Françoise Abanda s’est démarquée à la Coupe Le Blanc

La joueuse de tennis au sommet du classement canadien

Malgré la discrimination raciale dont elle se dit victime dans son sport, Françoise Abanda s’est tout de même installée au 128e rang du classement de la Women’s Tennis Association (WTA), une statistique qui la situe au sommet de l’échelon canadien. Or, avant de compétitionner avec les meilleures raquettes, la joueuse de tennis se distinguait à la Coupe Le Blanc.
En effet, la Montréalaise Françoise Abanda a participé à la Coupe Le Blanc en 2007, 2008 et 2009. À l’époque, elle était âgée de 10, 11 et 12 ans. Aujourd’hui, elle en a 21.

« Elle avait un talent exceptionnel à 12 ans. » -Sébastien Le Blanc

En 2014, la jeune sportive revenait sur le site de cette compétition où elle a connu du succès, cette fois en tant que marraine de la Coupe Le Blanc.
La Coupe Le Blanc, qui soulignait son 10 anniversaire en 2016, est un événement sportif renommé organisé par la famille du même nom de Saint-Bruno-de-Montarville. Chaque année depuis 2007, l’élite mondiale du tennis masculin et féminin chez les 12 ans et moins se réunissait à Saint-Hyacinthe pour la compétition. L’objectif était de permettre à de plus jeunes de voir évoluer les meilleurs joueurs juniors. Les Félix Auger-Aliassime et Vasec Pospisil ont entre autres été parrains d’honneur de cette célébration du tennis junior.
Le Montarvillois Sébastien Le Blanc se souvient de la jeune athlète. « Elle y a joué au tout début. Je ne me souviens pas si elle avait gagné ou pas, mais sinon, elle était passée proche. Elle se classait parmi les meilleures! »

Gagnante en 2008 et 2009

Pour sa part, Françoise Abanda s’est illustrée lors de l’édition de 2008, en remportant les honneurs individuels de sa catégorie. Aussi en 2009, comme représentante pour le Canada, alors que le rendez-vous de tennis changeait sa formule et était construit sur le même format que la Coupe Davis ou la Coupe Fed.
Ancien tennisman, Sébastien Le Blanc a connu ses belles années lorsqu’il évoluait en double avec son acolyte et ami Sébastien Lareau. Ensemble, ils ont marqué les années 1990. Dans la catégorie junior, ils sont devenus les premiers Canadiens à gagner une épreuve du Grand chelem; ils avaient alors été sacrés champions du double à Roland-Garros et à Wimbledon. Il poursuit : « La Coupe Le Blanc a été pour plusieurs leur tournoi favori, pour d’autres un déclencheur. Françoise a été l’une des rares à y prendre part plus d’une année. La compétition s’adresse aux 12 ans et moins et elle y avait été éligible. »

Force et talent

Sébastien Le Blanc la qualifie de très bonne joueuse, au physique élancé. Selon lui, Françoise Abanda frappait la balle avec force par rapport aux autres concurrentes sur le court. « Elle avait un talent exceptionnel à 12 ans », reconnaît-il.
Cependant, celui qui a été intronisé au Temple de la renommée de la Coupe Rogers en 2013 admet que c’est long percer le top 100. « De 12 ans à 17, 18 ou 20, il peut se passer bien des choses. Il y en a peu qui réussissent à percer. »
La semaine dernière, profitant de la dégringolade d’Eugénie Bouchard (165), Abanda s’est installée à la 128 place, devenant ainsi la meilleure raquette canadienne. Il faut rappeler qu’il ne s’agit pas de son sommet en carrière; en effet, elle a atteint le 111 rang en 2017. « Elle vient de connaître l’une de ses meilleures années sur le circuit professionnel. Elle progresse bien », confie M. Le Blanc.
Pour plusieurs, Françoise Abanda est considérée comme un espoir du tennis canadien, et ce, depuis une dizaine d’années… soit depuis son passage à la Coupe Le Blanc.

La fin de la Coupe Le Blanc

La Coupe Le Blanc, qui avait fait relâche en 2017 pour apporter des changements à la formule, ne sera pas de retour. Par manque de temps, les responsables se sont résignés à mettre fin à son organisation. « C’était très accaparant comme préparation et nous avons tous d’autres priorités, explique le chef des opérations et associé de COTE 100, à Saint-Bruno-de-Montarville. C’est à regret que nous avons pris cette décision. Le plus difficile, c’est toujours de ‘’partir’’ la machine… la Coupe Le Blanc roulait, comme une entreprise. Ce n’était pas un événement que nous pouvions organiser une semaine d’avance; il fallait y mettre du temps dès le mois de février, pour ensuite la présenter au mois d’août. C’était trop demandant pour nous tous », de conclure Sébastien Le Blanc.

QUESTION AUX LECTEURS :

Joueurs de tennis, avez-vous déjà participé au tournoi de la Coupe Le Blanc?