Saint-Bruno : jamais deux sans trois pour Rébéka Groulx
La Montarvilloise Rébéka Groulx participera au Championnat canadien junior d’haltérophilie 2026, qui aura lieu à l’école secondaire de Chambly (ESC) du 5 au 7 juin prochains. Deux fois championne, elle tentera de conserver son titre.
Rébéka Groulx est double championne canadienne junior d’haltérophilie. La femme de 20 ans a mis la main sur le titre en 2024, chez les 49 kg, et en 2025 chez les 48 kg. Elle détient les records canadiens calibre junior dans sa catégorie.
Cette fois, elle vise plus haut que de remporter sa catégorie. « Précisément, j’aimerais gagner la meilleure athlète de la compétition », assume celle qui en est à sa dernière année chez les juniors. Afin d’atteindre les critères du nouveau processus olympique, elle met la barre haut. Elle prévoit compétitionner chez les 53 kg lors du Championnat canadien qui se déroulera en sol chamblyen.
Un agenda rempli
La vingtenaire s’est classée dixième dans les 48 kg au Championnat du monde d’haltérophilie senior 2025 en Norvège, l’automne dernier. Dans moins d’un mois, avec le Club Fortius, elle se rendra en Égypte pour le Championnat du monde junior, où elle se battra pour un podium. Elle représentera aussi le Canada aux Jeux du Commonwealth cet été.
Haltérophilie et amour
L’athlète a tout d’abord performé une dizaine d’années en gymnastique. Elle était sur l’équipe nationale. Les blessures ont écourté sa carrière. Depuis un peu plus de trois ans, elle s’est tournée vers l’haltérophilie.La pomme n’est pas tombée loin de l’arbre. L’histoire d’amour des parents de Rébéka tourne autour de l’haltérophilie. C’est en pratiquant ce sport qu’ils se sont rencontrés. Le père, Sébastien Groulx, a représenté le Canada aux Jeux olympiques de Sydney en 2000. La mère et la tante de Rébéka ont également exercé cette discipline.
Rébéka Groulx termine son cégep, en sciences humaines avec mathématiques. Elle se dirige vers l’université en administration, profil comptabilité. En cohérence, la jeune femme impliquée est également trésorière du Club Fortius.
Environ 200 athlètes
Près de 200 sportifs venant de partout au pays sont attendus à Chambly. Ils sont divisés en huit catégories, femmes et hommes. Guy Hamilton est président du Club Fortius. Le Carignanois est aussi coordonnateur de la compétition qui se déroulera à l’ESC. Il connaît la musique, ayant contribué à l’organisation de 2017 et 2019 alors que ce championnat se déroulait à Brossard. En 2018, quand ses filles allaient à l’ESC, il a débuté l’offre du parascolaire. Son club d’haltérophilie a déménagé l’an dernier à Saint-Hubert. Il indique que depuis un an, les compétitions provinciales et de plus haut niveau se déroulent à l’établissement scolaire chamblyen.
Pour mener à bien l’événement, une quarantaine de bénévoles sont requis. Seulement après que les athlètes ont réalisé leur prestation, certains s’impliquent chez les bénévoles à titre de chargeurs, c’est-à-dire qu’ils ajoutent les poids sur les barres. Lors des trois journées de l’événement, le grand public pourra faire des essais gratuitement afin de s’initier au sport.
Encadrer les jeunes
Soulever des charges requiert une bonne technique. Guy Hamilton rappelle qu’il est important de montrer la bonne façon de forcer aux jeunes qui débutent. « Le gros enjeu, c’est d’éviter les blessures, c’est certain. Plus ta technique est à point, plus tu vas lever lourd », convient l’homme de 50 ans.
Sur la scène mondiale, l’haltérophilie a connu plusieurs scandales en matière de dopage. « En tant que club d’haltérophilie, c’est un peu différent de ce qui pourrait se passer dans des gyms, établit d’emblée M. Hamilton. Les jeunes sont sensibilisés très tôt sur tout ce qui est produit qu’ils peuvent acheter. On essaie de les aviser. Ils peuvent se perdre sur les réseaux sociaux entre ce qui est bon et ce qui ne l’est pas », soutient-il. L’homme, qui gravite autour de l’haltérophilie depuis 1987, situe qu’avant d’avoir besoin, notamment, de suppléments alimentaires, il faut avoir atteint un haut niveau.
