La famille Bibeau à l’honneur

Finales de basketball universitaire québécois

Les formations de basketball de l’Université McGill, d’abord les Martlets, chez les filles, et ensuite les Redmen, chez les garçons, ont respectivement remporté coup sur coup leurs finales provinciales en basketball universitaire le 2 mars dernier. Fait intéressant, non seulement les deux équipes hôtes du tournoi ont enlevé les honneurs, mais frère et sœur, soit les Montarvillois Simon Bibeau, chez les Redmen, et Hélène Bibeau, chez les Martlets, se sont sauvés avec la médaille d’or.

La première finale, celle opposant les Stingers de Concordia aux Martlets de McGill, s’est soldée par un triomphe âprement disputé de ces dernières par le pointage de 51 à 48; elles ont ainsi remporté ainsi une deuxième finale de basketball universitaire québécois d’affilée. « Les Stingers forment une bonne équipe. La partie a été serrée du début à la fin, mais nous en avons gardé le contrôle. Grâce à l’expérience acquise l’année dernière, nous étions en terrain connu et en confiance », explique Hélène Bibeau, qui endosse l’uniforme des Martlets depuis maintenant quatre ans.

Selon elle, la victoire de son club émane en grande partie de la contribution de toutes; c’est d’ailleurs ce qui ferait la force des Martlets, qui ont enregistré une fiche de 13 victoires et 3 échecs au cours de la campagne 2012-2013, trônant au sommet de leur conférence, une première en 16 ans. « Nous avons joué devant une foule de nos partisans, familles et amis. Mes parents étaient présents et pour mon père, qui a évolué au basket universitaire, qui a subi des blessures aux genoux, mais qui n’a pas gagné, il sait ce que représentent les deux victoires que ses enfants viennent de connaître », d’ajouter l’attaquante de 6 pieds des Martlets.   

Au moment d’écrire ces lignes, les Martlets, classées 6es au pays, s’apprêtaient à sauter sur le terrain pour affronter les Cougars de l’Université de Regina, classées au 3e rang. « C’est une belle expérience d’être là et nous sommes considérées comme les underdogs du tournoi. Nous n’avons rien à perdre », mentionne celle qui étudie pour devenir éducatrice en maternelle ou au primaire.

Une journée parfaite pour les Bibeau

À la suite du championnat fièrement acquis par leurs consœurs, les Redmen ont fait leur entrée sur le terrain pour la finale provinciale masculine, qui se déroulait aussi à l’Université McGill. Simon Bibeau a inscrit 12 points dans une victoire in extremis de 77 à 74 des siens contre les Gaiters de l’Université Bishop. Mentionnons qu’au début du troisième quart, les Redmen tiraient de l’arrière par 14 points, mais la formation du Montarvillois est revenue de l’arrière à la toute fin de la rencontre. « Ç’a été un duel très serré. Jamais je n’avais joué devant une aussi grosse foule rassemblée à McGill », lance Simon Bibeau, joint par le journal. Lors du troisième quart, il a marqué un panier de trois points, ce qui a permis à sa formation d’aller chercher le momentum. « Tous les joueurs ont exécuté leur rôle à merveille. Au cours de la deuxième demie, nous avons procédé à un ajustement défensif et notre exécution était beaucoup plus solide », exprime l’étudiant en finances.  

Avant d’accéder à la finale, les Redmen avaient vaincu les Citadins de l’UQAM en demi-finale au compte de 72 à 43.

Cette victoire au provincial qualifiait les Redmen pour le championnat national, disputé au ScotiaBank Place, à Ottawa. Une première en 34 ans. Cependant, le parcours de l’Université McGill s’est arrêté à cette étape, puisqu’elle s’est inclinée 82 à 70 face à la formation hôte des Gee-Gees d’Ottawa. Simon Bibeau a obtenu quatre passes dans ce match. Les Redmen ont terminé le tournoi au 5e échelon parmi les formations du pays, après un gain de 80 à 68 contre les Vikes de Victoria en finale consolation. Cette fois, Bibeau a procuré 11 points à sa troupe.  

Les Redmen de McGill ont clos la saison régulière 2012-2013 au sommet de la conférence du Québec avec une fiche de 12 gains et 4 défaites, enregistrant ainsi leur meilleure campagne depuis 2002.

Notons enfin que Simon et Hélène Bibeau sont considérés comme l’un des rares duos de frère et sœur à s’être qualifiés pour le championnat de basketball universitaire canadien.