Peut-être une patinoire en moins à Saint-Bruno

La séance du conseil municipal de ce soir, à Saint-Bruno-de-Montarville, décidera de la suppression d’une patinoire extérieure ou non à Saint-Bruno-de-Montarville.

En 2017, les Versants soulignait déjà le grand nombre de patinoires à Saint-Bruno-de-Montarville.

En effet, les Montarvillois peuvent compter sur 11 patinoires extérieures alors que Chambly en 4, Beloeil 8, Boucherville , Sainte-Julie 5 ou encore Mont-Saint-Hilaire 6. C’est un record pour une ville de la taille de Saint-Bruno.

L’an dernier, la municipalité a décidé de supprimé une des trois patinoires du district 1, située au parc Pontbriant. Ce soir, au conseil municipal, il sera question de supprimer une deuxième patinoire dans la circonscription de l’élu du Parti montarvillois Vincent Fortier, avec la patinoire situé dans le parc des Aviateurs.

« C’est la deuxième du district à fermer. L’an dernier on a fermé la patinoire Pontbriand qui était un plateau sportif pour l‘école Courtland Park. Cette année c’est la patinoire des Aviateurs qui sera fermée pour faire des économies de bout de chandelle. C’est une perte de service très apprécié surtout en période de pandémie. Les jeunes ont besoin d‘air. J’ai l’impression qu’on s’acharne sur mon district », d’indiquer M. Fortier qui s’oppose à cette fermeture comme à la fermeture de toutes patinoire. « J’ai toujours été contre la fermeture des patinoires de quartier », ajoute-t-il.

M. Fortier en a d’ailleurs appelé à la mobilisation de la population de son quartier en distribuant une lettre à l’ensemble des résidants.

Cependant, la deuxième patinoire qui serait supprimée du district 2, est l’une des patinoires les moins fréquentées au fil du temps à en croire les chiffres d’un rapport, publié en juin 2019 par la municipalité, intitulé État de la situation sur les patinoires.

D’autre part, l’ensemble des huit districts de la municipalité possède une patinoire et quelques une deux.

Mais les derniers chiffres du rapport porte sur l’année 2018-2019 alors que la patinoire Ponbriand, proche de celle des Aviateurs, était encore ouverte et englobait une partie des patineurs qui depuis la fermeture de Pontbriand allait aux Aviateurs. Ce qui fait dire à M. Fortier « les statistiques de la Ville sont mauvaises. Ouvrir une patinoire au sud 116 c’est une bonne chose, mais ce n‘est pas une raison pour en fermer une autre. Il faut tendre vers une améloration. »

Des problèmes de surveillance

Avec 11 patinoires sur son territoire, et un climat hivernal de moins en moins propice à une bonne glace extérieure, le défit technique des employés de la Ville à proposer ces infrastructures aux citoyens plus de 44 jours est un défi.

Ce qui pourrait être une particularité dont se vante la municipalité, le nombre élevé de patinoires semble être une fausse bonne idée. Le journal Les Versants avait parlé dans son édition du 18 janvier 2017 (http://monjour-nallocal.com/HebdosQuebec/epaper/) des problématiques que rencontrait Saint-Bruno à respecter les recommandations du gouvernement pour sécuriser ses patinoires extérieures.

En février 2014, le coroner Raynald Gauthier dévoilait son rapport sur le décès d’un garçon écrasé mortellement par un but de hockey à Saint-Séverin. Ses recommandations étaient sans équivoque auprès du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport et indiquait entre autres que les patinoires soient surveillées.

« il faut appliquer des mesures de surveillance et de rangement ou retirer le but définitivement ». La mesure de surveillance se définit par le ministère par « la présence d’une personne à proximité de la surface de jeu, qui peut réagir rapidement, et ce, durant les pério-des d’utilisation des buts. Il peut s’agir d’un employé ou d’un bénévole désigné à cette fin », peut-on lire dans le document disponible sur le site gouvernemental.

Des mesures de surveillance qui semble pourtant ne pas être au cœur des débats des élus qui décideront ce soir de fermer ou pas une deuxième patinoire dans le district 2.

PROJET

Dès 2017, les élus du Parti montarvillois indiquait déjà qu’un projet de patinoire réfrigérée avec une toiture était envisagée et qu’elle pourrait modifier à la baisse le nombre de patinoires extérieures.

Dans le rapport de juin 2019, il est indiqué que « 56,2 % des répondants (d’un sondage) sont ouverts à diminuer le nombre de patinoires extérieures », et qu’il en coûte environ 200 000 $ chaque année pour l’entretien et la surveillance des 11 patinoires.

Quant à une patinoire réfrigérée et couverte, l’idée semble plutôt bien accueillie au sein de la population. Le rapport indique même que cette infrastructure erait dans les plans « à moyen terme et si le budget le permet ». Le parc Marie-Victorin, « en fonction des mouvements de plateaux », le parc Rabastalière, « en fonction de la construction du complexe multisports », le parc Duquesne ou encore à proximité de l’aréna et de l’École secondaire du Mont-Bruno, « en fonction des plans de la Commission scolaire des Patriotes pour les autres infrastructures », seraient des « sites potentiels à explorer » pour un tel projet. « La patinoire permanente couverte et réfrigérée de Candiac est estimée à 3 600 000 $ avec une subvention de 1 800 000 $ », est-il souligné dans le rapport.

L’avenir de la patinoire du parc des Aviateurs se décidera ce soir.