Les grands honneurs pour Émilie Dugas

Championnat canadien U21 de baseball féminin

Émilie Dugas est de retour àSaint-Basile-le-Grand avec l’or au cou, médaille acquise avec Équipe Québec lors du Championnat canadien U21 de baseball féminin. Le tournoi d’envergure se déroulait du 9 au 12 août à Stonewall, au Manitoba.
Cette médaille, remportée en finale contre les rivales de l’Ontario au compte de 9 à 1, est une grande fierté pour Émilie Dugas. « Nous avons connu des hauts et des bas tout au long de la campagne. Mais nous avons travaillé fort durant le Championnat canadien pour bien terminer la saison », mentionne au bout du fil la joueuse de 17 ans.
À son âge, la Grandbasiloise faisait partie des huit plus jeunes de la formation provinciale, tandis que trois autres membres en étaient à leur dernière aventure dans le U21. « Il y avait des filles plus jeunes que moi, de 15 et 16 ans, mais il y en avait aussi de 19 et 21 ans. C’est une compétition qui m’a permis d’aller chercher beaucoup d’expérience, de confiance, d’entraide, de fierté. Quand l’une d’entre nous baissait la tête, il y avait toujours quelqu’un pour lui donner la tape dans le dos nécessaire afin de poursuivre », explique Émilie Dugas.

« C’est grâce à mon frère que je suis devenue lanceuse; je suis reconnaissante. Maintenant, ça fait 14 ans que je lance des balles rapides, des changements de vitesse et des courbes. » -Émilie Dugas

Blessée

L’athlète s’est blessée au bras lors de la première rencontre de la saison 2018. À la suite d’un relais à partir du champ centre, elle a ressenti une douleur dans son bras; une douleur qui est revenue en marge du Championnat canadien à Stonewall. « Pour cette raison, je n’ai pas beaucoup été utilisée au cours de la compétition. »
Par contre, son entraîneur lui a fait confiance au cours du premier match, contre l’Ontario, pour l’envoyer sur les buts en tant que coureuse remplaçante. « Je suis l’une des plus rapides de l’équipe, dira-t-elle. Elle en a profité pour voler les 2e et 3e buts, et ensuite égaler le pointage à 8-8 en rentrant au marbre. Ce geste, m’envoyer sur les coussins malgré ma blessure, m’a fait réaliser que je faisais toujours partie du groupe, que je pouvais quand même aider la formation. »

Les résultats d’Équipe Québec

Le Québec s’inclinera finalement 12 à 11 lors de ce premier duel face à l’Ontario. Contre la Nouvelle-Écosse, les Québécoises se sont payée un festin de 18 à 3 avant de s’incliner 6-3 contre le Manitoba. Un triomphe de 16 à 0 devant la Saskatchewan aura permis à Équipe Québec de poursuivre son chemin jusqu’en demi-finale.
Celle-ci s’est soldée par un score de 7 à 4 en faveur de la formation fleurdelysée contre la Nouvelle-Écosse. Lors du match ultime, le Québec a facilement disposé des Ontariennes par la marque de 9-1.
En plus d’être lanceuse, Émilie Dugas évolue aussi à l’occasion au champ gauche.
Dans le passé, elle s’est jointe à l’équipe provinciale bantam Rive-Sud pendant trois ans, période durant laquelle elles ont remporté la médaille d’argent à trois reprises.

Son baseball à Saint-Basile-le-Grand

C’est sur les terrains de balle de Saint-Basile-le-Grand que celle qui aura 18 ans le 1er septembre prochain a fait son cheminement baseball. À l’époque, la plupart des clubs n’étaient composés que de garçons. « Dans les catégories atome, moustique, peewee, Émilie jouait toujours avec les gars. C’était presque la seule fille qui s’adonnait au baseball », raconte fièrement son père, Normand Dugas.
Vers l’âge de 5 ou 6 ans, la fillette de l’époque a entamé sa carrière. M. Dugas ajoute: « Cette médaille, c’est comme un aboutissement après toutes ces années d’investissements; et je ne parle pas uniquement de dollars, mais de tout le reste. Ça nous dit que nous n’avons pas fait cela pour rien. Le baseball… ça occupe Émilie. Je préfère qu’elle soit sur le terrain plutôt que de la voir dans la rue à ne rien faire. »

Avec son frère Tommy

Émilie joue au baseball aujourd’hui grâce à son frère de 23 ans, Tommy Dugas. C’est lui qui, lorsqu’ils étaient enfants, traînait sa petite sœur sur les terrains. « Tommy jouait aussi au baseball. Il amenait sa sœur avec lui pour lui lancer la balle. C’est ce qui a permis à Émilie de développer son amour pour ce sport », se rappelle le père. Tommy Dugas a poursuivi sa carrière jusqu’aux États-Unis pendant quelques années.
« Ce sport occupe 80 % de ma vie. C’est grâce à mon frère que je suis devenue lanceuse; je suis reconnaissante qu’il m’ait poussée là-dedans. Il avait besoin que je lui envoie la balle. Maintenant, ça fait 14 ans que je lance des balles rapides, des changements de vitesse et des courbes », conclut Émilie, qui amorce ses études collégiales en septembre, en sciences humaines à Saint-Hyacinthe.
QUESTION AUX LECTEURS :
Avez-vous déjà représenté la province dans un sport?