Un drame évité de peu

Un incident qui aurait pu coûter la vie d’un homme s’est terminé de belle façon le vendredi 9 décembre dernier, au Collège Trinité.
Luc Desgroseillers a eu de la chance dans sa mésaventure. Le 9 décembre, vers 21 h, alors qu’il jouait avec l’Association de soccer de Saint-Bruno qui avait loué les locaux du Collège Trinité, il a été victime d’un arrêt cardiaque.
« Je ne me rappelle de rien. Je jouais et j’ai perdu connaissance. Mes collègues m’ont raconté ce qui s’était passé alors que j’étais en arrêt respiratoire. Je ne me rappelle que du moment où j’ai repris connaissance à l’hôpital. Pourtant, mes camarades m’ont dit que j’étais conscient lorsque les ambulanciers sont arrivés et que je répondais correctement à leurs questions », explique M. Desgroseillers, qui, après cinq jours passés à l’hôpital Charles Le Moyne, est rentré chez lui, au repos forcé.

« Je crois que j’ai fait cette attaque à la bonne place, entouré des bonnes personnes à qui je dis un immense merci. Je leur dois une fière chandelle. » – Luc Desgroseillers

 Une aide précieuse

En voyant l’homme tomber, Jean-Marc Bruneau, gardien au Collège Trinité, et Khalil Essadik, joueur de l’équipe, ont immédiatement fait les bons gestes.
Par un merveilleux hasard, des pompiers de l’Institut de protection contre les Incendies du Québec (IPCIQ) étaient en formation sur les lieux et ont donc répondu rapidement à l’appel d’assistance lancé par M. Bruneau. Ils ont pratiqué les premières manœuvres et ont utilisé le défibrillateur du Collège Trinité.
« Le collège a acquis un défibrillateur il y a trois ans à la suite de la mort d’une personne qui avait eu lieu dans un aréna au Québec il y a quelques années. Nous ne voulions pas que cela se passe chez nous. C’est la première fois qu’il était utilisé et d’après les premiers répondants, c’est ce qui a sauvé la vie à M. Desgroseillers », explique le Collège.
À l’hôpital, les médecins ont observé chez le patient un rétrécissement d’une artère,mais aucune anomalie du côté du cœur et surtout, aucune séquelle.
« Je crois que j’ai fait cette attaque à la bonne place, entouré des bonnes personnes à qui je dis un immense merci. Je leur dois une fière chandelle. Le concierge, les pompiers, les collègues, sans eux, je ne serais plus là.»

 En forme

À 62 ans, le conjoint de Josée Harel était pourtant en forme. Rien ne laissait croire à un tel incident. « Lorsque’on m’a contactée, c’était un peu irréel. Je pensais qu’il s’était cassé quelque chose. À 62 ans, il est très en forme, et il y a une belle longévité dans sa famille. Je remets en cause la nourriture que je fais. En tous les cas, je ne remercierai jamais assez les personnes qui étaient présentes ce soir-là et qui ont fait tout ce qu’il fallait faire. Merci! » explique-t-elle.
Maintenant, M. Desgroseillers se repose de toutes ces émotions, mais il attend déjà avec impatience que son cardiologue lui permette de reprendre son activité. «Si le cardiologue le permet, je retrouverai mes collègues. » Plusieurs d’entre eux sont d’ailleurs allés lui rendre visite à l’hôpital.