La passion de Valérie Sardin
Chroniqueuse des réseaux sociaux à RDS
Porte-parole du Défi ananas pour une deuxième année consécutive, la Montarvilloise Valérie Sardin invite la population à prendre part à cette course à obstacles de 5 km afin d’amasser des fonds pour la leucémie. L’événement aura lieu le samedi 4 mai à Montréal.
Lors de la course, les participants, répartis en équipes de deux ou de quatre, doivent affronter de nombreux obstacles sur une distance de cinq kilomètres tout en portant un ananas! « L’idée derrière le Défi ananas, c’est de s’impliquer, mais sans se prendre trop au sérieux. Les gens souhaitent d’abord et avant tout s’amuser et en plus, c’est pour une bonne cause, celle du cancer du sang! Ça été d’un naturel pour moi d’accepter encore une fois cette année d’être porte-parole : je suis une fille en forme, je représente le sport et ma grand-mère a eu un cancer du sang », mentionne Valérie Sardin, en entrevue au journal Les Versants. L’année dernière, l’événement organisé au profit de la Société de leucémie et lymphome du Canada avait permis d’amasser 64 000 $.
À quelques jours de la Journée internationale de la femme, la chroniqueuse des réseaux sociaux pour le Réseau des sports (RDS) se dit à sa place dans un domaine surtout occupé par des hommes. « Pour moi, mon arrivée à RDS n’a pas été difficile. Plus jeune, j’ai toujours été one of the boys. C’est-à-dire qu’à l’école, je faisais souvent partie de la gang de gars. À la maison, j’avais deux frères aînés, ce qui m’a aussi beaucoup aidée parce qu’ils m’ont appris à ne pas me laisser marcher sur les pieds, à réagir, à répliquer et à prendre ma place. Alors, mon entrée à RDS s’est faite très naturellement », d’expliquer Valérie Sardin.
Chroniqueuse des réseaux sociaux
En 2011, lorsque la chaîne sportive s’est rendu compte que plusieurs athlètes se retrouvaient sur les réseaux sociaux, notamment avec Twitter, et qu’une quantité impressionnante d’informations sur le sport y était aussi accessible, RDS a décidé d’instituer un poste responsable des réseaux sociaux. Avec l’engouement toujours plus féroce pour Facebook, Twitter, Instagram, YouTube, des histoires et du contenu supplémentaires s’ajoutent et, naturellement, en raison des téléspectateurs, un besoin se fait sentir. « Les informations provenant des réseaux sociaux ne se glissent pas si bien en bulletin de nouvelles, d’où l’idée de créer un nouveau poste. De mon côté, le timing était bon. J’avais réalisé plusieurs reportages déjà pour RDS, et je n’avais plus de défi. J’avais envie de passer à une autre étape et d’essayer le direct. En même temps, il y a ce poste qui se créait, alors c’est rapidement devenu mon projet personnel », souligne celle qui a une préférence pour Twitter en raison d’un accès rapide au fil de presse.
Selon elle, l’engouement pour Facebook et Twitter est loin de s’estomper, d’abord parce que le nombre de nouveaux abonnés augmente toujours, mais aussi parce que c’est maintenant beaucoup plus facile de partager, communiquer et se connecter avec les partisans de RDS. « Les sportifs d’aujourd’hui utilisent leur compte Twitter pour annoncer une nouvelle au lieu de le faire en conférence de presse! C’est une vitrine, une porte qui s’ouvre sur un tout autre univers et qui permet de communiquer avec les amateurs, de trouver beaucoup d’informations au même endroit très facilement. La proximité, c’est aussi l’une des raisons qui expliquent ce phénomène. »
Aujourd’hui, en plus d’être chroniqueuse des réseaux sociaux pour les émissions Sports 30 16 h et Le 5 à 7, la jeune femme est également animatrice pour Jeux de crossfit ainsi que reporter/chroniqueuse à Hockey 360. « C’est une belle équipe avec une chimie incroyable. Je suis heureuse dans mon travail et je ne pourrais pas demander mieux. » Mais tout n’a pas commencé à RDS pour Valérie Sardin.
Ses débuts à la télévision
Alors qu’elle poursuit un bac en commercialisation de la mode, l’étudiante réalise un stage à Radio Énergie dans le cadre d’un cours de relations publiques. C’est alors la piqûre pour le monde des communications. Elle décide donc de s’inscrire à l’École Promédia afin d’y apprendre les rudiments du métier et accumuler des connaissances de base à la radio et à la télévision. Quelques semaines après la fin de sa formation, en 2005, elle s’inscrit au concours « Devenez chroniqueur pour Caféine », alors à TQS (canal V actuel), et remporte la sélection parmi 1 500 autres participants, ce qui lui permet de se plonger dans l’univers télévisuel le temps d’un été. L’automne suivant, c’est au tour de la chaîne de télévision RIS Info-Sports de s’intéresser à la jeune femme. En 2006, Valérie Sardin est sélectionnée en tant que reporter pour le magazine hebdomadaire Le sport au Québec, en ondes pendant cinq ans.
Au sein de RDS, elle a notamment acquis de l’expérience télévisuelle à travers les émissions des avant-matchs des Canadiens de Montréal, Sports 30, le Journal des Canadiens, les Jeux olympiques de Vancouver et de Londres, les Jeux du Canada d’Halifax. « Mon plus beau moment jusqu’à maintenant, mon plus beau souvenir, c’est ma présence aux Jeux olympiques à Vancouver. C’est un moment qui ne se reproduira pas de sitôt. J’ai connu des moments en direct extraordinaires avec les athlètes de ski acrobatique et de planche à neige. Je réalisais de 25 à 30 entrevues par jour, ce qui m’a permis de rencontrer les Alexandre Bilodeau, Jasey-Jay Anderson, Jennifer Heil, Shaun White : des moments forts en émotion. »
Une autre personnalité qui l’a grandement impressionnée? « J’ai rencontré Jean Béliveau lors d’une mêlée de presse et je lui avais posé une seule question, mais c’est incroyable ce que cet homme peut dégager. »
Native de Saint-Bruno-de-Montarville, Valérie Sardin avait quitté la ville pour se rapprocher du métro de Longueuil lors de son passage à l’université. Elle est de retour au bercail depuis trois ans. « C’est la ville idéale, selon moi. Je suis revenue parce que j’aime la place. Parfois, quand je cours avant d’aller travailler, j’ai des souvenirs de mon enfance, lorsque je faisais du vélo avec des amis. J’ai un faible aussi pour le parc national » se remémore celle qui a grandi avec les chevaux. « L’écurie était ma deuxième maison. J’adorais monter à cheval. »
Et l’avenir? « Il y a beaucoup d’employés de RDS qui sont dans la boîte depuis le début. C’est une belle entreprise. Je n’ai aucune raison de partir; je suis heureuse et je pourrais un jour devenir animatrice ou lectrice de nouvelles, qui sait? Dans mon métier, il ne faut pas sauter les étapes, alors je les prends une à la fois. »


