Une diversité où « Tout est possible »

Photo de Pascal Dugas Bourdon
Par Pascal Dugas Bourdon
Une diversité où « Tout est possible »
Florence Langevin a fait paraître son premier roman au début de l’année. (Photo : courtoisie)

Une jeune auteure julievilloise de 24 ans fait paraître son premier roman intitulé Tout est possible. Un récit pour jeunes adultes qui se veut une hymne à la diversité sexuelle, à une période charnière de la construction de l’identité.

L’histoire permet de suivre les parcours de Gabriel et de Xavier, deux collègues de travail, qui racontent à tour de rôle leur histoire à la première personne. Chacun vivra en 5 secondaire sa première vraie histoire d’amour, ce qui poussera les deux garçons à se questionner sur la personne qu’ils espèrent devenir.

« C’est certain que ça peut aider des jeunes qui se cherchent. » – Florence Langevin

Florence Langevin a accepté de répondre aux questions des Versants relativement à l’écriture de son premier roman.

Quel était votre parcours artistique avant de vous lancer dans l’écriture de votre premier roman?

« J’ai commencé à jouer de la guitare à 7 ans. Ç’a toujours fait partie de ma vie. Je suis allée au secondaire en concentration musique, j’ai étudié au cégep en chant. La musique a toujours été présente dans ma vie, et aujourd’hui, j’enseigne le chant, la guitare et le ukulélé dans une école privée de Saint-Hyacinthe. Mes parents ont toujours été orientés vers la musique et m’ont encouragée là-dedans. »

Pourquoi avoir décidé d’écrire un roman?

« J’avais besoin de trouver autre chose, même si ce n’était pas prévu au départ. J’ai commencé à écrire pour me faire du bien. Je fais beaucoup d’anxiété dans la vie, et on m’avait dit que c’était bénéfique d’écrire. Alors, j’ai inventé des personnages et j’ai commencé à écrire à propos d’eux, mais sans me dire que j’allais écrire un livre pour le publier. Après quelques mois, je me suis rendu compte que j’avais écrit des dizaines de milliers de mots et que je pourrais en faire un livre. J’ai gardé ça secret. Je n’en ai parlé à personne, et quand il a été prêt, je l’ai révélé à mon entourage. »

Est-ce que l’écriture a eu un impact positif sur votre anxiété?

« Énormément. Surtout quand j’ai commencé à écrire. Chaque jour, j’écrivais au moins 1000 mots, et je voyais vraiment le positif. Je me sentais accomplie chaque fois que je finissais d’écrire. C’est certain que de s’autoéditer, ça implique du stress. L’anxiété était là, mais beaucoup moins que dans ma vie quotidienne. »

Pourquoi avoir écrit un roman destiné aux jeunes adultes?

« Ce que je lis dans la vie – et la lecture a toujours été une de mes passions –, ce sont des romans pour jeunes adultes. Aussi, je me suis inspirée des élèves à qui j’enseigne, qui sont en 5e secondaire, comme mes personnages. Je n’aurais pas pu écrire autre chose qu’un roman pour jeunes adultes, parce que ce sont eux qui m’entourent. »

Plusieurs des personnages ont une identité sexuelle ou une orientation sexuelle fluides ou en voie de se définir. Pourquoi avoir fait ce choix?

« Moi, à l’âge de mes personnages, je me posais des questions : aujourd’hui, j’ai une copine. Aussi, parce que j’ai une élève qui me faisait beaucoup confiance et qui s’est confiée à moi. À un des cours, elle m’a confié qu’elle était homosexuelle et qu’elle se questionnait sur son identité. C’est un peu pour ça que j’ai décidé d’aborder le thème de la diversité : parce que moi, dans le temps, je ne me suis pas vraiment acceptée. Un peu comme le personnage de Xavier, j’avais peur de ce que les autres allaient dire. Si j’avais lu un livre comme ça quand j’étais plus jeune, sans doute que je me serais dit : ‘’Je ne suis pas seule’’. C’est certain que ça peut aider des jeunes qui se cherchent. »

L’histoire se déroule surtout sur la Rive-Sud de Montréal, à Beloeil et Sainte-Julie, notamment, mais la plupart des événements liés à la communauté LGBTQ du roman ont lieu à Montréal. Est-ce un défi supplémentaire pour les jeunes de cette communauté de vivre en banlieue?

« Je crois que oui. À Montréal, il y a le quartier gai, il y a des bars aussi pour les 18 ans et plus. Il y a moins de rencontres possibles sur la Rive-Sud et moins de groupes de soutien. Il y en a de plus en plus dans les écoles, mais quand j’étais au secondaire, il n’y en avait pas vraiment. »

Est-ce qu’un autre deuxième roman est en préparation?

« Il n’y aura probablement pas de suite à ce roman-là, mais j’aimerais quand même écrire un deuxième roman. C’est un de mes buts en 2020 de recommencer à écrire, mais probablement pas tout de suite. »

Pour le moment, le livre peut être commandé en ligne en versions papier et numérique au www.florencelangevin.com.

Question aux lecteurs : Aimez-vous encourager vos auteurs locaux?

Partager cet article

1
Laisser un commentaire

avatar
1 Comment threads
0 Thread replies
0 Followers
 
Most reacted comment
Hottest comment thread
1 Comment authors
Magallie Recent comment authors
  S'inscrire  
plus récents plus anciens plus de votes
Me notifier des
Magallie
Guest
Magallie

Bravo! Quel accomplissement 🔅 Le livre est excellent!