Trois Grandbasiloises aux Jeux du Canada
Balle rapide
Pamela Gladu, Kim Zimmer et Mélissa LaForest s’apprêtent à accomplir un rêve. Les trois Grandbasiloises seront des Jeux du Canada en balle rapide, à Winnipeg, du 7 au 13 août avec la formation des Rebelles du Québec U21.
Les Rebelles U21 sont composées des meilleures athlètes de la province, nées en 1998, 1997 et 1996, afin de représenter le Québec sur les scènes nationale et internationale. Cette année, le club prendra part aux Jeux du Canada, à Winnipeg, au Manitoba. Trois des 15 filles de l’équipe sont originaires de Saint-Basile-le-Grand. « C’est un défi qui vous est lancé. J’ose croire que vous allez prendre tous les moyens pour gagner. Vous avez 18 000 citoyens derrière vous », a mentionné le maire de Saint-Basile-le-Grand, Bernard Gagnon, lors de l’assemblée du 3 juillet. À la suite d’une demande des trois filles, le conseil municipal a consenti à offrir une subvention de 500 $ aux Rebelles du Québec U21.
« C’est l’aboutissement de plusieurs efforts et sacrifices. »- Pamela Gladu
Pour chacune d’entre elles, il s’agira d’une première présence aux Jeux du Canada, une compétition qui a lieu aux quatre ans.
Pamela Gladu
« C’est l’aboutissement de plusieurs efforts et sacrifices, l’aboutissement de ce que nous avons vécu, en tant que groupe, au cours des six dernières années sur l’équipe du Québec. C’était un objectif d’équipe de participer aux Jeux du Canada », mentionne au Journal de Saint-Basile Pamela Gladu. La jeune femme de 19 ans, receveuse pour les Rebelles, a déjà mis la main sur la bourse Marie-Ève-Arcand. Un honneur attribué annuellement à l’athlète du programme Élite des formations du Québec qui s’est le plus illustrée par sa persévérance, son leadership et ses réalisations, autant sur le terrain qu’à l’extérieur. C’était en 2013. Pamela a commencé à jouer au softball dès l’âge de six ans. Elle se décrit comme une athlète disciplinée et persévérante.
Kim Zimmer
Pour Kim Zimmer, la qualification aux Jeux du Canada représente « l’aboutissement de tout ce qui a été fait depuis les dernières années » : plusieurs entraînements par semaine, même en hiver, lorsque le groupe est allé en Floride pour une semaine de perfectionnement. La Grandbasiloise, qui joue au 2 coussin, ajoute : « Depuis le début du mois de juin, nous ne sommes jamais à la maison les fins de semaine. Nos entraîneurs nous ont vendu cette idée des Jeux du Canada, nous ont dit de visualiser cet événement et aujourd’hui, l’objectif de notre formation est atteint. C’est réel », explique la sportive de 19 ans.
Le groupe d’entraîneurs est composé de Daniel Joly, Normand Cotnoir, Marc-Olivier Dagenais ainsi que Marie-Pierre Huot.
Mélissa LaForest
« C’est un accomplissement! » lance Mélissa LaForest, qui partage son temps sur le terrain entre le monticule, le 1 et le 3 but, selon les besoins de l’organisation. « Nous sommes en préparation pour les Jeux du Canada depuis maintenant quatre ans. Pendant cette période, certaines filles ont quitté le club, d’autres sont arrivées, mais il y a un noyau, dont nous faisons partie toutes les trois, qui est là depuis fort longtemps. Nous partageons le même but, la même mission », souligne celle qui est âgée de 20 ans.
Les Rebelles du Québec seront les seules représentantes de la province lors des Jeux du Canada de balle rapide. Elles seront en compétition face aux autres provinces canadiennes. Neuf matchs de la ronde préliminaire sont au calendrier pour les Rebelles, dont le premier contre l’Alberta, et le dernier disputé au Nouveau-Brunswick. « L’objectif, c’est la médaille d’or! » clament ensemble les trois citoyennes de Saint-Basile-le-Grand.
Jeux olympiques
La balle rapide féminine sera de retour aux Jeux olympiques en 2020, au Japon. Cette discipline a été présente lors des Jeux de 1996, 2000, 2004 et 2008. À chacun de ces Jeux, le Québec était présent au sein de la délégation canadienne de balle rapide. Certaines filles des Rebelles vont tenter le coup, mais ni Kim, Pamela ou encore Mélissa. Les trois sont unanimes : « Notre corps ne suit plus. Notre corps a de la difficulté et nous traînons des blessures. Nous souhaitons prendre le temps de guérir ces bobos. » Pamela poursuit : « Nous voulons passer à autre chose après les Jeux du Canada. C’est là où nous sommes rendues. Il n’y a pas juste la balle dans la vie. C’est le moment pour nous de travailler, de voler de nos propres ailes. Je crois que nous avons assez donné. »
Rappelons que le mois dernier, la Ville rendait hommage à quatre Grandbasiloises de l’équipe de ringuette Rive-Sud cadette AA, Charlotte Picard, Audréanne Lavoie, Sarah-Kim Boutin de même que Stéphanie Jean, qui ont décroché une médaille d’argent lors du Championnat canadien de ringuette.


