Un champion québécois

Un champion québécois

Ruben Giovane est champion québécois de sa catégorie.

Crédit photo : Frank Jr Rodi

Le taekwondoïste Ruben Giovane

Ruben Giovane est champion provincial de sa catégorie à la suite de sa performance à la 34e Coupe du Québec de taekwondo. Le Montarvillois s’est illustré le 21 avril dernier à Trois-Rivières.

Moins d’un an après avoir remporté et conservé sa couronne de champion canadien en combat de sa catégorie, Ruben Giovane ajoute à son CV celle de champion québécois. Il a décroché la médaille d’or dans la division peewee (semis lourds) bleue-rouge à la suite de quatre combats, qu’il a tous gagnés, dont le deuxième, qui a nécessité la prolongation. « Je suis fier de moi! , lance le jeune homme, en entrevue. Être champion québécois, c’est un titre prestigieux! »

L’athlète de 11 ans s’est dit heureux de ce récent triomphe, qui lui permet de terminer la saison en beauté. C’est que Ruben Giovane vient de participer à trois compétitions d’envergure sur une période d’environ deux mois. « Je peux enfin prendre une bouffée d’air et évacuer le stress », admet-il. Sa maman, Rachel Garret, intervient : « Il y a ce côté volontaire lorsque Ruben pratique son sport. Il est heureux et s’épanouit dans ce qu’il accomplit. Il va à ses entraînements avec goût et en revient toujours motivé, mais nous le sentons tout de même préoccupé. Il est dans sa bulle, concentré, dans un mood lorsqu’il y a des compétitions. »

« Je suis fier de moi! Être champion québécois, c’est un titre prestigieux! » – Ruben Giovane

Un « marathon de trois tournois »

Avant de gagner le titre québécois à Trois-Rivières, Ruben Giovane s’est aussi distingué dans deux autres rendez-vous de la Fédération internationale de taekwondo. « J’ai participé à un marathon de trois tournois », explique le garçon. En effet, accompagné de quelques autres membres de son Club Samguk, le taekwondoïste s’est déplacé jusqu’à Manchester, au Connecticut, pour participer à la compétition Unity Championship de l’école de taekwondo des White Tiger. C’était le 17 mars dernier et il est revenu de son voyage aux États-Unis avec l’argent (en combat) et le bronze (en formes, une séquence de plusieurs mouvements, semblables à des katas). Le marathon s’est poursuivi le 24 mars, avec la tenue de la Coupe des Dragons. Il y a obtenu une médaille d’or en combat dans sa catégorie. Surclassé par son entraîneur, Jean-François Filion, le Montarvillois a aussi ajouté une médaille de bronze à son palmarès de la saison. « Mon entraîneur m’a challengé. Il trouvait que ma médaille d’or avait été gagnée trop facilement. Il m’a demandé d’essayer dans la catégorie des poids lourds rouge-noire. Je me suis battu contre un gars qui se prépare pour la Coupe du monde », de raconter Ruben Giovane.

D’ailleurs, quand on lui demande quelle est la distinction récemment récoltée la plus importante à ses yeux, il répond d’emblée que c’est cette médaille de bronze : « C’est avec elle que j’ai le plus appris. »

Donner du crédit

Il n’hésite pas aussi à donner du crédit à son entraîneur, M. Filion, au Club Samguk et aussi à Carl van Roon, champion mondial de taekwondo à de multiples reprises. Résidant de la Nouvelle-Zélande, ce dernier a offert un séminaire aux élèves du Club Samguk par Skype. « Il nous a appris des stratégies intéressantes, des petits détails auxquels je n’avais jamais pensé, mais qui peuvent apporter une différence pendant une confrontation. Par exemple, m’adapter au rythme de mon adversaire, lui faire croire que je suis facile à attaquer à des endroits précis… »

Pour Mme Garret, c’est un bilan positif que son fils vient de réaliser : « Ruben est très heureux d’évoluer dans sa passion et c’est dans les combats qu’il se démarque. Le taekwondo a pris une grosse place dans sa vie. »

Dès l’âge de 5 ans

L’athlète a amorcé son sport de prédilection à l’âge de cinq ans au Cégep Édouard-Montpetit, à Longueuil. Pour commencer, il pratiquait uniquement des formes. C’est à partir de la ceinture jaune (la suivante après la blanche) qu’il a eu un intérêt pour les combats de taekwondo. Un engouement aussi grâce à son père, qui lui a montré des vidéos de combats de ceintures noires. Pour Ruben, ça a été le coup de foudre!

Pour ajouter la cerise sur le gâteau, sa mère a déjà pratiqué le judo. Un sport qu’elle aimait beaucoup, jusqu’à ce qu’une blessure au coude la freine dans sa progression.

QUESTION AUX LECTEURS :

Approuvez-vous les sports de combat?

Leave a Reply

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des