Un local pour l’histoire

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Par Frank Rodi
Un local pour l’histoire
La Société d'histoire de Saint-Basile profite maintenant d'un local. (Photo : (Photo : Pierre Cyr))

Après 26 ans d’existence, la Société d’histoire de Saint-Basile-le-Grand profite maintenant d’un local dans lequel ses bénévoles peuvent travailler et accueillir le public. Le 12 octobre dernier, membres de la Société, élus et représentants d’organismes ont été invités à découvrir les lieux et à échanger avec les administrateurs de la Société. 

Ce local, fourni par la Ville, occupe une partie de la salle Desjardins du Centre communautaire Lise-B.-Boisvert, sur la rue Montpellier. « Avoir enfin accès à un local ouvre bien des possibilités, répond le président de la Société d’histoire de Saint-Basile-le-Grand, Richard Pelletier. Le fait que la Société ne pouvait accueillir des bénévoles ou des visiteurs autrement que dans nos maisons privées était très limitatif. Nous espérons que ce lieu favorisera le recrutement de bénévoles. Aussi, nous pouvons regrouper nos choses : dossiers, archives, équipement. »

Questionné par le Journal de Saint-Basile, M. Pelletier explique qu’il n’y a rien de plus contraignant que d’amorcer une recherche chez soi et de se rendre compte qu’il faut aller fouiller dans une boîte entreposée en haut de la bibliothèque municipale. « Un local, pour nous, c’est un lieu de rencontres, d’échanges et de travail. Ça ne changera pas notre mission et nos actions, mais sûrement la dynamique de fonctionnement! », ajoute-t-il.

» Avoir enfin accès à un local ouvre bien des possibilités. » – Richard Pelletier

Un nouveau local fonctionnel

Le local de la rue Montpellier permet à plusieurs personnes de travailler en même temps. Une grande table de travail facilite la manipulation des archives alors que deux postes informatiques permettent de traiter les données et de faire des recherches. Au besoin, une salle de rencontre est accessible, partagée avec le Service des loisirs. Richard Pelletier commente : « Notre nouveau local propose un espace de travail fonctionnel, dégagé, avec beaucoup de lumière. Nous avons pris soin de bien l’aménager afin que nos bénévoles trouvent agréable le temps qu’ils y passent. »

« Sans compter que je viens de récupérer une pièce complète de la maison où s’accumulaient documents administratifs et archives. Nous tenons à remercier les élus municipaux et les responsables du Service des loisirs qui ont fait de notre enjeu de local une priorité. Ils ont su imaginer une solution originale », poursuit-il avec le sourire.

Quand on lui demande si l’ouverture de ce local vient confirmer la Société d’histoire comme un organisme d’importance sur le territoire de Saint-Basile-le-Grand, son président estime que la disponibilité d’un local ne change pas l’importance de l’organisme. M. Pelletier précise : « Je crois que notre travail était déjà bien perçu et apprécié. Mais ça contribue à confirmer l’importance que la Ville y accordait déjà. »

Dans une précédente entrevue avec le maire de Saint-Basile-le-Grand, Yves Lessard, il avait été question d’ouvrir un local pour la Société d’histoire au sous-sol de la future Maison de la culture, sise au coin de la rue Principale et de la montée Robert. Un endroit stratégique pour un organisme qui parle d’histoire et de patrimoine. Richard Pelletier commente cette éventualité : « Aurait-on pu aller au sous-sol du 200, rue Principale? Sans doute. Mais alors, il nous fallait attendre plus d’un an : le sous-sol n’est pas aménagé, il n’y a pas de connexion Internet ou autre… C’est géographiquement bien situé pour une société d’histoire, mais il y a des contraintes à court terme, en plus d’être dans un espace de travail moins attrayant. Y aura-t-il d’autres disponibilités ailleurs ou plus tard? Nous sommes reconnaissants maintenant, ouverts pour le futur. »

Une succession de petits locaux

De 2008 à 2017, la Société d’histoire a occupé un petit bureau à l’étage supérieur du poste de sécurité incendie, rue Savaria. Cet espace permettait d’entreposer un peu de matériel et de fournir un espace de travail, notamment pour des étudiants en emploi d’été. Il était trop exigu pour accueillir des visiteurs et les bénévoles devaient souvent accepter de conserver des archives et du matériel dans leurs maisons.

En 2017, le Service de sécurité incendie a récupéré le local de la rue Savaria. La Ville a alors dégagé un petit espace de rangement à l’étage supérieur de la bibliothèque. Cet espace est encore utilisé par la Société d’histoire, notamment pour son matériel d’exposition et son inventaire de publications. Par ailleurs, l’organisme tire une bonne partie de ses revenus de la vente de livres d’occasion. Le classement et l’entreposage des bouquins se faisaient initialement au sous-sol du presbytère. Depuis 2019, cette activité est réalisée dans un espace commercial de la montée Robert, partagé en location avec la paroisse.

Une fois cette étape importante franchie, beaucoup reste à faire pour le traitement des archives de la Société d’histoire. L’organisme fait d’ailleurs appel aux personnes qui souhaiteraient consacrer quelques heures, à l’occasion, à la mise en valeur de l’histoire locale. « Il n’est pas requis d’avoir une formation ou une connaissance de l’histoire, note M. Pelletier. La bonne volonté et le goût de partager sont les qualités essentielles. Le reste vient tout seul. On peut se rencontrer, juste pour voir. Ça n’engage à rien. »

On peut contacter la Société d’histoire à info@shsblg.org ou au 450 653-7051.

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