Un appel aux guignoleux et à 95 000 $

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Par Frank Rodi
Un appel aux guignoleux et à 95 000 $
À Saint-Bruno-de-Montarville, la guignolée se déroulera le dimanche 1er décembre, à partir de 16 h 30. (Photo : courtoisie)

La 52e guignolée de la paroisse de Saint-Bruno

Les guignoleux circuleront dans les rues de Saint-Bruno-de-Montarville ce dimanche 1er décembre dans le cadre de la 52e guignolée de la paroisse de Saint-Bruno. Ils cogneront aux portes afin de récolter quelque 95 000 $ pour la communauté dans le besoin.

L’objectif pour 2019 est fixé à 95 000 $, une somme qui se rapproche du dernier bilan de l’année dernière, soit une récolte de 93 787 $. « Année après année, on regarde le montant amassé il y a un an, puis on se dit qu’en donnant davantage, un peu plus, il serait possible d’atteindre cette somme, explique l’agente de projets guignolée/cadeaux et paniers de Noël à la paroisse Saint-Bruno, Sophie Bonin. Les besoins sont grandissants. La réalité, c’est que les gens sont ‘’accotés’’. Au moindre pépin financier, de santé, professionnel…, c’est la situation d’appauvrissement qui guette. »

Comme le veut la tradition, les guignoleux frapperont aux portes des maisons et entonneront leurs cantiques de Noël le 1er décembre à compter de 16 h 30.

« Il ne faut pas négliger l’impact de cet événement sur l’ensemble de la communauté. Le souper spaghetti offert aux bénévoles, à la toute fin, il n’est pas là pour rien… La guignolée permet de tisser des liens. » – Sophie Bonin

Des secteurs toujours vacants

Mais d’ici cette date consacrée à la générosité et au partage, 13 secteurs de la ville sur un total de 117 demeurent vacants au moment d’écrire ces lignes. Notamment un quartier du Sommet-Trinité, sur place de la Corniche, place des Fauvettes et place des Passereaux. Autre endroit qui n’est pas distribué pour l’instant, le quartier de l’École Courtland Park, soit les rues de Meulles, Wolfe, Montcalm, Murray, Héroux et Argenteuil. Autre exemple, une section chaque année difficile d’accès, celle des condos et des logements, sur place Dunant ainsi que sur les rues Costain et des Ruisseaux. « S’il y a des gens qui ont le désir de passer dans l’un de ces secteurs, ils peuvent communiquer avec nous afin de se voir assigner un quartier à couvrir », avance Sophie Bonin.

Les guignoleux bénévoles désirant donner quelques heures de leur temps sont invités à réserver un quartier en communiquant avec les organisateurs de l’événement au 450 653-6319 ou en écrivant à l’adresse courriel guignoleesbrparoisse@gmail.com.

Le rôle du chef de secteur

Le responsable de secteur doit rassembler ses guignoleux en sollicitant des membres de sa famille, des amis, des voisins, en incluant au moins quelques adultes et des jeunes, et ce, avant la journée même de la guignolée. Le chef de secteur doit aussi prévoir avec les membres de son équipe le lieu et l’heure du départ pour l’événement, rapporter le sac contenant tout le matériel au Centre Marcel-Dulude lorsque la cueillette est complétée, et enfin, profiter du repas qui sera servi aux bénévoles à la suite de la remise du matériel.

Événement rassembleur…

Le projet de la guignolée sert à récolter des dons pour les plus démunis. En entrevue avec Les Versants, Sophie Bonin rappelle le volet rassembleur de l’activité : « Il ne faut pas négliger l’impact de cet événement sur l’ensemble de la communauté. Le souper spaghetti offert aux bénévoles, à la toute fin, il n’est pas là pour rien… La guignolée permet de tisser des liens, de s’asseoir, de prendre un moment pour fraterniser. C’est un repas rassembleur, qui permet de briser l’isolement pour certains. » Bon an, mal an, ce sont 850 repas qui sont servis aux guignoleux revenant au Centre Marcel-Dulude après leur tournée.

…et intergénérationnel

À Saint-Bruno-de-Montarville, la guignolée est une tradition depuis plus de 50 ans. « Il y a 52 ans, à la lumière du message d’amour chrétien, la paroisse organisait une première guignolée pour amasser des fonds afin d’aider les démunis de la paroisse. En 1966 avait lieu la toute première guignolée telle que nous la connaissons aujourd’hui! Chaque année depuis, vers la fin de novembre début décembre, des groupes de jeunes, enfants et adultes sillonnent les rues de la ville en chantant des cantiques de Noël », peut-on lire sur le site Internet de la paroisse Saint-Bruno. De son côté, Sophie Bonin évoque le côté intergénérationnel de ce rendez-vous qui marque, pour plusieurs, le début de la période des Fêtes. « Il y a 40 ou 50 ans, les gens passaient la guignolée en compagnie de leurs enfants. Aujourd’hui, il n’est pas rare de voir ces mêmes personnes, plus âgées, circuler dans les rues avec, cette fois, leurs petits-enfants. Il y a une transition. La guignolée en famille est l’occasion de transmettre de bonnes valeurs aux plus jeunes », souligne-t-elle.

Don en ligne

Il est aussi possible de faire un don en ligne, au http://www.unitesaintbasilesaintbruno.org/?page_id=1150, et en cliquant sur « Faire un don ».

QUESTION AUX LECTEURS :

De quelle façon comptez-vous contribuer à votre guignolée?

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