Un manoir aurait été hanté à Saint-Bruno

Photo de Frank Rodi
Par Frank Rodi
Un manoir aurait été hanté à Saint-Bruno
(Photo : Société d’histoire de Montarville)

Halloween

Le Québec est un endroit riche en légendes et autres histoires fantastiques. Pensez au récit de la Chasse-galerie, pour ne nommer que celui-là. En Montérégie, le mont Saint-Hilaire tient le haut du pavé pour la plus grande concentration de contes et légendes. Dans son livre Contes et légendes du mont Saint-Hilaire, publié en 2007, Pierre Lambert présente une vingtaine d’histoires dans lesquelles les revenants, le diable, les fées, le cheval magique, les lutins et les fantômes racontent une région fascinante à découvrir. À Saint-Bruno-de-Montarville, Saint-Basile-le-Grand et Sainte-Julie, par contre, les histoires mystérieuses sont plus ardues à déterrer.
Par exemple, le journal s’est intéressé aux maisons hantées du territoire, mais apparemment, les fantômes n’errent pas dans les sous-sols, les greniers et les chambres des maisons des plus vieux quartiers. « Dans toutes les entrevues que nous avons effectuées avec nos aînés et d’anciens résidants, personne n’a fait allusion à une maison hantée ou à un quelconque phénomène du genre. Il faut croire que nos curés avaient bien protégé nos maisons! » répond le président de la Société d’histoire de Saint-Basile-le-Grand, Richard Pelletier. Il admet cependant que la question n’a jamais été posée précisément : « Nous les questionnions sur les ancêtres familiaux, l’enfance, la maison (sa construction, son évolution), le voisinage (faits et gestes, petites histoires), le travail, l’école de rang ou de village…, bref, l’histoire de la famille et de la vie de l’époque. Les anecdotes furent nombreuses, mais jamais rien qui effleurait de supposés phénomènes paranormaux. »

« Je n’ai jamais entendu parler de maisons hantées, ni même de choses étranges. » -Bernard Guilbert

Questionné sur le sujet des maisons hantées à Saint-Bruno, le président de la Société d’histoire de Montarville, Bernard Guilbert, abonde dans le même sens que son collègue de Saint-Basile-le-Grand. Il n’a jamais entendu parler d’histoires de fantômes hantant les résidences de la municipalité. « Je n’ai jamais entendu parler de maisons hantées, ni même de choses étranges. » Rien en fait qui concerne notre époque. Cependant, en fouillant ses archives et ses souvenirs, la Société d’histoire de Montarville s’est remémoré une histoire (?), une légende (?), un cas (?) de manoir hanté : le manoir seigneurial de Montarville.
En feuilletant le Circuit patrimonial montarvillois, publié en 1998 par la Société d’histoire de Montarville, le lecteur en apprend davantage sur le manoir seigneurial. C’est en 1897 que l’ancien domaine du manoir seigneurial de la Seigneurie de Montarville, situé sur la montagne de Saint-Bruno, devient la propriété d’un groupe d’hommes d’affaires provenant de Montréal, notamment Edson L. Pease, qui se fait construire une résidence, The Pines. « Ce monsieur Pease a ensuite invité trois de ses amis (le groupe d’hommes d’affaires) à venir vivre sur le domaine », raconte Mme Duval. George E. et Thomas G. Drummond, de même que B. Hal Brown, se font bâtir des maisons : Donnacona, Montarville et Yorshire. Ces maisons, construites aux abords du lac Seigneurial, étaient également situées tout près du manoir seigneurial, habité de façon permanente à partir de 1807 par le 4e seigneur de Montarville, François-René Boucher de la Bruère.
Un manoir hanté à Saint-Bruno
Selon Claire Duval, la légende veut que le manoir seigneurial de Montarville ait été détruit, vers 1903, parce qu’il était habité par un fantôme. Il y a aussi une autre version. Le bâtiment aurait en fait été détruit parce que les habitants, M. Brown et sa famille, avaient eu la typhoïde et qu’il fallait chasser les microbes. Il a été démoli pierre par pierre et le reste a été brûlé. « Moi qui ai écrit des légendes ou contes sur le mont Saint-Bruno, j’ai saisi cette histoire du fantôme et j’en ai rédigé une histoire. Mais la légende, elle, est authentique », affirme Mme Duval.
Toujours selon le Circuit patrimonial montarvillois, « ses pierres furent utilisées dans la construction de quelques propriétés avoisinantes ». Claire Duval ajoute : « Il y a aussi une légende qui dit que des couloirs creusés sous la terre, des souterrains, mèneraient au Vieux-Moulin de la montagne. »
QUESTION AUX LECTEURS :
Croyez-vous aux fantômes et pourquoi?

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des