Une distinction canado-libanaise pour Hachem

Une distinction canado-libanaise pour Hachem

Amine Hachem, des boutiques HACHEM, a été récompensé par la Chambre de commerce et d’industrie Canada-Liban. (Photo : Frédéric Khalkhal)

Le PDG des magasins HACHEM, dont une enseigne est à Saint-Bruno, a été nommé par la Chambre de commerce et d’industrie Canada-Liban « jeune entrepreneur de l’année ».

Amine Hachem a reçu la distinction le 22 octobre à Montréal. La récompense honore le travail du jeune entrepreneur d’avoir fait de la marque familiale une enseigne florissante qui a le vent dans les voiles.

« Mon père est arrivé du Liban en 1981 et a recommencé sa vie à 0 à Montréal. En 1982, il a fondé HACHEM sur le Plateau Mont-Royal et a rapidement fait de l’endroit une place de rencontre où se donnaient des ateliers de peinture le soir et des vernissages les week-ends. Très accueillant, il a su développer un concept novateur. Tout jeune, plutôt que de jouer avec mes amis, je passais mes fins de semaine dans le magasin. Je crois que c’est ça qui m’a donné cette passion pour les arts, même si je ne suis pas un artiste moi-même », explique Amine Hachem, qui, à 37 ans, dirige avec l’aide de son frère et de sa sœur l’enseigne familiale.

« Je veux faire vivre une expérience humaine aux gens qui entrent dans nos magasins. » – Amine Hachem

Des trois enfants, il était le moins impliqué dans l’entreprise familiale. Au point que jeune adulte, il décide de faire médecine. « Puis j’ai décidé de tout lâcher pour reprendre l’entreprise familiale. »

L’entrepreneur-né a réussi à convaincre ses parents d’ouvrir une succursale à Sherbrooke et le succès est arrivé tout de suite. Puis ce fut le tour de Mascouche-Terrebonne « sans l’approbation de mon père cette fois-ci ». Les résultats ont là encore été au rendez-vous. Les ouvertures se sont succédé à Saint-Jérôme, Saint-Bruno, Laval, Vaudreuil : « On peut même penser aujourd’hui à une expansion à venir au Québec, au Canada et même à l’international. »

L’entrepreneur a hésité à habiter lui-même la ville de Saint-Bruno, « une ville que j’aime beaucoup et que je fréquentais », mais finalement, il a posé ses valises à Mascouche, où il a érigé le siège administratif de l’entreprise.

Désormais, ce sont une centaine d’employés qui travaillent à HACHEM.

Le concept

Depuis la petite boutique à Montréal, le concept n’a pas changé. « Je veux faire vivre une expérience humaine aux gens qui entrent dans nos magasins. » Depuis 1982, le café est offert chez HACHEM, et la tradition perdure. En entrant dans l’enseigne à Saint-Bruno, près des Promenades St-Bruno, on entre dans un endroit très chaleureux. Un canapé trône au milieu du magasin, invitant les clients à s’asseoir et à se servir un café en toute simplicité. Un espace est dédié à une exposition qui est faite chaque mois : un vins et fromages est proposé pour le vernissage mensuel. L’endroit propose aussi des ateliers de formation aux matières artistiques.

« Il y a beaucoup de très bons artistes à Saint-Bruno, qui réussissent à vivre de leur art. Cependant, parfois, ils sont plus connus à l’étranger qu’au Québec. Nous, on veut les exposer. »

Deux cents candidats

Le prix remis à M. Hachem a été partagé par toute la famille, qui s’était déplacée pour l’occasion. Sur 200 candidats au Canada, il a été ainsi récompensé de ses efforts. « C’est la plus belle décision de reprendre l’entreprise familiale. En recevant le prix, j’ai vu de la fierté dans les yeux de mon père. Quand on doit prendre des décisions, on a deux possibilités, soit d’aller de l’avant, soit reculer. J’ai décidé d’aller de l’avant et c’est la meilleure décision que j’ai prise. »

L’an dernier, l’enseigne a acheté l’Oiseau Bleu, une entreprise québécoise en perdition, créée en 1952. Avec cette acquisition, la bannière peut se targuer de couvrir tout ce que font ses concurrents « avec un concept que je n’ai rencontré nulle par ailleurs dans le monde. Mes œuvres d’art, ce sont mes boutiques », conclut-il.

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