Travaux d’automne au potager

Travaux d’automne au potager
Line Marie Laurin, des Jardins communautaires de Saint-Basile-le-Grand (Photo : courtoisie)

Voici un avis important aux jardiniers : Si vous pensez que les travaux au potager sont terminés, détrompez-vous. Il reste bien des heures de plaisir, comme vous verrez dans cette chronique.

Une chronique de Line Marie Laurin,
des Jardins communautaires de Saint-Basile-le-Grand

Mais d’abord, faisons un peu de ménage. La saison chaude et humide nous a amené plusieurs maladies : virus et moisissures auront fait noircir et tomber prématurément les feuilles de vos plants. Ramassez celles-ci et éliminez-les. Le froid ou le compostage ne vous débarrasseront pas nécessairement des spores ni ne détruiront les œufs d’insectes ayant attaqué vos plantes.

Certaines plantes alimentaires vivaces, telles les asperges et les topinambours, peuvent être rabattues à quelques centimètres du sol, permettant de désherber entre les plants. On profitera de cette opération pour étendre une couche de compost aux asperges; elles vous en remercieront au printemps.

Parlant de printemps, on pourra penser à la récolte 2023 en faisant la cueillette de semences.

Mon plant de basilic, que j’ai transformé en pesto et congelé dans des bacs à glaçons, m’a fait cadeau de nombreuses semences que je conserverai au frigo, après un séchage à l’air libre, un nettoyage (en les passant au tamis) et un ensachage. Mes contenants, bien identifiés, sont faits à partir de papier journal. On peut aussi récupérer les bouteilles de médicaments. D’ailleurs, on trouve souvent dans les emballages de produits pharmaceutiques, des sachets dessicants. Ajoutez-les à vos contenants de semis, car, avec le temps, l’humidité met en péril le pouvoir de germination des graines récoltées.

D’autres légumes et fines herbes peuvent être récoltés pour leurs semences : coriandre, capucines, haricots, fèves, courges et, bien sûr, les tomates. Quel bonheur de semer, à l’intérieur en mars, les graines de tomates récoltées à l’automne! L’opération se fait à partir d’une tomate exempte de maladie que l’on aura laissée mûrir longtemps sur le plant. Utilisez une variété non hybridée si vous désirez avoir un clone parfait. Sinon, le résultat sera différent, mais parfaitement comestible. Prélevez la chair, ajoutez un peu d’eau et versez dans un bocal placé au soleil. Agitez chaque jour et filtrez après une semaine de ce traitement. Cette opération permet de dégager plus facilement les téguments autour des graines. Asséchez parfaitement celles-ci sur du papier buvard et ensachez.

C’est aussi le moment de planter l’ail. Pour la première récolte, utilisez des gousses vendues en jardinerie; vous en connaîtrez la provenance et la variété. Par la suite, après avoir cueilli les fleurs d’ail, fin juin, vous pourrez conserver quelques caïeux récoltés et les replanter à l’automne. Au fait, pas besoin d’avoir un potager pour cultiver l’ail; il est très décoratif dans une plate-bande fleurie!

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