Saint-Bruno: victoire dans la dernière seconde
L’équipe féminine mini AAA de l’Association de basketball de Saint-Bruno a tenu tête à sa rivale de Victoriaville jusqu’à la dernière seconde. Alors que les deux formations étaient à égalité, le tableau affichait un pointage de 30 à 30.
Emma, Anne-Sophie, Céleste, Diyala, Elitodo, Emily, Raphaëlle, Romy, Shanice, Stella, Sydney et Yulin ont livré toute une partie aux partisans présents. Par un travail d’équipe, coordonné afin d’empêcher une possession de la balle par l’adversaire, les cinq joueuses sur le terrain ont dû effectuer six passes avant que l’une d’entre elles ne décide de s’avancer au panier pour réussir un lancer en foulée, aussi appelé lay-up, menant ainsi sa formation à la victoire.
Croire que tout est possible
Il faut rappeler que le match n’a pas été enlevant qu’à la toute fin. À la mi-temps, les joueuses essuyaient un retard de dix points sur l’équipe de Victoriaville. « Toutes les filles avaient l’air de revenir à l’abattoir pour la demie. Notre rôle, c’était de leur faire croire que tout était encore possible, de garder la flamme animée. Il fallait réussir à leur faire voir le reste de la partie un panier à la fois », précise Alexandre Dumouchel, l’entraîneur de l’équipe.
Devant un groupe de jeunes joueuses qui, malgré leurs 11 ans, possède beaucoup d’expérience, Alexandre et Jessy Girard, responsable du programme compétitif, ont confiance aux filles sur le jeu. « On n’a pas un rôle de leur dire quoi faire sur le terrain. Elles savent quoi faire, elles essaient des choses », mentionne l’entraîneur.
Au cours des dernières années, cette équipe a vécu plusieurs parties dont le pointage final s’est décidé dans les dernières secondes. À noter que lors de la partie, alors qu’il ne restait que 50 secondes, les filles devaient encore rattraper un retard de trois points.
« Elles sont la preuve qu’au basket, tout est possible quand on y croit jusqu’au bout. Je le dis souvent, mais l’équipe qui veut le plus le ballon, c’est l’équipe qui va aller chercher la victoire », exprime le responsable du programme compétitif.
À la Place Bell
L’équipe féminine mini AAA a aussi eu la chance de jouer lors de l’événement NCAA à la Place Bell, tout comme ses confrères masculins. Les deux équipes y sont allées pour la victoire lors de ces affrontements d’une dizaine de minutes. « C’était beau de voir leur calme sur le terrain, malgré la foule et l’ambiance », explique Alexandre.
Des occasions de la sorte se présentent à l’Association de basket de Saint-Bruno, selon François Bibeau, président bénévole – Association de basketball de Saint-Bruno, en raison de la bonne réputation de l’organisme. C’est une fierté partagée par les athlètes qui reviennent, pour plusieurs, dans la ligue adulte ou même comme entraîneurs pour les plus petits.
Pas seulement un sport
L’objectif de cette association est aussi de continuer à développer les équipes féminines. « Il y aura toujours des garçons qui s’intéressent au sport, mais on a un défi de le garder attrayant pour les filles », explique François Bibeau.
Pour Alexandre, le basket, comme tous les autres sports pratiqués par les jeunes, est un apprentissage pour la vie. « Elles ne font pas que jouer au basketball, elles apprennent le travail d’équipe, à respecter ses limites, à développer de la confiance en soi », nomme l’entraîneur à titre d’exemple.
Parmi les valeurs de l’Association de basketball de Saint-Bruno, on souhaite développer les jeunes avant de développer des athlètes. « On le dit souvent, mais on veut que nos joueurs pratiquent d’autres sports. À un certain âge, se spécialiser augmente le risque de blessure. Pour nos joueurs, ça prend du repos l’été. Les jeunes peuvent aller jouer au soccer.
Ça va les aider à développer de meilleurs jeux de pieds, qui sont aussi essentiels sur un terrain de basket », explique Jessy, qui souhaite, comme Alexandre, que les terrains de basket ferment quelques semaines l’été pour laisser aux jeunes une pause méritée du sport qu’ils pratiquent.
