Un conseil municipal qui se cherche

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Par Frédéric Khalkhal
Un conseil municipal qui se cherche

SAINT-BRUNO. Les derniers événements au sein du conseil municipal à Saint-Bruno-de-Montarville ont brouillé les cartes sur le déroulement des séances du conseil municipal.
Depuis que le Parti montarvillois n’est plus majoritaire au sein du conseil municipal, à la suite de la démission de plusieurs de ses membres, les élus qui étaient minoritaires orientent désormais la politique de la Ville.

« Seul le Conseil d’agglomération peut nommer des membres sur les commissions d’agglomération. » – Agglomération de Longueuil

Il était ainsi impossible au maire, Martin Murray, lundi dernier lors de la séance publique, d’empêcher une majorité d’élus indépendants de décider du choix de la mairesse suppléante. C’est pourquoi Caroline Cossette, une élue démissionnaire du Parti montarvillois, conseillère du district 3, sera la personne qui devra remplacer le maire en cas d’absence du 1 mai au 31 octobre. Le maire et les élus de la formation politique n’ont pu que constater la chose. « Je suis mal à l’aise, car Mme Cossette ne fait plus partie de notre formation politique. Cela prend une personne en lien avec notre vision pour occuper ce poste. Il y a une confiance à rétablir, mais en attendant, elle n’est pas là », a indiqué M. Murray.
Mme Cossette a rétorqué qu’elle comprenait « l’amertume » des élus membres du Parti montarvillois, avant d’ajouter qu’elle n’était pas là « pour jouer une game. Cela permettra de goûter à autre chose que les partis politiques à Saint-Bruno du 1mai au 31 octobre. » Le maire a cependant souhaité ne pas être absent pendant cette période.

La réplique du maire

Le maire a toutefois répliqué avec l’aide inattendue de l’agglomération de Longueuil, une entité supramunicipale dont fait partie Saint-Bruno et qui a largement été remise en question dès son premier mandat en 2013 par M. Murray. À la fin de la séance du conseil municipal, M. Murray a indiqué que la résolution du 18 mars votée à la majorité pour remplacer deux élus du Parti montarvillois par des élus de la nouvelle majorité dans des commissions d’agglomération était sans effet. « Seul le Conseil d’agglomération peut nommer des membres sur les commissions d’agglomération », a soutenu dans un courrier le directeur général de Longueuil.

Une victoire collective

Devant cette rivalité flagrante qui s’est installée au sein du conseil municipal de Saint-Bruno, une entente collective, sur une résolution laissant penser que la division serait de mise, a néanmoins réussi à être prise à l’unanimité. Bien que les élus du Parti montarvillois veuillent annuler le projet immobilier Riopel pour en faire une réserve foncière (le projet est actuellement un boisé de faible intérêt écologique qui n’est pas protégé, placé à une impasse de la rue des Tilleuls, aux abords du boulevard Seigneurial), et que la nouvelle majorité veuille valider le projet immobilier conforme en tout point au Plan d’urbanisme de la Ville, les deux partis ont accepté de retirer le point à l’ordre du jour destiné à accepter ou pas le projet.
Il faut dire que beaucoup de citoyens habitant à proximité de l’endroit ciblé s’étaient déplacés pour s’afficher ouvertement contre le projet immobilier, préférant y voir un parc municipal ou encore préserver ce boisé. Quelques semaines au préalable, deux élus du Parti montarvillois avaient distribué des tracts aux citoyens du quartier pour les motiver à venir assister au conseil municipal lundi dernier afin de montrer leur désaccord face au projet immobilier.
Étant donné la pression citoyenne, les élus de la nouvelle majorité ont accepté de repousser le point à l’ordre du jour à la prochaine assemblée publique afin de mieux étudier la question.

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