Un club de lecture spécialisé en romans policiers

Un club de lecture spécialisé en romans policiers

L’initiateur de ce club de lecture consacré aux romans policiers, Gilles Caron.

Crédit photo : Courtoisie

Bibliothèque municipale de Saint-Bruno-de-Montarville

Gilles Caron anime, pour une troisième année, un club de lecture consacré aux romans policiers. Les membres se rencontrent quatre fois par année à la bibliothèque de Saint-Bruno-de-Montarville.

Fred Vargas, Harlan Coben, Christian Jacq, Louise Penny, R.J. Ellory… tels sont quelques-uns des auteurs sur lesquels les membres du club de lecture auront ou ont eu à se pencher depuis les débuts de ce groupe. C’est le cas avec deux romans de Fred Vargas, lesquels étaient sujets à discussion à la plus récente réunion des lecteurs, le 16 octobre dernier. Le journal Les Versants y avait été convié. « Vargas sait conserver le suspense », affirmait une lectrice. « La partie la plus faible d’un roman policier, c’est souvent la fin », observait l’animateur. « En littérature, j’aime quand on m’amène vers autre chose », notait une autre membre.

« Après la trilogie Millénium, il y a eu un boom pour ce genre littéraire. L’intérêt a été incroyable!» – Gilles Caron

De la place pour d’autres membres

Ils sont actuellement une douzaine cette année, avec la possibilité de grimper à 15 adhérents. S’il y en avait davantage, Gilles Caron formerait un deuxième groupe de lecteurs. « J’ai eu une folie! J’ai proposé mon idée au [chef de division – bibliothèque, à la Direction du loisir, de la culture et de la vie communautaire de Saint-Bruno] de l’époque, Alain Larouche, et il m’a répondu : “Gilles, ça va marcher!” C’est ainsi que tout a commencé », relate le Montarvillois, rencontré à la suite de la réunion consacrée à Fred Vargas. La première année, cinq personnes se sont inscrites; après un an et demi, elles étaient 25. Aujourd’hui, il y a toujours une possibilité de recruter plus de participants, selon M. Caron. « Je serais heureux avec 20 ou 25 lecteurs, dira celui dont l’objectif est de donner le goût aux gens de lire. Lire, tout simplement… mais aussi du roman policier, du polar et tout autre bouquin considéré de seconde zone. »

Selon lui, les clubs de lecture destinés au roman policier sont rares au Québec : « C’est ce qui fait l’originalité de notre groupe! »

Pour sa part, Sylvie Demers, l’une des membres du groupe, affirme qu’elle s’y est inscrite pour différentes raisons : « Je suis une grande lectrice, et j’aime lire du roman policier. Je me suis abonnée à ce club parce que je souhaitais connaître d’autres auteurs et différents styles de romans policiers. Pour le moment, l’activité répond à mes attentes; je suis plus attentive aux intrigues que je lis. » Ses écrivains préférés dans le genre sont Harlan Coben, Fred Vargas et Louise Penny.

L’intérêt avec ce club, c’est aussi de permettre la découverte des auteurs québécois d’énigmes policières, les Chrystine Brouillet, Jean-Jacques Pelletier, Martin Michaud, Johanne Seymour de ce monde… « Il y a plusieurs auteurs québécois méconnus qui ont bien du talent », insiste M. Caron.

Gilles Caron s’est immiscé dans les pages d’une intrigue policière vers l’âge de 15 ans : « Mon père lisait beaucoup de polars. Il achetait ses livres dans les kiosques à journaux. À l’adolescence, je suis tombé sur des histoires de Bob Morane et Dick Tracy, des bouquins considérés par l’intelligentsia comme moins littéraires. »

La vague Millénium

Mais selon M. Caron, qui ne souhaite pas faire de comparaison avec la « grande littérature », il existe aujourd’hui des « sommités du roman policier qui écrivent bien et qui ont un talent fou ». Il évoque notamment les écrivains suédois, norvégiens, américains, anglais… qui ont surfé sur la vague Millénium, de Stieg Larsson. « Après la trilogie Millénium, il y a eu un boom pour ce genre littéraire. L’intérêt a été incroyable! »

Formateur de profession, Gilles Caron travaille notamment auprès de comptables. Lire du roman policier devient pour lui un moment de détente. « C’est reposant pour moi. J’embarque dans l’histoire, je rentre dans la peau du personnage, de l’enquêteur, c’est fascinant! C’est un grand moment de bonheur pour moi », poursuit-il.

Quand on demande au Montarvillois s’il a rêvé un jour de pratiquer le métier de policier, d’enquêteur ou de détective privé, Gilles Caron n’hésite pas à répondre par la négative : « C’est tout un job, faire des enquêtes! Non, ce n’est pas pour moi. Je suis plutôt pragmatique… alors que dans ses enquêtes, le policier laisse parfois la place à son intuition. »

QUESTION AUX LECTEURS :

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