Tâter le terrain électoral à Saint-Basile-le-Grand

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Par Frank Rodi
Tâter le terrain électoral à Saint-Basile-le-Grand
En 2021, les assemblées régulières devraient avoir lieu dans la mairie rénovée et agrandie, mais tout dépend de la pandémie. (Photo : archives)

Élections municipales en 2021

Les prochaines élections municipales auront lieu le dimanche 7 novembre 2021, soit dans moins d’un an. À quoi faut-il s’attendre à Saint-Basile-le-Grand? 

Tout d’abord, pour la Ville de Saint-Basile-le-Grand, le Parti grandbasilois est le seul parti enregistré au DGE.

Le Parti grandbasilois

En 2017, celui qui est le maire actuel de Saint-Basile-le-Grand, Yves Lessard, n’était pas le seul à briguer la mairie. Le chef du Parti grandbasilois, Maurice Cantin, de même qu’André Métivier, étaient aussi dans la course. Le journal Les Versants a contacté M. Cantin pour connaître ses intentions en 2021. « Bien que nous n’ayons maintenant aucun élu(e) au conseil, nous sommes en restructuration et prévoyons présenter une équipe complète au prochain scrutin », annonce-t-il. En 2017, Maurice Cantin était entouré des candidats Florent Fortier, Chantal Éthier, Valérie Sirois, Line Marie Laurin, Normand Dieumegarde et Jacques Fafard. Soulignons que M. Fafard est décédé en juin dernier. Quand on lui demande s’il a l’intention de briguer l’Hôtel de Ville à nouveau, M. Cantin dit être actuellement en sérieuse réflexion. « Je dois cependant m’assurer que je pourrai remplir certaines obligations familiales », conclut-il.

Par ailleurs, il faut savoir que le conseil municipal actuellement en place à Saint-Basile est composé de sept élus indépendants. Le maire, Yves Lessard, autant que les six conseillers, Josée LaForest, Line Marie Laurin, Denis Vézina, Richard Pelletier, Guy Lacroix et Émile Henri, sont indépendants. Ils ne représentent aucun parti politique. Par contre, lors des élections municipales de 2017, Line Marie Laurin ainsi que Valérie Sirois, deux membres du Parti grandbasilois, avaient été élues par la population.

Et maintenant?

Maintenant, à un an de cette prochaine élection, à quoi faut-il s’attendre? Qui sera dans la course? Quelles sont les forces en présence? Quels élus se représenteront et qui laissera sa place? « Vous êtes tôt pour ces questions, mais c’est légitime, affirme le conseiller du district 4, Richard Pelletier. Je vais vous répondre en toute franchise. Le sujet n’a pas encore été abordé entre nous, au conseil. Jamais. »

Le dimanche 7 novembre 2021

C’est la date de la prochaine élection municipale.

C’est une réponse semblable que nous donne le maire Lessard. « C’est dans un an… c’est loin. Mais en politique, une année, ce n’est pas loin! Franchement, c’est un sujet qui n’a pas encore été abordé, qui n’est même pas venu sur le tapis encore. Les décisions viendront après les Fêtes, au printemps, peut-être cet été. » Notons que la pandémie et le confinement ont pris tout l’espace depuis les huit derniers mois. Plus personnellement, Richard Pelletier confie qu’il ne sait pas pour l’instant de quel côté de la balance sa décision penchera. Il hésite. « Les journées paires, j’ai le goût de poursuivre, d’être au cœur de l’action, de rencontrer des citoyens intéressés… Les journées impaires, je me dis que j’ai tellement de projets en tête et jamais suffisamment de temps pour les réaliser, les obligations municipales étant très exigeantes », répond celui qui est président de la Société d’histoire de Saint-Basile.

Yves Lessard estime qu’il sera là tant et aussi longtemps qu’il pourra apporter une contribution réelle et qu’il aura la motivation pour continuer. Au téléphone, il évoque d’autres projets, d’autres préoccupations qui occuperont son temps si jamais il décidait de se retirer de la politique. « Si je pars, je ne veux pas que les gens pensent que c’est à cause de mon âge. J’ai une ferme. J’ai une terre, sur laquelle je bûche mon bois. C’est un grand plaisir pour moi, un moment d’évasion. Par contre, malgré mon âge, je suis encore en forme et capable de travailler en collectivité. C’est encore motivant », exprime M. Lessard, dont l’âge est identique à celui de Joe Biden, le nouveau président américain.

Il faut dire que le conseil municipal se prépare à entrer en rencontres budgétaires, des « moments intenses » qui n’aboutiront qu’au début de décembre. « Le confinement a beaucoup diminué les rencontres informelles, celles où les intentions s’échangent autour d’un café, soutient M. Pelletier. Il est clair que les intentions s’exprimeront en 2021. »

Des changements

Depuis le scrutin de 2017, Valérie Sirois a remis sa démission le 29 octobre 2018, soit moins d’un an après avoir remporté ses élections. Puis, en janvier 2019, Line Marie Laurin décidait de siéger à titre d’élue indépendante. Dernière représentante au pouvoir du parti de Bernard Gagnon, Mme Laurin officialisait ainsi sa démission du Parti grandbasilois. C’est Denis Vézina qui occupe le poste laissé vacant par Valérie Sirois. M. Vézina a été élu dans le district 3 le 3 mars 2019, à la suite d’une élection partielle entre six candidats. D’où l’indépendance de chacun des membres du conseil municipal, au moment d’écrire ces lignes.

Autre aspect à prendre en considération, en 2017, lors de leur victoire, certains membres du conseil actuel faisaient leurs premiers pas dans la sphère politique : Richard Pelletier, Guy Lacroix et Émile Henri, âgé de 21 ans lors de son élection. Au lendemain de son gain, Denis Vézina effectuait aussi ses débuts. Pour Josée LaForest et Line Marie Laurin, et le maire Yves Lessard, la politique municipale n’a presque plus de secrets.

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