Un deuxième mandat pour Yves Lessard à Saint-Basile

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Par Frank Rodi
Un deuxième mandat pour Yves Lessard à Saint-Basile
Le maire sortant Yves Lessard obtient un deuxième mandat de la population de Saint-Basile. (Photo : Frank Jr Rodi)

À Saint-Basile-le-Grand, le candidat indépendant Yves Lessard a remporté ses élections. Le maire sortant, qui sollicitait un deuxième mandat, a reçu l’appui de 52 % de la population, soit 2269 voix.

À l’instar de Denis Coderre à Montréal, le chef du Parti grandbasilois, Maurice Cantin, a été défait une deuxième fois en quatre ans. M. Cantin a obtenu 2082 voix, soit 48 % des votes en sa faveur.

Or, en 2017, près de 54 % des électeurs avaient voté pour M. Lessard, soit 2 941 voix, une majorité de
1179 bulletins de vote contre le candidat Maurice Cantin (32 %, 1 762 votes). La majorité en faveur de M. Lessard, cette fois, est en deçà de 200 bulletins.

« Pour moi, c’est une marque de confiance que la population m’accorde. C’est un honneur. Mais en même temps, les électeurs ont dit ‘’il y a un autre choix de qualité’’. J’ai du respect pour M. Cantin. Alors, je réagis avec humilité », commente Yves Lessard, en entrevue avec Les Versants en début de nuit, entre dimanche et lundi.

« Cette réélection, c’est aussi un ticket que la population nous accorde, pour nous dire qu’elle est en accord avec ce que nous avons entrepris lors du premier mandat », poursuit M. Lessard.

De son côté, Maurice Cantin ne cachait pas sa déception face aux résultats. « C’est décevant pour le travail qui a été effectué de toute notre équipe. Cette campagne en a été une d’idées. Mais la population a décidé… sauf que par rapport à 2017, Yves Lessard partait avec une bonne avance. Ce n’est pas le cas, cette fois. Nous aurions aimé gagner, mais les électeurs en ont décidé autrement », répond le chef du Parti grandbasilois, Maurice Cantin.

« C’est une marque de confiance que la population m’accorde. C’est un honneur. » – Yves Lessard

Chute du taux de participation

Le taux de participation avait été de 45 % en 2017 à Saint-Basile-le-Grand. Quatre ans plus tard, celui-ci dégringole à près de 35 %. Sur les 12 665 électeurs inscrits, 4409 ont exercé leur droit de vote pour cette élection municipale.

« Avec des élections fédérales juste avant la campagne municipale… est-ce que cela a ralenti les ardeurs des gens à sortir pour voter…? se demande M. Cantin. Le Parti grandbasilois a fait une très bonne campagne. Nous avons été visibles. Mais si le vote ne sort pas… »

À la suite du dépouillement, au Centre communautaire Lise-B-Boisvert, le maire de Saint-Basile-le-Grand s’est déplacé au Restaurant Le St-Bazile, en compagnie des autres conseillers indépendants élus.

La surprise et les élus

Dans le district 1, la conseillère sortante Josée LaForest n’a pas été réélue. C’est la candidate Laurie-Line Lallemand-Raymond, du Parti grandbasilois (PG), qui cause la surprise des élections à Saint-Basile-le-Grand, avec un taux de 60 %, pour 355 voix. Mme LaForest a reçu la confiance de 40 % des électeurs, soit 238 personnes.

Sous le choc, M. Lessard admet qu’il n’arrive pas à expliquer ce résultat. Au journal, il confie que le revers de Josée LaForest le peine. « Ça me chagrine. Nous perdons un joueur de concession, notre meilleur quart-arrière. Mme LaForest est une personne dévouée, impliquée, respectée. C’est très difficile, mais ça fait partie des règles du jeu; parfois, ça fait mal. »

Le siège du district 2, laissé vacant par Line Marie Laurin, revient au candidat indépendant Martin Leprohon. Ce dernier a eu le dessus sur Marc-André Lacroix. Un résultat de 65 % des voix en sa faveur contre 35 % pour le représentant du PG. « Après la pandémie, le contact avec les gens, le porte-à-porte que j’ai effectué, le lien qui s’est créé, tout ça a fait la différence. Ces rencontres que j’ai eues au cours de la campagne, ce sera très utile pour la suite », précise Martin Leprohon, qui salue le soutien reçu de la part des conseillers sortants Line Marie Laurin, « qui a fait un excellent travail dans le district 2 », et Richard Pelletier. Il ajoute : « Toutes les conditions étaient gagnantes pour que mon moment se présente. »

Le conseiller sortant du district 3, Denis Vézina, décroche un taux élevé de 72 %, soit l’appui de 480 électeurs, contre 188 pour Jérôme Cauchon (28 %). « J’ai marché beaucoup. J’ai rencontré des gens. La campagne m’a permis de réaliser une mise à jour du portrait de Saint-Basile, de l’état de mon district. J’ai reçu de bonnes idées qui vont me propulser pour ce deuxième mandat. Je suis très content! Merci à la population d’avoir voté en ma faveur », exprime Denis Vézina.

La lutte féminine dans le district 4 s’est avérée très serrée. La candidate indépendante Kim Méthot (51 % et 452 votes) a coiffé au fil d’arrivée Pascale Bouchard (49 % et 439 voix), du PG, grâce une majorité de 13 bulletins.

Contre toute attente, le conseiller sortant Guy Lacroix a été réélu dans le district 5 avec l’accord de 41 % des électeurs. Celui qui s’était vu retirer ses dossiers au cours de la dernière année en raison de ses convictions quant à la COVID-19 a défait le candidat du PG, André Métivier (37 %, 301 votes) et le candidat indépendant Paul Belzile (23 %, 186 voix).

Un deuxième candidat du Parti grandbasilois siégera au conseil municipal pour les quatre prochaines années. Olivier Cameron-Chevrier remporte la lutte à trois dans le district 6 avec 239 bulletins en sa faveur, soit près de 39 % des suffrages. Sarah Saïdi (33 % et 203 votes) et François Poisson (28 % et 172 voix), deux indépendants, n’ont pu faire mieux que M. Cameron-Chevrier.

« Nous avons réussi à faire passer deux de nos candidats. Puis une autre est en arrière de 13 voix. J’ai confiance en Laurie-Line Lallemand dans le district 1. Pour nous, Olivier Cameron est une figure montante de la politique. Le conseil des indépendants s’est affaibli. Mme LaForest, c’est une grosse perte pour eux. Puis Guy Lacroix, il n’est pas nécessairement visé dans le collectif de M. Lessard, et c’est tout à son mérite. Il a travaillé fort », ajoute Maurice Cantin.

Maintenant qu’il est réélu, M. Lessard compte bien rencontrer tous les conseillers, afin de s’attaquer dès maintenant au Programme triennal d’immobilisations des prochaines années et au budget 2022.

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