 1028, chemin du Rivage, à Saint-Antoine-sur-Richelieu.

 

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