Un genou au tapis

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Par Frank Rodi
Un genou au tapis
Les sports d’équipe, comme le football, seront interdits dans les zones rouges pour une période de 20 jours. (Photo : Frank Jr Rodi)

Sports d’équipe

Les sports d’équipe seront interdits dès ce jeudi 8 octobre pour une période de 20 jours a annoncé lundi la ministre des Sports, Isabelle Charest. Les compétitions, les parties et autres activités organisées ne seront pas permises dans les zones rouges jusqu’au 28 octobre.

À Saint-Bruno-de-Montarville, Saint-Basile-le-Grand et Sainte-Julie, trois municipalités en zone rouge, les sports d’équipe écopent. « Ce n’est pas de gaieté de cœur que j’annonce cette mauvaise nouvelle, mentionne la ministre Isabelle Charest en point de presse lundi. Ce qu’on annonce aujourd’hui, c’est un coup dur. L’épreuve que nous vivons demande des sacrifices afin de la traverser ensemble. »

Les activités associatives, pour les sports ainsi que pour les loisirs, seront mises sur pause temporaire pour près de trois semaines.

Seules les activités sportives individuelles, pratiquées seul, ou à deux mais à deux mètres de distance ou avec les membres d’une bulle familiale, seront tolérées. « Pour la santé mentale, pour la forme physique, il ne faut pas arrêter de bouger, à l’intérieur ou à l’extérieur », souligne Isabelle Charest.

« Ce n’est pas de gaieté de cœur que j’annonce cette mauvaise nouvelle. » – La ministre Isabelle Charest

Les gyms fermés

Par ailleurs, les centres de conditionnement physique, les gyms, devront eux aussi fermer leurs portes jusqu’au 28 octobre, comme les bars et les salles à manger des restaurants. Les propriétaires de ces lieux pourront obtenir des mesures d’aide, qui seront annoncées bientôt.

Les installations sportives ne seront pas fermées. Elles pourront être fréquentées en famille pour la pratique libre d’activités. On pense entre autres aux arénas ou aux piscines.

Notons que les programmes de sport-étude et de concentration sport pourront se poursuivre, pour les jeunes d’une bulle-classe. Par contre, la distanciation sociale devra être respectée si les élèves proviennent de deux groupes.

Les réactions

« Nous sommes très déçus de cette annonce, une décision qui nous affecte tous, affirme la présidente de l’Association de football des Barons de Saint-Bruno, Annie Guillemette. Nous avions entamé une nouvelle saison avec des inscriptions à la hausse. Tout le monde se conformait selon le protocole demandé. Nous suivions tous les règlements. À travers la Ligue de football Montréal-Métro et le club des Barons, aucun cas de COVID n’avait été détecté. Il y a beaucoup de déception. »

Normalement, la saison régulière se serait poursuivie jusqu’à la fin octobre. Les séries se seraient ensuite tenues pendant deux semaines en novembre. Or, l’annonce de Québec sonne la fin de la saison des Barons de Saint-Bruno, qui ne reprendront pas les matchs à compter du 28 octobre. « La saison est complètement annulée. Maintenant sans football, les jeunes risquent d’être confinés à l’intérieur tout au long d’octobre. Comment dépenseront-ils le surplus d’énergie? », se demande Annie Guillemette, qui craint aussi l’aspect financier de l’organisme. « En tant qu’OBNL, le côté financier en prend un coup. Pas de campagne de financement, pas de services de cantine… On espère obtenir un soutien du gouvernement, comme ce fut le cas pour le milieu de la culture, éventuellement pour l’achat d’équipement et de matériel. »

Contacté par le journal Les Versants lundi matin, quelques heures avant le point de presse de Québec, le président de l’Association du hockey mineur de Saint-Basile, Laurent Lemieux, préférait attendre l’annonce officielle avant de commenter. Au hockey, les activités venaient tout juste de s’amorcer pour quelques divisions. « Tout ce que je souhaite, c’est que les jeunes puissent continuer de bouger. Je pense que le but de la santé publique, c’est aussi de les faire bouger le plus possible. Ma perception, c’est que le gouvernement demande un arrêt minimum d’un mois. Si c’est le cas, la responsabilité de faire bouger les enfants ira aux parents, plutôt qu’à nous. »

Mais Laurent Lemieux ne ferme pas la porte à la possibilité d’établir un suivi avec les joueurs par le site Internet de l’Association du hockey mineur, et ce, en proposant par exemple des exercices à réaliser à la maison.

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