Sainte-Julie: Louis-Félix Deschamps, parmi les meilleurs karatéka
Le Julievillois Louis-Félix Deschamps n’en est pas à son dernier ni à son premier combat. Le karatéka affiche un parcours remarquable depuis plus de dix ans et caresse de grands rêves pour les années à venir.
À l’âge de sept ans, alors qu’il était un gamin plutôt timide qui ne se démarquait pas dans les sports d’équipe, Louis-Félix a suivi sa mère, qui pratiquait déjà le karaté. « Vers l’âge de neuf ans, j’ai eu une professeure qui m’a incité à m’initier à la pratique des combats. J’étais très gêné au début, mais rapidement, j’y ai pris goût », raconte-t-il.
De fil en aiguille, le jeune s’est développé comme athlète. À sa deuxième année d’essai pour l’équipe du Québec, il a été sélectionné à l’âge de 13 ans. Puis, vers l’âge de 17 ans, alors qu’il se trouvait parmi les quatre meilleurs athlètes du Canada dans sa catégorie, il a intégré l’équipe nationale. « Quand tu es l’un des deux meilleurs athlètes, c’est là que tu peux commencer les compétitions à l’international », explique-t-il.
Plus récemment, le jeune de 20 ans a représenté l’équipe du Canada aux Jeux panaméricains juniors, qui se sont déroulés du 21 au 23 août 2025, à Asuncion, au Paraguay.
« Faire des compétitions à l’international, c’est d’abord et avant tout une expérience sociale de feu. Ce sont des souvenirs et des rencontres qui resteront gravés dans ma mémoire pour toujours », exprime-t-il, reconnaissant d’avoir cette chance.
L’équipe derrière l’individu
Si le karaté est un sport qui se pratique individuellement, l’esprit d’équipe lors des compétitions majeures est très présent, raconte l’athlète. « Il y a un esprit de groupe, de famille qui se crée quand tu quittes une vingtaine d’athlètes pour représenter le Canada à l’international. »
Au fil de son évolution, Louis-Félix a participé à des compétitions internationales au Brésil, en Italie et au Mexique.
Dans les prochaines semaines, Louis-Félix s’envolera pour Halifax afin de participer à la compétition la plus importante de son année, celle qui révèlera son classement sur la scène nationale. Il s’agit des Championnats nationaux de karaté, du 20 au 22 février 2026, au Convention Centre de Halifax, en Nouvelle-Écosse.
Il faut savoir que cette position détermine sa place sur l’équipe nationale pour ensuite, le cas échéant, lui permettre d’accéder aux compétitions internationales. Le plus grand rêve du karatéka serait de terminer dans les cinq premiers athlètes lors des mondiaux. « À ma dernière participation, j’ai terminé dans le top 9. Je pense donc qu’avec du travail, c’est quelque chose de réaliste. »
Des heures d’entraînement
Le Julievillois s’entraîne à quelques minutes de sa maison, au Dojo Kazoku. Il enseigne également aux plus jeunes. C’est donc pour lui une chance, comme athlète, de pouvoir pratiquer son sport près de chez lui.
Avec quatre séances par semaine au Dojo Kazoku, puis d’autres entraînements musculaires ou cardiovasculaires, Louis-Félix doit aussi maintenir un poids donné pour respecter sa catégorie de compétition. « C’est difficile pour moi. Je dois limiter mes entraînements musculaires, car je gagne rapidement de la masse », explique-t-il.
Un changement de catégorie de poids l’obligerait à renoncer aux qualifications qu’il obtient année après année. Les athlètes de karaté, comme dans plusieurs autres sports de combat, sont catégorisés selon leur âge et leur poids. Louis-Félix compétitionne chez les U21 et les séniors dans la catégorie de poids des moins de 84 kg.
