Nathalie Goyer prépare les marathoniens de demain
Le demi-marathon de Montarville
Le demi-marathon de Montarville s’amorce aujourd’hui, le mercredi 24 avril, autour du site du lac du Village. Cette année, une quarantaine d’élèves de 5e et 6e années se sont engagés personnellement à franchir la distance de 21,1 km sur une période de 6 semaines. Les séances se déroulent les mercredis 24 avril, 1er, 8, 15, 22 et 29 mai. En cas de pluie, l’activité est remise au vendredi suivant.
« C’est une activité qui se déroule à l’heure du dîner et que j’aime organiser depuis quelques années déjà! Je suis toujours heureuse de retrouver les élèves de 5e et 6e années à qui j’ai enseigné à la maternelle. C’est ma façon de les saluer avant leur départ vers le secondaire! » mentionne Nathalie Goyer.
Depuis le 18 avril, les enfants sont au rendez-vous tous les mercredis, de 12 h 30 à 13 h, pour cumuler des tours de lac supervisés par des adultes, dont l’organisatrice du projet, l’enseignante Nathalie Goyer.
À chaque rencontre, un tour d’échauffement incluant des exercices dynamiques est animé par Nathalie. Par la suite, les athlètes courent à leur rythme en petits groupes. Ils ont des repères de couleur sur le parcours pour jouer avec la vitesse, si désiré. « L’ambiance, loin de la compétition, favorise davantage la coopération. Il se forme naturellement des petits pelotons de coureurs qui adaptent leur rythme. À la fin, une médaille officielle de participation est remise à ceux qui auront parcouru la distance de 21,1 km… ou plus, car certains de nos athlètes sont très talentueux et dépasseront certainement la distance prévue! » d’expliquer la marathonienne.
Boston
« Je n’étais pas physiquement au marathon de Boston, mais je l’étais spirituellement avec tous mes amis qui y prenaient place. J’ai voyagé un peu partout aux États-Unis et en Europe pour courir des marathons. À l’inverse de me sentir menacée, j’ai toujours pensé que je me retrouvais chez moi là où il y avait des coureurs. Un marathon, c’est une fête qui rassemble tous ceux qui partagent la même passion, l’âge, la classe sociale ou la couleur de la peau n’ayant aucune importance. À la suite de cet évènement, chaque coureur porte un deuil aujourd’hui », a tenu à souligner Nathalie Goyer.
Celle pour qui la course à pied est un mode de vie a déjà participé au grand évènement de Boston, en 1999 et 2001.
« Le lendemain matin, j’étais en classe avec mes petits élèves. Leurs yeux curieux n’ont pas échappé aux images atroces qui nous ont été rapportées par les médias. Comment leur expliquer cette violence gratuite que je n’arrive même pas à m’expliquer? »


