Un 8e recueil en 10 ans pour la Société des poètes universels francophones

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Par Frank Rodi
Un 8e recueil en 10 ans pour la Société des poètes universels francophones
Le poète Pierre Poulin-Piel est fier du nouveau recueil de la Société des poètes universels francophones, Bercer le rêve. (Photo : Frank Jr Rodi)

C’était jour de lancement, dimanche dernier, pour la Société des poètes universels francophones. L’organisme culturel a souligné la parution du recueil de poésie Bercer le rêve au Centre civique Bernard-Gagnon, à Saint-Basile-le-Grand.

Pour la Société des poètes universels francophones (SPUF), c’est une 8e parution en 10 ans d’existence. « Chaque fois, c’est comme un bébé qui vient au monde. L’élaboration de ce recueil, c’est un aspect positif qui est ressorti de la COVID-19 », exprime le président et fondateur de la SPUF, le Grandbasilois Pierre Poulin-Piel.

Depuis mars 2020, les réunions mensuelles de la trentaine de membres de la SPUF étaient suspendues en raison des contraintes sanitaires. Les rencontres se sont transposées en mode Zoom, puis suivant une fréquence toutes les deux semaines. C’est ainsi que le projet de collectif est né. « C’est de ces rencontres que nous avons généré l’idée de faire un livre », commente Pierre Poulin-Piel, qui soutient que le poète Denis Roy a été le « grand manitou » de ce collectif de poèmes. Denis Roy a été à la tête du comité responsable du recueil.

« Une Maison de la culture, c’est le genre de beaux projets qui peuvent donner une identité à notre municipalité. » -Pierre Poulin-Piel

Quant à elles, les rencontres dites plus normales, en personne, ont repris uniquement en septembre dernier.

Lors du lancement, le livre Bercer le rêve était en vente. Déjà, plus d’une centaine ont trouvé preneur. Dans l’ouvrage, 22 auteurs proposent leurs œuvres poétiques. Une centaine globalement, dont quelques œuvres évoquant la COVID-19. Comme En pandémie et Slam du confinement, de Jovette Bernier, ou L’aile des condamnés, de Pierre Poulin-Piel, ou encore Isolement, de Thérèse Duvieusart (« Long comme un jour sans pain, Dit le proverbe, Long comme un jour sans câlin, Répète l’écho, Long comme un jour sans amour, Crie chaque être humain »).

Parmi les 22 poètes de Bercer le rêve, notons la participation de Laureano Soares et Lise Dionne, de Saint-Bruno-de-Montarville, de Monique Gentilhomme, de Sainte-Julie, ainsi que de Pierre Poulin-Piel, de Saint-Basile-le-Grand. D’autres poètes sont de Mont-Saint-Hilaire, Beloeil, Montréal, Châteauguay, Saint-Hubert, Gatineau… La page couverture de la collection illustre une aquarelle de Micheline Beaudry.

M. Piel évoque une année de travail pour venir à bout de ce collectif. « Je suis très fier de ce recueil et du titre. Nous avons besoin de poèmes pour bercer nos rêves, besoin d’espoir, de positif », dit-il.

Que ce soit avec la fondation d’une société de poètes, la publication d’un recueil de poèmes ou encore la tenue de la Soirée Harpe et poésie, l’objectif reste toujours le même pour le Grandbasilois : vulgariser la poésie. « Vulgariser la poésie pour que cette forme d’écriture soit aussi accessible que le conte, la nouvelle, le roman… Nous sommes 22 poètes dans ce collectif, ce sont 22 façons différentes de créer la poésie », rappelle l’homme de 74 ans.

Il reprend : « Un poème est la photographie d’un moment, d’un instant d’émotions intérieures. Un poème permet de résumer en peu de mots ce que d’autres prendront la peine d’écrire dans un roman. »

Maison de la culture

Quand on aborde le projet de la Maison de la culture avec lui – une idée que le conseil municipal sortant de Saint-Basile-le-Grand a retenue pour le bâtiment acquis du 200, rue Principale – le principal intéressé avance que c’est « une super idée ». Il commente : « Je suis très content que la Ville ait acheté ça. Ça pourrait devenir un endroit chaleureux pour propager de la poésie, organiser des réunions, des lancements… Saint-Basile-le-Grand est une ville accueillante pour la poésie et les poètes. Une Maison de la culture, c’est le genre de beaux projets qui peuvent donner une identité à notre municipalité. »

Lancement en novembre

M. Piel sera aussi à la galerie AxArt de Drummondville, le 4 novembre, dans le cadre d’un vernissage et d’un lancement en compagnie de l’artiste peintre Nathalie Dupont. Inspiré des œuvres peintes, l’homme a mis sur le papier ses poèmes pour les accompagner. « Son travail m’a beaucoup touché », admet-il en entrevue.

Les animatrices du lancement, Christine Sauriol et Jovette Bernier, ont « travaillé fort pour la présentation ». Une prestation musicale accompagnait le lancement de dimanche dernier à Saint-Basile-le-Grand. Lyne Jodoin et le pianiste Alain Leblanc ont assuré la partie mélodieuse du lancement. Rappelons qu’Alain Leblanc a été directeur musical de Jean-Pierre Ferland durant plus de 12 ans. « Le lancement du recueil s’est très bien déroulé, d’autant plus que nous en profitions pour célébrer le dixième anniversaire de la SPUF », commente Christine Sauriol, qui assurait la coanimation de l’événement. Une centaine de personnes ont répondu présent au rendez-vous.

Le livre Bercer le rêve est disponible auprès de Pierre Poulin-Piel, par courriel à pierrepoulinpiel@hotmail.com ou par téléphone au 450 690-1019.

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