Saint-Bruno: vandalisme chez les Barons au parc Rabastalière

Le 27 novembre dernier, une remise utilisée par le Club de football des Barons a été incendiée au parc Rabastalière.

Selon les autorités, l’événement serait de nature criminelle. « C’est du vandalisme, il n’y a aucun doute là-dessus », explique Mélanie Cadorette, vice-présidente finances du Club de football des Barons.

Tout ce qui était rangé dans cette remise a été déclaré perte totale. Il est ici question d’articles acquis par l’équipe au fil des années pour tout le matériel d’entraînement et pour les parties, comme les matelas de protection, les ballons, les coussins de blocage. L’organisation s’était même récemment procuré une nouvelle chaîne stéréo. Le tout a été détruit par les flammes ou recouvert de suie.

Une famille « tissée serrée » 

« Il faut voir le positif, on avait peu de matériel neuf », mentionne Mme Cadorette, alors qu’elle et son équipe doivent tout racheter en vue de la prochaine saison qui débutera en mai. « Nous sommes une organisation bénévole. C’est énormément de travail, d’aller chercher des commanditaires tous les ans pour offrir un sport peu dispendieux pour les parents outre le frais d’inscription », témoigne la vice-présidente, qui donne parfois jusqu’à 30 heures de son temps par semaine pour les différents besoins du club. 

Elle témoigne toutefois de la belle solidarité de la communauté. « Les valeurs du football sont magiques. On est une petite famille tissée serrée », exprime-t-elle, reconnaissante de voir déjà des parents, des jeunes et des gens de la communauté l’approcher pour venir en aide à l’organisation. Elle raconte avoir même été approchée par d’autres équipes pour l’épauler. « Il y a une rivalité sur le terrain, mais on est une belle communauté! »

Dans l’incompréhension

Le défi sera de taille pour amasser les fonds nécessaires au remplacement de tout le matériel. Les assurances ne couvraient pas ce genre de sinistre. « Nous devrons donc travailler d’arrache-pied pour réussir à tout acheter en neuf. » Comme le mentionne Mélanie Cadorette, heureusement, l’équipement des joueurs, qui est entreposé à un autre endroit, n’a pas été endommagé.

« Nous avons une superbe collaboration avec la Ville, qui a été très proactive lorsque l’incendie est arrivé », précise-t-elle, rassurée de savoir son équipe soutenue de la sorte.

Le jeudi 27 novembre, en soirée, plusieurs jeunes se sont rendus sur les lieux alors que Mme Cadorette y était aussi. « Les jeunes et même les parents sont dans l’incompréhension. Certains vivent de la colère ou du découragement », relate la vice-présidente. Elle témoigne que certains jeunes ont craint que l’organisation ait été ciblée, mais elle se veut rassurante, mentionnant qu’aucun autre évènement de la sorte n’a eu lieu, à sa connaissance, dans les dernières années. « De l’extérieur, on ne voit pas ce qui est entreposé dans cette remise. » Selon les explications de Mme Cadorette, le feu qui s’est déclaré à l’intérieur du bâtiment aurait été causé par l’introduction d’un objet incendiaire par une petite ouverture. 

« Cet acte regrettable prive aujourd’hui des jeunes de leur équipement d’entraînement et entraîne des dommages importants, en plus de représenter un gaspillage de fonds publics », mentionne la Ville dans une communication Facebook visant à sensibiliser les citoyens que la protection des installations collectives dépend de tout un chacun.

Nouveau terrain

À la fin du mois de septembre, l’organisation des Barons de Saint-Bruno a retrouvé son terrain de football au parc Rabastalière. Après un an de travaux, un terrain synthétique a été inauguré, sur lequel tous peuvent jouer au football, au soccer et au baseball, ainsi qu’une piste d’athlétisme qui peut être fréquentée non seulement pour pratiquer la marche ou la course, mais aussi pour faire du vélo ou du patin à roues alignées.

D’autres travaux sont à prévoir pour l’ensemble du parc. La Ville rappelle que ces bâtiments et installations sont surveillés par caméras. Toute image d’un acte de vandalisme est analysée et transmise au SPAL, et en vertu du Code civil du Québec, les parents peuvent être tenus responsables des gestes posés par leur enfant mineur.