Marc Potvin représente le Canada
Championnat international de la Fédération mondiale de hockey balle
Marc Potvin a été sélectionné par la formation canadienne de dek hockey dans la catégorie master 40+. Le Montarvillois participe actuellement au Championnat international de la Fédération mondiale de hockey balle 3 contre 3 en Slovaquie, du 7 au 17 novembre.
« J’en suis très fier! Ça démontre que même en ayant une approche récréative du sport, nous pouvons jouer au plus haut niveau », écrit Marc Potvin dans un courriel adressé au journal Les Versants. Promoteur de la Ligue de hockey cosom Marc Potvin (LHCMP), il a quitté le Québec pour Bratislava, en Slovaquie le 7 novembre. Entrevue.
Les Versants : Qu’est-ce que représente cette sélection canadienne pour vous?
Marc Potvin : C’est pour moi une occasion extraordinaire de pouvoir jouer au plus haut niveau de mon sport! Sans parler de l’honneur incroyable d’avoir été choisi pour représenter le pays dans une compétition internationale. À 51 ans, je suis conscient de l’aspect unique de l’opportunité qui m’est donnée, et comme cette chance risque de ne pas se présenter une deuxième fois, j’ai l’intention d’en profiter à fond et d’y mettre tout ce que j’ai!
« Je peux vous dire que j’ai sauté de joie en apprenant la nouvelle! » -Marc Potvin
Les Versants : Comment avez-vous réussi à être choisi dans cette formation?
M.P. : Il n’y a pas de camp d’entraînement ou d’inscription préalable pour le Championnat du monde de la WBHF. La sélection se fait à l’occasion de tournois provinciaux, où les joueurs sont observés par des recruteurs qui assistent aux matchs. J’ai donc été invité à joindre l’équipe canadienne sur la base de mes participations à différents tournois qui ont eu lieu au Québec. Et je peux vous dire que j’ai sauté de joie en apprenant la nouvelle!
Les Versants : Représenter son pays, c’est important, peu importe le sport et son niveau?
M.P. : C’est une belle marque de confiance, très valorisante au niveau personnel. Dans une perspective plus large, ce type de compétition donne beaucoup de visibilité au dek hockey, ce qui est excellent pour le développement de notre sport. Le Championnat est l’occasion de présenter un bel exemple aux jeunes, et de leur faire réaliser que même en jouant dans une ligue récréative comme la mienne, on peut atteindre les niveaux les plus hauts d’une discipline sportive – je n’aurais pas pu souhaiter mieux comme carte de visite pour la LHCMP.
Les Versants : Pourquoi teniez-vous à être de ce Championnat mondial?
M.P. : C’est le genre d’invitation qu’on ne laisse pas passer, d’abord parce qu’avoir la chance de performer au niveau mondial est une opportunité aussi unique qu’extraordinaire, mais aussi parce que c’est vraiment intéressant d’aller voir ce qui se passe ailleurs pour redécouvrir le dek hockey sous un angle différent et dans une culture différente. J’ai hâte de voir comment se vit le dek hockey en Europe et je suis convaincu que je vais beaucoup apprendre de cette expérience.
Les Versants : Selon vous, quelles sont les chances du Canada dans ce tournoi?
M.P. : Les Canadiens sont les champions défendants du titre et, à mon avis, l’équipe a d’excellentes chances de remporter la coupe encore cette année. Il faut dire que le Canada se présente toujours avec une équipe de très haut niveau, souvent composée majoritairement de Québécois.Le contraire serait surprenant : le hockey, on est tombés dedans quand on était petits, c’est inscrit dans notre ADN. Cette année, l’équipe est entièrement québécoise. Le Québec est le pionnier du dek hockey au pays, un peu comme c’était le cas pour le hockey sur glace à l’époque : c’est ici qu’on trouve le plus grand nombre de joueurs, le plus de surfaces adaptées et le plus de ligues. Disons que le dek hockey, c’est ici que ça se passe!
Les Versants : Connaissez-vous les autres joueurs dans l’équipe canadienne?
M.P. : J’ai côtoyé plusieurs joueurs dans les nombreux tournois auxquels j’ai participé, mais je ne les connais pas vraiment. J’ai affronté certains de ceux qui seront mes coéquipiers à Bratislava ou joué à leurs côtés, et j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec seulement deux d’entre eux. Le Championnat sera pour moi une opportunité d’élargir mon réseau et de partager ma passion avec d’autres mordus de dek hockey.
Les Versants : Est-ce qu’il y a une raison pour laquelle vous privilégiez ce type de hockey au hockey sur glace?
M.P. : Oui. Contrairement au hockey sur glace, qui a une structure plus lourde, le dek hockey arrive à reproduire l’ambiance des parties de rue. On se retrouve comme quand on était petits et qu’on sortait jouer avec nos voisins et notre gang d’amis. C’est accessible, tout le monde peut jouer et on n’a besoin que d’un minimum d’équipement. Je trouve ça convivial, et l’atmosphère inclusive qui règne dans les parties de dek hockey rend le jeu vraiment très agréable; ça enlève beaucoup de la fameuse pression de performance.
QUESTION AUX LECTEURS :
Avez-vous déjà joué au hockey dans la rue?


