Un changement difficilement acceptable

Tennis à Saint-Bruno-de-Montarville

 
Cette année, l’Académie de tennis Bernard-Dagenais a décidé de ne pas participer au plus récent appel d’offres concernant les services professionnels au programme de tennis (voir autre texte), mais deux de ses instructeurs ont souhaité poursuivre le développement du tennis à Saint-Bruno-de-Montarville, sans succès.
Jean Riendeau et Bertrand Gauthier ont été entraîneurs pour l’Académie de tennis Bernard-Dagenais (ATBD), respectivement pendant quatre et sept ans. Ils ont soumissionné pour l’appel d’offres, mais ne s’expliquent pas le choix de la Ville, qui a opté pour Tennis 40-0. « Nous avons soumissionné par l’entremise d’une firme de loisirs spécialisée dans le domaine, Gestion Vincent & Limoges (GVL), mais une autre compagnie a été préférée à la nôtre », indique au journal Jean Riendeau.

« Nous ne changerons rien à la décision qui a été prise et ne voulons pas partir en guerre contre Tennis 40-0. L’objectif reste le même : le développement du tennis à Saint-Bruno. Par contre, nous voulons des réponses à nos questions. » – Jean Riendeau

D’après les explications données par la Ville, les soumissions de ce dossier ont été évaluées suivant un système de pondération et d’évaluation à deux étapes selon un rapport qualité/prix. « En résumé, la première étape est l’évaluation qualitative et la deuxième, l’évaluation du prix pour les soumissions ayant reçu au moins la note de 70 % concernant l’évaluation qualitative, aussi appelée « pointage intérimaire ». Deux enveloppes scellées et opaques, dont une contenant l’offre de prix seulement, doivent obligatoirement être transmises par les soumissionnaires », explique la directrice des communications de la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville, Suzanne Le Blanc.
Elle poursuit : « Les soumissions ont été évaluées par un comité de sélection afin d’établir le meilleur pointage (rapport qualité/prix) suivant les critères de pondération et d’évaluation définis en utilisant une grille d’analyse jointe à l’appel d’offres. Le comité de sélection a effectué l’évaluation de la qualité des offres sans connaître les offres de prix. Le soumissionnaire GVL n’a pas reçu la note de 70 %. »
Incompréhension
Du côté des entraîneurs Jean Riendeau et Bertrand Gauthier, de GVL, et même de Bernard Dagenais, c’est la consternation parce que tous ces gens ne s’expliquent pas cette décision. « Notre enveloppe qualitative était non conforme, c’est la raison pour laquelle notre enveloppe quantitative n’a même pas été ouverte. Mais pourquoi était-elle non conforme, pourquoi nous n’avons pas atteint la note de 70 %? Pour l’instant, impossible de savoir. Nous sommes à la recherche d’explications et la Ville nous a dit qu’elle reviendrait avec des réponses d’ici la mi-mai », souligne Jean Riendeau, pour qui il y a anguille sous roche.
Une pétition a également circulé au cours de l’hiver pour le retour de l’ATBD au printemps; une pétition qui aurait déplu à certains, toujours selon M. Riendeau.
Plus que du tennis
« Je suis déçu pour mes entraîneurs, qui exerçaient à Saint-Bruno depuis quelques années déjà. Nous n’avons jamais eu de plaintes. Jean offrait du temps. C’était son dada d’enseigner aux jeunes : il leur donnait des conseils de nutrition et de psychologie. Il apportait une autre dimension à l’enseignement qui plaisait beaucoup aux enfants et à leurs parents », ajoute Bernard Dagenais. Jean Riendeau corrigeait même les fautes de français des élèves dans leurs cahiers d’exercices, un autre aspect fort apprécié. « Nous étions un groupe d’entraîneurs exceptionnels. C’était plus que le tennis. J’ai entraîné des athlètes olympiques, alors je sais ce qu’est un rêve. J’ai amené certains jeunes à Montréal l’an dernier pour l’ouverture de la Maison olympique. Un beau souvenir pour tous. Tout était dans les petits détails », révèle M. Riendeau.
« Nous ne changerons rien à la décision qui a été prise et ne voulons pas partir en guerre contre Tennis 40-0. L’objectif reste le même : le développement du tennis à Saint-Bruno. On va les laisser faire leur session. Par contre, nous voulons des réponses à nos questions. Je sais que nos prix sont équivalents. Les parents ont toujours été satisfaits de notre travail avec l’ATBD. Mais cette note de 70 % non atteinte… si nous avons fait une erreur, si nous avons oublié un document, une signature, nous souhaitons le savoir pour éviter de la répéter la prochaine fois », de conclure Jean Riendeau.