Tous savoir sur la culture de la pomme

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Par Frédéric Khalkhal
Tous savoir sur la culture de la pomme
Ce sont près de 150 personnes qui se sont inscrites aux portes ouvertes du verger expérimental de l’IRDA, mardi dernier. (Photo : Frédéric Khalkhal)

Le verger expérimental de l’IRDA, situé au cœur du parc national du Mont-Saint-Bruno, ouvrait ses portes au public exceptionnellement mardi après-midi.

Les chercheurs et leurs équipes de l’IRDA ouvraient mardi au public leur verger situé sur les flancs de la montagne à Saint-Bruno-de-Montarville. Pendant une demi-journée, l’Institut a présenté une série de démonstrations des initiatives en cours dans ses champs expérimentaux à près de 150 personnes.

Ce sont neuf spécialistes qui ont «fourni, à travers 10 stations dans le verger, des informations sur la culture de la pomme. La production sous filets, pour des pommes sans pesticides et à l’abri de la grêle; comment lutter contre le feu bactérien; lutte biologique à la tordeuse à bandes obliques et au carpocapse de la pomme; le verger de pommiers multiaxes; tavelure : comment la traiter sans se faire laver… Vous voyez peut-être là des noms qui vous sont totalement étrangers, mais il n’en était rien du public venu nombreux à l’invitation de l’IRDA.

Parmi les visiteurs, qui s’étaient inscrits sur le site de l’IRDA gratuitement, il y avait quasiment exclusivement des professionnels œuvrant dans la pomiculture ou plus largement provenant du milieu agricole, comme ce producteur de bleuets de Granby : « Cette initiative est très intéressante. Même si je ne cultive pas la pomme, mais le bleuet, je trouve ici beaucoup d’idées afin d’améliorer ma rentabilité tout en respectant l’environnement. »

Des employés du MAPAQ faisaient également partie de la visite pour améliorer leur expertise dans la culture de la pomme. « Les connaissances dans le milieu évoluent tous les jours. Nous venons chercher ici une expertise qui nous permet d’améliorer nos échanges avec les assurances. »

Bien évidemment, un tel rendez-vous était aussi destiné aux pomiculteurs venus en grand nombre. « On en apprend tous les jours, indiquait au journal l’un d’entre eux venu de l’Outaouais. Je suis en transition vers une culture biologique. Si on a le savoir, c’est plus facile de procéder. La recherche progresse tout le temps et cultiver la pomme de manière biologique, c’est plus facile aujourd’hui qu’il y a 20 ans. »

Un centre de recherche unique

L’IRDA, basé à Saint-Bruno-de-Montarville, a organisé à travers ces portes ouvertes l’un de ses plus gros événements de la sorte. Pour Éric Dion, directeur des communications, « nos chercheurs ont des événements assez régulièrement avec des producteurs un peu partout au Québec. Ces échanges sont toujours une opportunité de rencontrer des conseillers spécialistes dans leur domaine. »

Une grande vague de projets a permis à l’IRDA de développer, en collaboration avec de nombreux partenaires, des solutions concrètes pour contribuer à l’essor de la production de pommes au Québec.

« Il y a encore beaucoup d’opportunités pour des produits agrochimiques efficaces et respectueux de l’environnement. Nous ne sommes pas en guerre contre ces produits, certains peuvent être pertinents. » – Éric Dion

L’Institut possède d’ailleurs avec son verger expérimental des pommiers d’exception. « Nous avons la chance d’avoir une section du verger qui est patrimoniale, un héritage de la communauté religieuse qui vivait ici auparavant et qui nous a cédé cette parcelle », de préciser M. Dion.

L’IRDA est un institut de recherche et de développement qui a pour mission de soutenir le développement d’une agriculture durable au Québec en favorisant le recours à l’innovation et aux partenariats. Il est d’ailleurs reconnu comme le chef de file en matière de recherche et de développement en agroenvironnement au Québec.

Pas toujours biologique

Même si l’Institut recherche une agriculture la plus saine possible pour l’environnement, il précise bien sur son site que sa mission est « l’optimisation des pulvérisations et la diversification des modes d’intervention pour la réduction de l’empreinte environnementale de la pomiculture québécoise ».

La chose est claire pour M. Dion : « Notre intérêt est de réduire les pesticides dans toutes les cultures, notamment celle de la pomme, et de trouver les moyens d’y parvenir. Nous prônons une utilisation plus judicieuse des produits chimiques, sans les bannir complètement. Il y a encore beaucoup d’opportunités pour des produits agrochimiques efficaces et respectueux de l’environnement. Nous ne sommes pas en guerre contre ces produits, certains peuvent être pertinents. Il est important aussi de faire une présentation aux producteurs et de leur laisser le choix. »

Autocueillette

Les 6 000 à 8 000 pommiers du verger de l’IRDA seront prêts à l’automne à ouvrir encore une fois leurs portes, mais pour l’autocueillette, cette fois. En effet, chaque année, l’Institut propose au public de venir récolter les fruits de son travail.

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