Saint-Bruno : une force de la nature à 95 ans

À 95 ans, Antoine Mansour n’a pas perdu la passion du tennis. En pleine forme, le fondateur d’une ligue amicale à Saint-Bruno-de-Montarville continue de jouer chaque semaine. Un rendez-vous qu’il ne manquerait pour rien au monde. 

Cela fait 33 ans qu’Antoine Mansour promeut le tennis à Saint-Bruno-de-Montarville. 

Trois fois par semaine l’été, et deux fois l’hiver, au Complexe sportif de Longueuil, l’homme décroche son téléphone pour rappeler aux membres de la ligue amicale qu’il a constituée, de venir jouer au parc Bisaillon.

Cette année, l’adepte de tennis, qui a eu 95 ans au début du mois, ne prendra plus à sa charge la mobilisation du groupe. Il se contentera tout simplement de jouer. « Je ne pratiquerai plus trois fois par semaine, désormais. Je vais y aller deux fois. C’est ma femme qui me le demande. Sinon moi, depuis que je me suis fait opérer du coeur en 2003, je suis en pleine forme. »

La poignée de main de M. Mansour est encore pleine de vigueur, sûrement la résultante de ses nombreuses années à serrer une raquette. 

Un exemple

Il est difficile de ne pas être admiratif devant cette force de la nature. Un jeudi, le journal est allé le voir jouer avec ses partenaires en double. 

« C’est ma référence. C’est mon partenaire. Quand on fait des rotations par équipe, nous, on ne change pas. Il est toujours là, fidèle au poste. Il est toujours le premier à donner l’exemple depuis très longtemps », d’indiquer Toufik, son partenaire de double. 

Pour ses adversaires du moment, l’admiration est tout aussi palpable. « Quand on aime on a toujours 20 ans. Antoine incarne l’infatigable juvénile inspirant », d’ajouter Louis-Paul. Pour Gilles, le petit nouveau du groupe, « C’est la deuxième fois que je viens. Et on m’avait prévenu. On a une force de la nature avec nous. Je suis très impressionné ». 

Dans le jeu, Antoine n’a rien perdu de sa combativité. Hors de question de perdre le point, mais toujours avec le sourire. « Mon objectif, c’est de pouvoir jouer jusqu’à l’âge de 103 ans. Après, j’arrêterai. Ma femme me demande d’y aller plus doucement, mais je suis parfaitement en forme. Alors cette année, j’ai accepté de ne plus m’occuper des appels téléphoniques et d’enlever une journée de tennis », d’annoncer cet enseignant d’anglais à la retraite. 

Un de ses plus beaux souvenirs tennistiques, c’est d’avoir joué en double avec Aleksandra Wozniak à l’âge de 83 ans, après avoir gagné un concours organisé par une banque. La championne canadienne était alors classée 157e joueuse mondiale.