Sainte-Julie : l’avironneuse Maylie Valiquette excelle
Aviron Canada a décerné le prix de l’athlète par excellence pour l’année 2025 chez les moins de 23 ans à la Julievilloise Maylie Valiquette.
« Ce titre représente beaucoup pour moi. Jusqu’à présent, c’est le plus grand honneur que j’ai reçu dans ma carrière », mentionne au journal Maylie Valiquette.
Rappelons que Maylie Valiquette s’entraîne avec l’équipe de l’Université du Tennessee, où elle poursuit ses études.
Maylie Valiquette a été choisie athlète par excellence en aviron chez les moins de 23 ans. Elle a raflé ce titre grâce à ses performances lors des Championnats mondiaux des U23, qui se déroulaient l’été dernier à Poznan, en Pologne.
L’avironneuse faisait partie de l’équipage canadien de huit athlètes qui a décroché la médaille d’argent à ces championnats. La jeune femme a aussi enregistré un quatrième échelon en deux de pointe au cours de ce même rendez-vous.
La sportive dit s’être présentée aux essais déterminée à percer l’équipe U23. « Je pense que mon progrès au sein de l’équipe aux États-Unis, à l’Université du Tennessee, m’a beaucoup aidée au cours des deux dernières années. D’avoir pu représenter le Canada trois fois cet été, en huit de pointe et en double de pointe aux Championnats du monde, puis en huit de pointe aux Jeux panaméricains juniors, a été un grand honneur pour moi. Je pense que toutes ces belles reconnaissances m’ont donné un boost pour les prochaines années! J’ai vraiment hâte de voir ce que je vais accomplir dans l’avenir », explique Maylie Valiquette.
Pour les Jeux panaméricains juniors, son équipe a enregistré une 2e place. « Pour une première apparition sur la scène internationale, je pense que je me suis bien démarquée », insiste-t-elle.
Des félicitations
L’Association québécoise d’aviron a félicité Maylie sur ses réseaux sociaux pour sa nomination. Contacté par le journal, Aviron Québec dévoile quelques faits sur la lauréate. « Dès l’âge de 13 ans, Maylie a manifesté un intérêt pour l’aviron. Elle a insisté pour se soumettre aux tests de détection de talent, alors que ceux-ci sont habituellement réservés aux jeunes de 15 ans et plus. Sa détermination et son enthousiasme nous avaient immédiatement impressionnés. Avec le soutien de ses parents, Maylie n’a pas hésité à faire régulièrement les allers-retours entre Sainte-Julie, le Bassin olympique et le centre d’entraînement du Lac-Brome pour apprendre à ramer. Même après un chavirage lors de sa toute première expérience en skiff, elle est restée motivée. Ce mélange de persévérance, de passion et de talent représente les valeurs que nous souhaitons transmettre aux jeunes rameuses et rameurs du Québec », raconte le directeur général de l’Association, Rémi Couture.
Puis il ajoute. « La reconnaissance que Maylie a obtenue est d’autant plus belle que cette année est celle du 50ᵉ anniversaire de l’entrée des femmes aux Jeux olympiques d’aviron lors de l’édition de Montréal en 1976. Une page d’histoire que nous allons célébrer les 31 juillet et 1er août prochains au parc Jean-Drapeau, accompagnés par nos athlètes d’hier et d’aujourd’hui. »
Un travail d’équipe
Même si c’est elle qui reçoit les éloges d’Aviron Canada, Maylie n’oublie pas de souligner le travail de ses coéquipières. « L’aviron demeure un travail d’équipe, rappelle-t-elle. Sans la collaboration, l’engagement et le travail acharné de mes coéquipières, rien de tout cela n’aurait été possible. Je suis très reconnaissante d’avoir pu évoluer aux côtés de filles aussi déterminées et inspirantes. Pour une première apparition sur la scène internationale, je pense que nous avons su bien nous démarquer collectivement. »
Sa carrière se déroule bien. C’est ce que l’avironneuse de Sainte-Julie estime. Elle termine actuellement sa troisième année à l’Université du Tennessee, où elle s’entraîne en vue des compétitions universitaires à venir. « J’entre aussi dans la catégorie senior cette année, du côté international. J’ai hâte de voir comment je vais progresser dans cette nouvelle étape de mon parcours! » dit-elle.
Un défi à relever
La première fois que Maylie Valiquette a entendu parler d’aviron, elle ne connaissait pas du tout cette discipline. Mais avec son esprit compétitif, elle s’est vite aperçue que c’était l’occasion de relever un défi. « Ce sport inconnu m’a encore plus attirée, et je suis rapidement tombée en amour avec la compétition », raconte-t-elle.
Quand on lui demande ce qui fait d’elle une bonne avironneuse, l’étudiante de 22 ans répond sa vision à long terme et sa discipline dans la poursuite de ses objectifs. « En tant que capitaine de mon équipe au Tennessee, je cherche à influencer positivement mes coéquipières en agissant avec intention et avec le désir constant de progresser de la bonne façon. »
Jeux olympiques 2028
Selon Aviron Canada, Maylie Valiquette apparaît déjà comme une « sérieuse candidate » pour la sélection au sein de l’équipe féminine canadienne en prévision des Jeux olympiques de Los Angeles, en 2028.
L’avironneuse reste lucide. « Oui, je serai admissible, mais il reste encore plusieurs étapes à franchir. Je prends chaque moment une étape à la fois. Je vais continuer à progresser d’ici là et, si ça fonctionne, tant mieux! Sinon, 2032 pourrait toujours être une option », avance-t-elle.
Les études
Depuis deux ans, la résidente de Sainte-Julie étudie en administration à l’Université du Tennessee, qui lui a accordé une pleine bouse d’études. Elle a participé à plusieurs compétitions universitaires américaines en 2025 et a connu sa part de succès. Questionnée par le journal, elle nous mentionne qu’il lui reste une année après sa session actuelle. « Les études se passent bien. Je suis en train de compléter mon baccalauréat en gestion des affaires (Business Management), avec un collatéral en entrepreneuriat », précise l’athlète qui, lors de notre communication, était en Floride pour s’entraîner avec sa formation universitaire.
