Hugo Richard en entrevue
Coupe Vanier
Les heures et les jours qui ont suivi la victoire en finale de la Coupe Vanier du Rouge et Or de l’Université Laval, cela a été très « demandant » médiatiquement pour certains membres de l’organisation. Néanmoins, le journal Les Versants a réussi à mettre le grappin sur le joueur le plus recherché, Hugo Richard.
« Ces deux derniers jours ont été chaotiques », répondra Hugo Richard au journal Les Versants. En effet, le quart-arrière, nommé joueur offensif de la Coupe Vanier, aura été vu sur différents plateaux de télévision, de Salut Bonjour Week-end dimanche matin à L’Antichambre sur RDS, en passant par Dave Morissette en direct sur TVA Sports. À la suite d’une victoire des siens 34 à 20 sur les Mustangs de l’université Western Ontario, le Montarvillois a remporté la deuxième coupe Vanier de sa carrière. Pour Hugo Richard, la rencontre du samedi 24 novembre restera à jamais gravée dans sa mémoire comme étant aussi la dernière dans l’uniforme du Rouge et Or de l’Université Laval, lui qui termine sa carrière au football universitaire après cinq saisons.
Les Versants : Que représente cette consécration finale pour vous?
Hugo Richard : C’est une façon incroyable de finir ma carrière! Une Coupe Vanier à Québec, devant nos partisans, c’était magique comme moment!
Les Versants : À quel moment du match avez-vous cru que la victoire était acquise?
Hugo Richard : Quand nous sommes embarqués sur le terrain et qu’il restait 21 secondes à faire au tableau.
Les Versants : À laquelle de vos deux coupes Vanier accordez-vous le plus d’importance, la première en 2016, ou celle de 2018, alors que vous disputiez votre dernier match au sein du Rouge et Or?
Hugo Richard : Je chéris beaucoup les deux! En 2016, c’était ma première, alors elle est spéciale à mes yeux. Mais aussi, celle de cette année s’est déroulée à Québec, pendant mon dernier match universitaire, ce qui est vraiment cool!
« C’est une façon incroyable de finir ma carrière! » -Hugo Richard
Les Versants : Salut Bonjour, L’Antichambre, Dave Morissette en direct… En tant qu’athlète, êtes-vous à l’aise avec cette visibilité et le fait d’avoir tous les projecteurs braqués sur vous?
Hugo Richard : Je ne dirais pas que je suis à l’aise avec toute cette attention des médias, mais compte tenu de ma position et de la couverture médiatique remarquable des sports à Québec, je m’y suis un peu habitué. Je dis un peu, car c’est impossible de ne pas être stressé [avec] une caméra devant toi. Je ne cherche pas a être devant une caméra, loin de là, mais je suis content d’avoir vécu ces expériences dans le monde de la télévision, ce n’est pas quelque chose de commun.
Les Versants : Au sein du Rouge et Or depuis 2014, quel est le meilleur conseil que vous a donné l’entraîneur-chef Glen Constantin?
Hugo Richard : Glen m’a appris beaucoup. Mais ce qui m’a aidé le plus dans mon parcours, c’est comment il m’a montré à devenir un leader. Il m’a amené à prendre des responsabilités au sein de la formation. Ce qui m’a permis d’aller tisser des liens avec l’équipe au complet, laissant place à une bonne cohésion dans le vestiaire.
Les Versants : Au cours de votre carrière avec le Rouge et Or de Laval, de votre premier match en septembre 2014 au dernier, le 24 novembre 2018, vous avez été, selon plusieurs, le « joueur qui a vécu le plus de pression de toute l’histoire du programme »… Pratiquez-vous une technique particulière pour contrer cette pression?
Hugo Richard : Je fais de la méditation de temps à autre, mais je ne le fais pas quotidiennement. Les situations de stress sont des fois difficiles à gérer, mais le plus important est de s’entourer de gens qui ne te feront pas ressentir cette pression, qui vient souvent de l’extérieur.
Les Versants : Pour poursuivre votre carrière de footballeur, il est aussi beaucoup question d’un changement de position sur le terrain. Est-ce une idée qui vous plaît, ou c’est plutôt une solution à laquelle vous seriez contraint?
Hugo Richard : Oui et non. J’adore être quart-arrière; c’est une position complexe qui me met au défi. J’aimerais beaucoup pouvoir continuer ma carrière à cette position, je crois que je peux progresser encore beaucoup. Pour ce qui est du changement de position, je ne suis pas borné, j’aime l’aventure que serait celle d’en apprendre une nouvelle.
Les Versants : Toujours concernant un possible changement de position, vous courez souvent sur le terrain, vous utilisez vos jambes et vous marquez des touchés, est-ce pour vous une façon de montrer à d’éventuels recruteurs vos capacités sur un terrain?
Hugo Richard : Pas vraiment, j’ai une bonne carrure, alors ça me permet d’aller chercher des verges sur un terrain, surtout dans des situations où peu de verges sont requises. J’adore courir avec le ballon, je crois que je le fais bien, et je le fais pour essayer d’aider mon équipe.
Les Versants : Comment souhaitez-vous que les gens se souviennent de vous et de votre carrière dans le football universitaire canadien?
Hugo Richard : Que j’étais un leader, un compétiteur. Un meneur qui voulait toujours gagner et qui était toujours là pour ses coéquipiers. Je ne suis pas parfait, j’ai fait mes erreurs, mais j’ai appris beaucoup de ces erreurs aussi.
Les Versants : Est-ce que la coupe Vanier viendra à Saint-Bruno au cours des prochaines semaines?
Hugo Richard : J’aimerais bien l’apporter, et pouvoir la montrer aux jeunes de la ville. Je ne sais pas trop dans quel contexte ni quand, mais je crois que ça pourrait être très cool pour les jeunes joueurs de football de Saint-Bruno.
Le Montarvillois terminera son baccalauréat en génie mécanique dans quelques semaines.
QUESTION AUX LECTEURS :
Croyez-vous que la Ville de Saint-Bruno devrait rendre hommage à Hugo Richard d’une façon spéciale?


