Saint-Bruno : un projet gagnant de pistes de vélo de montagne au Collège Trinité
Le Collège Trinité a remporté le prix de l’Innovation dans la catégorie Initiative étudiante au secondaire grâce à son projet de pistes de vélo de montagne.
« Nous sommes très contents de ce prix-là, très fiers! Mais nous savons aussi que c’est un très grand privilège d’avoir ce terrain-là », commente le directeur de 3e secondaire et de la vie étudiante au Collège Trinité, Stéphane Larivée.
Rappelons qu’en 2024, le Collège Trinité, à Saint-Bruno-de-Montarville, a fait l’acquisition de près d’un million de pieds carrés du boisé qui l’entoure et qui appartenait aux Pères Trinitaires. L’école privée a bonifié son terrain en ajoutant tout le pourtour de son établissement, lequel se traduit par une partie du boisé derrière, des vergers et des friches. Sans cette transaction, le projet de pistes de vélo n’est pas le même, peut-être même qu’il n’existe pas. « C’est un beau tableau que nous avions en arrière de l’école, mais ce terrain-là ne faisait pas partie de l’identité de l’école », reconnaît Stéphane Larivée.
D’où l’importance de la préservation et de l’aspect de cohabitation de l’endroit. Le Collège Trinité collabore d’ailleurs avec la Fondation du Mont-Saint-Bruno dans cette aventure. « Nous voulons que les élèves l’utilisent, ce terrain, qu’ils en prennent possession, mais qu’ils le protègent aussi », ajoute M. Larivée.
Collaboration étudiante
Les initiateurs de ces pistes de vélo de montagne sont Paul Crane, Guillaume Frappier et Olivier Charbonneau. Ce sont tous les trois des finissants du Collège. Ils ont maintenant quitté le secondaire pour le niveau collégial. « Quand j’étais plus jeune, au début de mon secondaire, cette forêt était comme une »zone interdite ». On la voyait, mais nous n’étions pas en lien avec elle. Aujourd’hui, c’est une belle opportunité d’aller à l’intérieur et de constater sa beauté », témoigne Paul Crane.
En tant que passionnés de vélo de montagne, les trois jeunes ont vu le potentiel de ce boisé. C’est ainsi qu’est née leur idée.
« Je suis fier d’eux, fier des trois, mais aussi de tous les gens qui se sont greffés à ça. C’est pour ça que ce projet-là est si beau. C’est très rare d’avoir une mixité d’élèves de 1re à 5e secondaire dans des comités. Là, nous avons le parfait mélange », s’enthousiasme le directeur de 3e secondaire.
Quelque 70 élèves bénévoles se sont joints à eux pour l’aménagement des trajets. Ce qui permet d’assurer une relève à cette initiative, malgré le départ des trois fondateurs. Comme par exemple Justin Pouliot et Edouard McKoy, que le journal a aussi rencontrés. Ils étaient en 3e secondaire cette année.
Le projet
En 2024, Paul Crane, Guillaume Frappier et Olivier Charbonneau souhaitaient construire des pistes de vélo de montagne sur le site de l’établissement scolaire. Ils étaient alors en 3e secondaire. Ils ont travaillé leur projet au cours des deux années suivantes, accumulant avec leurs confrères près de 900 heures d’implication structurée. « C’est une fierté! C’est une vision, un intérêt, que nous avions, qui a impliqué beaucoup de gens et qui nous a permis de développer nos compétences, comme le leadership, la gestion d’équipe et la gestion de budget », décrit Paul Crane.
À ce jour, le projet propose 4 km de pistes divisées en huit tracés distincts. Trois nouveaux trajets sont en construction. Ils ajouteront 2,5 km de distance. L’ensemble forme un circuit de qualité accessible à tous les élèves pour le vélo, la marche, la course, la raquette et toute autre activité extérieure. Le RSEQ Montérégie compte même organiser le prochain Championnat régional de cross-country dans la cour du Collège Trinité.
Le journal a visité les lieux. Il en résulte un grand réseau de sentiers de vélo dans un site encore plus vaste. Le tableau est surprenant. Le réseau a été implanté par des jeunes du secondaire qui ont pris du temps le midi pour modifier, travailler et embellir leur projet.
Pour les élèves
Enfin, les sentiers de vélo de montagne ne sont pas disponibles pour la population, mais pour les élèves du Collège. « Nous demandons aux gens de respecter cela. Un jour, ce sera peut-être aussi pour la population. C’est un souhait, éventuellement, mais en ce moment, c’est pour nos élèves », insiste M. Larivée.



