Saint-Bruno: Ève Morency en selle

Ève Morency, une Grandbasiloise, a rayonné sur la scène nationale, l’été dernier, avec Manhattan, un cheval âgé de 11 ans, lors des Championnats canadiens équestres qui se sont tenus du 3 au 5 octobre à Bécancour.

Il a terminé deuxième « Champion Réserve » aux Championnats canadiens en Niveau 1 ouvert, remportant une troisième et une première places dans les épreuves auxquelles il participait. Manhattan est né d’un élevage non loin de la région, à Saint-Isidore.

L’entraîneuse équestre a performé avec trois chevaux lors de cette compétition du circuit national. New Moon, âgé de cinq ans, et Manhattan ont commencé à travailler avec Ève environ six mois avant l’évènement. « Au départ, je l’entraînais pour une élève à moi. Quand j’ai vu son éthique de travail et sa volonté impressionnante d’apprendre, j’ai proposé à la cliente de performer avec Manhattan sur le circuit national », explique-t-elle.

Le troisième cheval qu’Ève Morency a entraîné cet été est Skychaser, âgé de huit ans et importé des Pays-Bas. Il était parmi les huit chevaux à se qualifier en Niveau 1 ouvert pour participer aux Championnats canadiens, Division Est. 

New Moon faisait partie des huit montures à accéder au niveau Entraînement ouvert pour participer aux Championnats canadiens, Division Est.

Lors de ces compétitions, les routines sont préétablies et un système de pointage permet de voir les mouvements les mieux exécutés avec son animal. 

Ce sont des clients qui ont approché Ève pour entraîner leur monture. Habituellement, un cheval sera initié vers l’âge de trois ou quatre ans, pour éviter toute blessure physique lors de sa croissance. « C’est important que la première expérience en compétition soit positive pour l’animal, car elle sera déterminante pour la suite », explique Ève. Une bonne première expérience aide le cheval à gagner en confiance et à être plus performant par la suite. Un cheval peut travailler jusqu’à vingt ans.

Entraînement planifié

Pour arriver à un tel niveau de performance, il n’y a pas que les chevaux qui doivent s’entraîner, mais aussi les athlètes qui les montent. Ève Morency monte entre quatre et huit chevaux par jour, six fois par semaine, en plus de jumeler des séances de conditionnement physique en salle d’entraînement, chose qu’elle précise devoir faire plus souvent.

Les chevaux sont aussi mis à l’entraînement de quatre à six fois par semaine.

L’animal fait aussi l’objet d’un suivi rigoureux de la part de plusieurs spécialistes, ostéopathes, massothérapeutes et vétérinaires, pour assurer son bien-être, éviter les blessures et maximiser sa progression. « Tous les ans, on établit des objectifs pour chacun des chevaux, un peu comme on le ferait pour un autre athlète. On lui prépare un plan à suivre tout au long de l’année pour maximiser sa performance au moment de sa compétition la plus importante de l’année », explique la kinésiologue de formation, qui se consacre depuis trois ans à ce sport.