Une surfaceuse sans pilote bientôt à Sainte-Julie
L’aréna de Sainte-Julie sera le théâtre d’un projet-pilote dans le cadre duquel seront testés des buts dirigés par une télécommande et une surfaceuse électrique sans conducteur.
« Pour nous, c’est une grosse innovation. Que Sainte-Julie soit l’hôte [des projets-pilotes], c’est une fierté », a indiqué aux Versants Marc Parent, gestionnaire des opérations au Centre de la culture et du sport de Sainte-Julie (CCSSJ).
« Que Sainte-Julie soit l’hôte [des projets-pilotes], c’est une fierté. » – Marc Parent
L’organisme sans but lucratif, qui gère l’aréna de Sainte-Julie, a déjà fait l’achat d’une paire de buts électriques. En ce qui a trait à la surfaceuse intelligente, Sainte-Julie accueillera des tests, mais la CCSSJ n’en a pas encore fait l’achat. C’est l’entreprise Phaneuf International, basée à Longueuil, qui a imaginé cette technologie.
Après avoir rencontré l’équipe de Phaneuf International dans un congrès, Marc Parent a fait connaître à l’entreprise son désir de participer au projet-pilote. « Ce sont des gars super cool, dynamiques. Avec eux, ç’a cliqué, a dit M. Parent. Comme on est à Sainte-Julie, ils ont vu tout de suite l’opportunité. On est carrément dans leur zone géographique. »
Douze fois plus cher
L’aréna de Sainte-Julie devrait recevoir les buts électriques au cours des prochains mois. Même si une paire de buts coûte 24 000 $, soit environ 12 fois le prix de deux buts conventionnels, M. Parent est convaincu qu’il s’agit d’un bon investissement, puisqu’il épargnera en main-d’œuvre. « Les buts intelligents, on calcule que ça va être rentable. On a évalué à deux ou trois ans notre retour sur investissement. C’est très rapide », a-t-il soutenu.
En vertu d’une entente avec Phaneuf International, l’entreprise a obtenu la paire de buts pour 10 000 $. Si les buts sont actuellement dirigés à l’aide d’une télécommande, Phaneuf international prévoit les rendre autonomes, si bien qu’ils pourraient se déplacer à l’approche de la surfaceuse, par exemple.
En ce qui concerne la surfaceuse intelligente, les patineurs de Sainte-Julie pourront apprécier cette nouvelle technologie d’ici la fin de 2020.
Une meilleure glace
« En temps réel, la surfaceuse sera en mesure d’évaluer ce qu’elle a besoin de faire. Ça optimise la qualité de la glace, car elle va aller plus en profondeur », a d’ailleurs affirmé M. Parent.
Autant dans le cas des buts électriques que de la surfaceuse autonome, le gestionnaire souligne qu’ils permettront de réduire les risques liés aux accidents de travail. « Un opérateur ou un aide-opérateur, plus il va sur la patinoire, plus il risque de tomber et de se blesser. Si tu tombes d’une surfaceuse, ça peut aller jusqu’à la mort. Il y en a déjà eu. »
Pas question pour l’instant de faire l’achat de la surfaceuse, prévient cependant M. Parent. Son coût est d’environ 300 000 $, soit environ le double d’une surfaceuse conventionnelle. « La surfaceuse, je serai beaucoup plus prudent. Je ne suis pas prêt à l’acheter, mais j’ai promis que j’allais travailler avec eux. »
Question aux lecteurs : Croyez-vous que cette technologie a de l’avenir?


