Un monument en commémoration

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Par Frank Rodi
Un monument en commémoration
Une réplique approximative de ce que serait le monument commémoratif du 50e anniversaire de Minta. (Photo : courtoisie)

Minta

Afin de souligner le 50e anniversaire de Minta Saint-Bruno/Saint-Basile, un monument commémoratif sera dévoilé le samedi 2 mai, au matin de la Marche annuelle.

Ce monument commémoratif, représentant un globe terrestre stylisé d’un diamètre de 2 mètres, sera érigé sur le terrain de la fabrique de la paroisse de Saint-Bruno-de-Montarville, face au presbytère.

« Il faut aussi maintenir la flamme, susciter une relève au sein du comité. » – Bruno Goulet

Pour Bruno Goulet, membre bénévole de Minta, l’objectif de la mise en place d’une telle structure est de démontrer 365 jours par année, aux concitoyens des deux villes membres de la communauté chrétienne de Saint-Bruno et de Saint-Basile, « l’importance de ce fait très simple : nous sommes tous frères et sœurs, et ce, peu importe le lieu de notre naissance ».

En conférence de presse, Bruno Goulet poursuit : « Tous les humains devraient avoir accès aux ressources de base que sont l’eau, la nourriture, l’éducation, les soins de santé. Sensibiliser nos concitoyens, c’est le but premier du geste posé par Minta et ses partenaires dans le projet. »

Implanter un monument commémoratif sur un site, c’est aussi une façon d’offrir une visibilité à l’organisme d’aide humanitaire qu’est Minta. « Il faut aussi maintenir la flamme, susciter une relève au sein du comité, avance M. Goulet. Nous avons un devoir de mémoire et de perpétuation de l’engagement de tous. »

Des dons privés

Ce sont des dons privés qui permettent la réalisation de cette architecture commémorative; ce qui signifie que la somme, « pas même un cent! », ne provient pas des collectes de financement servant aux projets d’aide humanitaire. « Soyons très clairs, 100 % du financement est assuré par des dons dédiés à l’érection de ce monument », d’insister Bruno Goulet.

En ce sens, des appuis sont venus du député fédéral de Montarville, Stéphane Bergeron, de la ministre de la Culture et députée provinciale de Montarville, Nathalie Roy, de la Caisse Desjardins du Mont-Saint-Bruno, des Frères de Saint-Gabriel, de la famille Clair, de la Fondation Coup de cœur et de plusieurs amis de Minta Saint-Bruno/Saint-Basile.

Jim Couture, l’artiste

Le mandat de cet artiste, dont l’atelier est situé à La Morandière, en Abitibi-Témiscamingue, était de concevoir une série de bas-reliefs relatant l’histoire de Minta. D’abord l’Afrique. Le Cameroun. Le village de Minta. Les cofondateurs René Didier et Lucien Foucreault. L’ânon en tant que premier projet, la paroisse comme lieu de l’appel à la solidarité… « Sur cette œuvre, les visiteurs pourront lire la trame historique de l’organisme », indique Bruno Goulet. Un panneau d’interprétation sera aussi implanté aux abords du monument.

Capsule 25 ans

Enfin, le responsable du projet Sensibilisation dans les écoles et membre de Minta, Joseph Cogné, a fait part d’un concept visant à inscrire la participation des jeunes dans l’histoire de l’organisme. Ceux-ci seront appelés à inscrire leur vision du monde dans lequel ils souhaitent vivre. Les Grandbasilois et Montarvillois seront donc invités à mettre sur papier cette vision et de la déposer dans une capsule temporelle étanche qui sera enterrée au pied du monument. Elle sera ouverte dans 25 ans, soit en 2045. « Nous pensons pouvoir stimuler les classes d’élèves avec cette idée. Il sera intéressant d’apprendre comment nos jeunes voient l’avenir », note Joseph Cogné.

QUESTION AUX LECTEURS :

Que pensez-vous de ce projet de monument commémoratif pour Minta?

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